Lymphome
hodgkinien

Vous êtes ici:

Chimiothérapie du lymphome hodgkinien

La chimiothérapie consiste à administrer des médicaments anticancéreux (cytotoxiques) pour détruire les cellules cancéreuses. La plupart des personnes atteintes de lymphome hodgkinien (LH) reçoivent de la chimiothérapie. Votre équipe de soins prendra vos besoins personnels en considération pour choisir les médicaments, les doses et les modes d’administration de la chimiothérapie. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements.

La chimiothérapie est utilisée pour traiter tous les stades du LH. Elle est parfois associée à la radiothérapie. Les deux traitements sont administrés au cours de la même période et on parle alors de chimioradiothérapie.

La chimiothérapie peut être administrée pour différentes raisons. Vous pourriez recevoir une chimiothérapie :

  • pour détruire les cellules cancéreuses présentes dans le corps
  • pour traiter un LH qui est réapparu après avoir été traité qui a résisté au traitement initial
  • en préparation à une greffe de cellules souches
  • pour maîtriser les symptômes d’un LH de stade avancé (chimiothérapie palliative)

La chimiothérapie est habituellement un traitement systémique. Cela signifie que les médicaments voyagent dans la circulation sanguine pour atteindre et détruire les cellules cancéreuses dans tout le corps, y compris celles qui auraient pu se propager à l’extérieur des ganglions lymphatiques.

Agents chimiothérapeutiques employés pour le LH

L’association chimiothérapeutique la plus couramment employée dans le cas du LH est le protocole ABVD. La chimiothérapie est administrée aux jours 1 et 14 d’un cycle de 28 jours. Ce protocole comporte les agents suivants :

  • doxorubicine (Adriamycin)
  • bléomycine (Blenoxane)
  • vinblastine (Velbe)
  • dacarbazine (DTIC)

Voici d’autres associations chimiothérapeutiques auxquelles on a recours pour traiter le LH :

  • BEACOPP – bléomycine, étoposide (Vepesid, VP-16), doxorubicine, cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), vincristine (Oncovin), procarbazine (Natulan) et prednisone
  • Stanford V – méchloréthamine (moutarde à l’azote, Mustargen), doxorubicine, vinblastine, vincristine, bléomycine, étoposide et prednisone

Le protocole BEACOPP est administré tous les 14 ou 21 jours. Le protocole Stanford V est administré sur une période de 12 semaines.

Certains de ces agents peuvent aussi être employés dans des associations différentes ou selon des modes d’administration différents.

On peut employer les associations chimiothérapeutiques suivantes si le LH ne réagit pas aux associations d’agents administrées précédemment ou s’il réapparaît à la suite du traitement :

  • ESHAP – étoposide, méthylprednisolone (Medrol), cytarabine à forte dose (Cytosar, Ara-C) et cisplatine (Platinol AQ)
  • ASHAP – doxorubicine, méthylprednisolone, cytarabine à forte dose et cisplatine
  • ICE – ifosfamide (Ifex), carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ) et étoposide
  • DHAP – dexaméthasone (Decadron, Dexasone), cytarabine et cisplatine
  • GVD – gemcitabine (Gemzar), vinorelbine (Navelbine) et doxorubicine liposomale pégylée (Caelyx)
  • IGEV – ifosfamide, gemcitabine et vinorelbine

On a recours à la chimiothérapie à forte dose en préparation à une greffe de cellules souches. Les protocoles qu’on peut employer sont les suivants :

  • BEAM – carmustine (BiNCU, BCNU), étoposide, cytarabine et melphalan (Alkeran, L-PAM)
  • CBV – cyclophosphamide, carmustine et étoposide

Effets secondaires

Peu importe le traitement du LH, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines personnes en ont beaucoup, alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

La chimiothérapie peut causer des effets secondaires puisqu’elle risque d’endommager les cellules saines tout en détruisant les cellules cancéreuses. Si des effets secondaires surviennent, ils peuvent se manifester n’importe quand pendant la chimiothérapie, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chimiothérapie (effets tardifs). La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains peuvent durer longtemps ou être permanents.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent principalement du type de médicament, de la dose, du mode d’administration et de votre état de santé global. Certains des effets secondaires courants des agents chimiothérapeutiques employés pour traiter le LH comprennent :

Avisez les membres de votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres problèmes que vous croyez liés à la chimiothérapie. Plus vite vous les informez de ces problèmes, plus rapidement ils pourront vous proposer des moyens de les prendre en charge.

Renseignements sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

Questions à poser sur la chimiothérapie

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie et sur les effets secondaires de la chimiothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur la chimiothérapie à votre équipe de soins.

Histoires

Dre Camilla Zimmermann La Dre Camilla Zimmermann met en lumière la nécessité de modifier la perception négative des soins palliatifs.

Plus de details

Ensemble, nous pouvons réduire le fardeau du cancer

Icône – bécher

L’an dernier, avec les fonds dont nous disposions, nous avons réussi à financer seulement 40 pour cent des projets de recherche considérés comme de grandes priorités. Imaginez l’impact que nous pourrions avoir si nous étions capables d’en financer 100 pour cent.

Apprenez-en plus