Glossary


Effets secondaires possibles de la chimiothérapie du lymphome hodgkinien chez l'enfant

Aplasie médullaire

Perte de poils et de cheveux

Bouche et gorge endolories

Perte d'appétit

Nausées et vomissements

Fatigue

Diarrhée

Constipation

Problèmes de peau

Douleur au point d'injection

Troubles du système nerveux central

Réactions allergiques

Effets sur l'appareil reproducteur et la sexualité

 

Peu importe le traitement, il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas tous les enfants; si c’est le cas, chacun d’eux ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de médicament
  • dose
  • mode d'administration du médicament
  • état de santé global de l'enfant atteint

 

Les effets secondaires peuvent se manifester n'importe quand lors de la chimiothérapie. Certains se produisent en cours de traitement, d'autres tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent lorsque la chimiothérapie est terminée. Cependant, il y en a qui persistent après le traitement puisque les cellules saines prennent un certain temps avant de se rétablir des effets causés par les agents chimiothérapeutiques. Les effets tardifs peuvent se manifester des mois voire des années après le traitement. Certains peuvent durer un long moment ou être permanents. Il est difficile de dire quels effets secondaires seront éprouvés par un enfant, combien de temps ils dureront et quand l'enfant sera rétabli.

 

Il est important de signaler tout effet secondaire à son équipe soignante. Certains effets secondaires sont communs à la plupart des agents chimiothérapeutiques et d'autres sont très spécifiques à un groupe particulier de médicaments ou bien à un seul médicament. L'équipe soignante abordera les types spécifiques d'effets secondaires que l'enfant peut éprouver selon son plan de traitement et on peut répondre à toute question sur la façon de les soulager. Les médecins peuvent également évaluer (mesurer) la gravité de certains d'entre eux. Il arrive parfois qu'on doive ajuster la chimiothérapie si les effets sont importants.

Aplasie médullaire

La chimiothérapie à laquelle on a recours pour traiter le lymphome hodgkinien affecte couramment la moelle osseuse et peut causer une aplasie médullaire et une réduction du nombre de cellules sanguines, ce qui risque de mener à :

  • une infection, due à une baisse du nombre de globules blancs (neutropénie)
  • des ecchymoses et des saignements, dus à une baisse du nombre de plaquettes (thrombocytopénie)
  • de la fatigue, une pâleur et un malaise, dus à une baisse du nombre de globules rouges (anémie)

 

La baisse du nombre de cellules sanguines est le résultat de la chimiothérapie sur la moelle osseuse, là où sont fabriquées les cellules sanguines. Le nombre de cellules sanguines atteint souvent son plus bas niveau de 7 à 14 jours après la chimiothérapie. Le médecin vérifie régulièrement le nombre de cellules sanguines de l'enfant afin de déterminer s'il a besoin d'une transfusion sanguine. L'aplasie médullaire est l'effet secondaire le plus courant et le plus grave de la chimiothérapie. Quand elle se manifeste, on ajuste habituellement la dose de chimiothérapie ou bien on cesse le traitement temporairement.

 

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Perte de poils et de cheveux

La perte de poils et de cheveux (alopécie) et la sensibilité du cuir chevelu sont des effets secondaires courants de la chimiothérapie puisque les médicaments anticancéreux détruisent souvent les cellules normales responsables de la croissance des poils et des cheveux. L'alopécie est assez variable chez les enfants traités pour un cancer. Certains n'en perdent qu'une partie, chez d'autres ils s'amincissent et il y en a qui les perdent rapidement sur tout le corps.

 

L'alopécie peut commencer quelques jours ou de 2 à 3 semaines après le début de la chimiothérapie. Les poils et cheveux repoussent habituellement une fois le traitement terminé. Chez la plupart des enfants, la repousse des poils et des cheveux commence avant que la chimiothérapie ne soit terminée ou au cours des 3 mois qui suivent la fin du traitement, bien qu'ils puissent avoir une couleur ou une texture légèrement différente d'avant.

 

Pour protéger la tête de l'enfant du soleil, il devrait porter un chapeau et un écran solaire lorsqu'il est à l'extérieur. Si l'enfant ne perd pas ses cheveux, on recommande d'utiliser un shampooing et des produits capillaires doux afin d'éviter l'irritation du cuir chevelu.

 

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Bouche et gorge endolories

La chimiothérapie peut rendre la bouche et la gorge endolories et irriter et faire saigner les gencives puisque le tissu qui tapisse la bouche et le tube digestif est constitué de cellules qui se divisent rapidement. Comme la chimiothérapie cible ce type de cellules, ces tissus sont endommagés. Si l'enfant a la bouche endolorie, cela peut l'empêcher de boire et de manger. Il est possible également que des lésions douloureuses, des ulcères ou des infections apparaissent dans la bouche.

