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Lymphome
hodgkinien

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Facteurs de risque du lymphome hodgkinien

Un facteur de risque est quelque chose comme un comportement, une substance ou un état qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Mais il arrive parfois que le lymphome hodgkinien se développe chez des personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le lymphome hodgkinien affecte légèrement plus souvent l’homme que la femme. On l’observe le plus couramment chez les jeunes adultes (du milieu de l'adolescence à la trentaine inclusivement) et chez les personnes de 55 ans et plus.

Les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du lymphome hodgkinien. La plupart des facteurs de risque connus ne sont pas modifiables. Cela signifie que vous ne pouvez pas les changer. D’ici à ce qu’on en sache davantage sur ces facteurs de risque, il n’y a pas de façon spécifique de réduire votre risque.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

La recherche révèle qu’il n’existe aucun lien entre l’exposition à la radiation et un risque plus élevé de lymphome hodgkinien.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de lymphome hodgkinien.

Virus d'Epstein-Barr

Une infection à long terme au virus d'Epstein-Barr (VEB) est un facteur de risque du lymphome hodgkinien. Un grand nombre de personnes sont infectées au VEB, mais seulement certaines d’entre elles développent une infection à long terme.

Antécédents familiaux

Les parents au premier degré (père, mère, frère, sœur, enfant) d’une personne atteinte d'un lymphome hodgkinien risquent davantage de développer cette maladie. Les frères ou sœurs du même sexe que la personne atteinte pourraient risquer davantage de développer cette maladie que la population générale. On ne sait pas vraiment si cette hausse du risque est attribuable seulement à la génétique ou si elle est due à l’association de la génétique à des expositions à des facteurs environnementaux.

Infection au VIH

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est le virus qui cause le sida. Le VIH affaiblit le système immunitaire et rend une personne vulnérable à certains types de cancer, y compris au lymphome hodgkinien. Le risque de lymphome hodgkinien est 10 fois supérieur chez les personnes atteintes du VIH que chez les personnes qui ne le sont pas.

Apprenez-en davantage sur le VIH.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre les facteurs qui suivent et le lymphome hodgkinien, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du lymphome hodgkinien.

Génétique

Les résultats d'un certain nombre d'études portent à croire que la génétique pourrait jouer un rôle dans le développement du lymphome hodgkinien. Toutefois, les connaissances sur la génétique de cette maladie sont limitées. Bien que les proches parents d'une personne atteinte d’un lymphome hodgkinien risquent davantage de développer cette maladie, les raisons de cette hausse demeurent inconnues.

Mononucléose infectieuse

Le virus d’Epstein-Barr (VEB) peut causer la mononucléose infectieuse (« mono »). Des chercheurs dans certaines parties du monde ont établi un lien entre la mononucléose infectieuse et le risque de lymphome hodgkinien, en particulier chez les jeunes adultes. Des études ont révélé que le risque d'être atteint d'un lymphome hodgkinien est de 2 à 4 fois plus élevé chez les jeunes adultes qui ont eu une mononucléose infectieuse comparativement à ceux qui n'ont pas eu cette maladie. Les experts ne peuvent pas affirmer avec certitude que la mononucléose infectieuse est un facteur de risque indépendant ou un signe d'infection au VEB.

Maladies auto-immunes

On a observé une hausse du risque de lymphome hodgkinien chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune, dont les suivantes :

  • arthrite rhumatoïde
  • lupus érythémateux disséminé
  • colite ulcéreuse
  • purpura thrombopénique auto-immun
  • sarcoïdose

Immunodéficience

Le risque de lymphome hodgkinien peut être plus élevé chez les personnes qui ont une immunité faible. Celle-ci peut être engendrée par les facteurs suivants :

  • déficit immunitaire combiné sévère (DICS)
  • hypogammaglobulinémie
  • syndrome d'hyperimmunoglobulinémie M
  • déficit immunitaire congénital (présent à la naissance)
  • greffe d'organe ou allogreffe de moelle osseuse (moelle provenant d’un donneur)

Tabagisme

D'après certaines études, les fumeurs actifs risquent davantage de développer un lymphome hodgkinien. Ils auraient également un risque plus élevé de tumeurs contenant le virus d'Epstein-Barr.

Statut socio-économique et types de famille

Chez les jeunes adultes et jusqu'à la mi-cinquantaine, il existe un risque plus élevé d’apparition d’un lymphome hodgkinien associé aux facteurs suivants :

  • classe sociale plus élevée
  • moins de frères, de sœurs et d'amis
  • rang de naissance peu élevé (naître parmi les premiers enfants d'un couple)
  • faible nombre d'occupants dans une maison

Certaines recherches laissent entendre que cette association pourrait être liée au fait que les personnes atteintes auraient contracté une infection infantile courante à un âge plus avancé que ce que l’on voit habituellement parce qu’elles n’ont pas été exposées à ces infections au cours de leur enfance.

Facteurs de risque inconnus

On ne sait pas s’il y a un lien entre les facteurs qui suivent et le lymphome hodgkinien. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. On doit faire plus de recherches afin de savoir si les éléments suivants sont des facteurs de risque du lymphome hodgkinien :

  • chirurgie antérieure pratiquée pour enlever les amygdales ou l’appendice
  • niveau de scolarité de la mère
  • alimentation
  • activité physique
  • exposition professionnelle à la poussière de bois ou aux substances chimiques, y compris au trichloroéthylène (TCE) et aux produits chimiques agricoles

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