 

La douleur dans la bouche se manifeste environ une semaine (entre le 5e et le 14e jour) après qu'on ait commencé certains types de chimiothérapie. Elle s'atténue souvent d'elle-même quelques semaines après le traitement. Une hygiène de la bouche régulière et minutieuse peut aider à prévenir la douleur et à atténuer l'infection. C'est l'équipe soignante qui donne les directives à suivre sur la fréquence des nettoyages et des rinçages de la cavité buccale et sur les produits à utiliser. Des analgésiques ou des solutions orales spéciales peuvent être nécessaires pour soulager la douleur.

 

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Perte d'appétit

La perte d'appétit peut se produire des jours ou des semaines après la chimiothérapie. Les nausées et vomissements, la fatigue ou une accumulation de déchets causée par la mort des cellules cancéreuses peuvent engendrer une perte d'appétit. Certains agents chimiothérapeutiques risquent de causer temporairement des changements du goût et de l'odorat, susceptibles de rendre les aliments moins appétissants. Il y a des enfants qui se désintéressent complètement de la nourriture et qui ne mangent plus même s'ils savent qu'ils doivent le faire, ce qui risque de mener à une perte de poids et à la malnutrition. Certains protocoles chimiothérapeutiques à base de stéroïdes, comme la prednisone, peuvent accroître l'appétit ou engendrer un gain de poids. Continuer de bien s'alimenter pendant et après la chimiothérapie est important pour aider un enfant à se rétablir du traitement.

 

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Nausées et vomissements

Les agents chimiothérapeutiques peuvent donner mal au coeur à l'enfant (nausées). Certains médicaments peuvent le faire vomir. Chacun a des effets différents, mais les nausées et les vomissements sont plus susceptibles de se produire lorsqu'on associe des agents chimiothérapeutiques. Certains médicaments ne provoquent des nausées que lorsque plusieurs doses ont été administrées.

 

Les nausées et vomissements peuvent se manifester au cours des premières heures qui suivent la chimiothérapie et durent habituellement environ 24 heures. Cependant, il est possible que ces effets soient à retardement et qu'ils persistent quelques jours. Chez certains enfants, la nausée d'anticipation peut apparaître après quelques séances de traitement, c'est-à-dire qu'ils ont la nausée avant même de recevoir leurs médicaments parce qu'ils s'attendent à être malades. L'équipe soignante prescrit des médicaments pour prévenir les nausées et vomissements.

 

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Fatigue

La fatigue est un effet secondaire courant de la chimiothérapie. La fatigue rend un enfant plus las que d'habitude et peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. L'enfant peut se sentir très fatigué, même après avoir dormi et s'être reposé. Elle se manifeste pour diverses raisons dont l'anémie, des médicaments spécifiques, une perte d'appétit, la dépression ou bien des substances toxiques qui sont produites lorsque les cellules cancéreuses se décomposent et meurent.

 

La fatigue peut durer des jours, des semaines et même des mois. La fatigue et la faiblesse peuvent être constantes tout au cours du traitement ou être intermittentes. La fatigue peut s'atténuer avec le temps. Il est aussi possible qu'elle se prolonge bien après que le traitement du cancer soit terminé, bien qu'elle soit généralement moins présente dans les semaines qui suivent la fin du traitement.

 

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Diarrhée

La diarrhée se produit lorsque le nombre de selles évacuées est plus élevé que d'habitude et qu'elles sont plus liquides. C'est le résultat des agents chimiothérapeutiques qui affectent souvent les cellules qui tapissent le tube digestif, ou tractus gastro-intestinal. La diarrhée peut varier de légère (selles molles et fréquentes) à grave (grandes quantités de selles liquides).

 

De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de diarrhée, dont le type et la dose d'agent chimiothérapeutique administré, et elle est souvent plus importante lorsqu'on associe des médicaments. La diarrhée se manifeste peu après le début de la chimiothérapie et peut se prolonger jusqu'à 2 semaines après le traitement.

 

La présence de diarrhées lors de la chimiothérapie peut aussi être causée par certains agents antinauséeux, des antibiotiques ou des infections intestinales. Lorsque la chimiothérapie est terminée et que le système immunitaire de l'enfant revient à la normale, le revêtement du tube digestif guérit et la diarrhée cesse.

 

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Constipation

On est constipé lorsqu'on va à la selle moins souvent que d'habitude. Les selles peuvent être dures, sèches et difficiles à évacuer. De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de constipation, dont le type d'agent chimiothérapeutique employé, les médicaments administrés avec la chimiothérapie pour soulager les nausées et les vomissements et la diminution de l'apport en liquides.

 

La constipation se manifeste habituellement de 3 à 7 jours après l'administration de la chimiothérapie. Elle peut causer de la douleur, un ballonnement, des vomissements, une obstruction intestinale, des hémorroïdes ou des fissures (déchirures) anales.

 

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Problèmes de peau

Il est fréquent que des problèmes de peau mineurs apparaissent pendant la chimiothérapie. Les plus courants sont des éruptions cutanées, la rougeur, les démangeaisons, la desquamation, la sécheresse et l'acné. La peau de l'enfant peut être rouge, sensible ou s'irriter facilement pendant et après le traitement. Les problèmes de peau peuvent apparaître immédiatement ou des jours, des semaines et même des mois après la chimiothérapie.

 

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent rendre la peau plus sensible au soleil.

 

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Douleur au point d'injection

De nombreux agents chimiothérapeutiques sont administrés par injection, souvent par voie intraveineuse. Après la première piqûre d'aiguille pour insérer l'aiguille ou le cathéter intraveineux (IV), l'enfant ne ressent habituellement pas d'inconfort ou de douleur lorsqu'on lui administre les médicaments.

 

Certains agents chimiothérapeutiques, comme la vincristine, peuvent être très irritants s'ils fuient d'une veine et s'écoulent dans les tissus voisins. On parle alors d'extravasation. Quand ces agents entrent dans les tissus, ils peuvent causer rougeur, enflure, douleur, sensation de brûlure ou de picotement au point d'injection. Dans certains cas, l'extravasation peut causer des dommages importants à la peau et aux tissus mous voisins qui ressemblent à une brûlure. L'extravasation peut se produire des heures ou des jours après la chimiothérapie.

 

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Troubles du système nerveux central

Le système nerveux central (SNC) peut être affecté par la chimiothérapie. Cet effet secondaire peut engendrer bien des symptômes différents liés à la partie spécifique du SNC qui a été endommagée. L'âge de l'enfant et son stade de développement risquent de rendre difficiles la reconnaissance et la gestion de ces problèmes par l'équipe soignante.

 

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent causer des déficits intellectuels ou des changements du comportement, qui devraient disparaître une fois que la chimiothérapie de l'enfant est terminée. Les changements suivants peuvent survenir :

  • instabilité émotionnelle et sautes d'humeur
  • dépression
  • fatigue
  • manque d'attention
  • comportement impulsif
  • colère
  • crises d'épilepsie (parfois)

Neuropathie périphérique

Certains types d'agent chimiothérapeutique, comme la vincristine, peuvent causer une neuropathie périphérique. La neuropathie périphérique, c'est la perte sensitive ou motrice au niveau d'un ou de plusieurs nerfs. Elle peut se manifester des jours ou des semaines après la chimiothérapie. Les symptômes peuvent être intermittents et durer bien des mois, même une fois que la chimiothérapie est terminée.

 

Les signes et symptômes de la neuropathie périphérique peuvent être les suivants :

  • chutes fréquentes
  • maladresse
  • trébuchements
  • incapacité de tenir des objets, d'ouvrir des bouteilles ou de détacher des boutons
  • difficulté à grimper ou à s'amuser avec des jouets, en particulier de petits jouets
  • picotements et engourdissements dans les doigts ou les orteils et impression qu'on les pique avec une aiguille

 

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Réactions allergiques

Les réactions allergiques ne sont pas un effet courant de la chimiothérapie, mais il est possible qu'elles se produisent. On surveille étroitement l'enfant, en particulier au début de la chimiothérapie. Les réactions allergiques sont plus susceptibles de se manifester lorsque les médicaments sont administrés par voie intraveineuse. Elles peuvent survenir immédiatement ou après plusieurs heures et être légères ou graves. Bien que tous les médicaments risquent de causer une réaction allergique, certains agents chimiothérapeutiques sont plus enclins que d'autres à engendrer des réactions allergiques ou de l'hypersensibilité.

 

La réaction allergique peut se traduire par :

  • une éruption cutanée, comme l'urticaire
  • des démangeaisons
  • de la difficulté à respirer
  • l'enflure d'une partie du corps
  • de la fièvre et des frissons

 

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Effets sur l'appareil reproducteur et la sexualité

La chimiothérapie peut affecter l'appareil reproducteur. Elle est susceptible de causer une baisse de la production d'hormones par les ovaires ou les testicules. L'un des effets est le retard dans le déclenchement de la puberté. À cause de certains agents chimiothérapeutiques, il y a des enfants qui ne seront pas en mesure d'avoir des enfants (infertiles) à l'âge adulte.

 

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