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Maladie trophoblastique gestationnelle

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Diagnostiquer une maladie trophoblastique gestationnelle

Le diagnostic est le processus qui permet d'identifier la cause d’un problème de santé. Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant, mais il est important que le médecin élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de cancer. On a habituellement recours aux épreuves visant à diagnostiquer la maladie trophoblastique gestationnelle(MTG) quand :

  • on observe des signes et symptômes de cette maladie
  • le médecin soupçonne la présence d’une MTG après avoir parlé avec la femme de sa santé et effectué un examen physique
  • des examens habituellement effectués en cours de grossesse laissent croire à un problème lié à la grossesse

Bien des tests permettant de poser le diagnostic initial de cancer sont également employés pour en déterminer le stade (jusqu'où la maladie a progressé). Votre médecin pourrait aussi prescrire d'autres examens afin de vérifier votre état général de santé et d'aider à planifier votre traitement. Les tests suivants peuvent être demandés.

 

Antécédents médicaux et examen physique

Les antécédents médicaux consistent en un bilan des symptômes actuels, des facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux qu’une personne aurait pu éprouver dans le passé. Les antécédents médicaux de la famille de la femme atteinte peuvent également aider le médecin à établir le diagnostic de MTG.

Pour connaître les antécédents médicaux, le médecin posera des questions sur :

  • les antécédents personnels de :
    • grossesses antérieures, dont la môle hydatiforme (grossesse môlaire) et la fausse couche
    • MTG antérieure
    • facteurs reproducteurs susceptibles d'accroître le risque de MTG
  • les antécédents familiaux de MTG
  • les signes et symptômes qui pourraient laisser croire à une MTG

L'examen physique permet au médecin de rechercher tout signe de MTG. Lors de l'examen physique, il est possible que le médecin fasse :

  • un examen pelvien pour palper l'utérus et les ovaires
  • un examen vaginal afin d’observer le vagin et le col de l'utérus
  • un examen de l’abdomen afin de le palper à la recherche de masses ou d’une enflure d’organes comme le foie

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Échographie

Lors d'une échographie, on a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour produire des images des structures du corps. L'échographie pelvienne est un examen habituellement effectué en cours de grossesse. L’échographie pelvienne normalement effectuée en cours de grossesse permet souvent de détecter la MTG.

  • En présence d’une môle hydatiforme complète, l’échographie révèle qu’il n’y a pas de fœtus.
  • En présence d’une môle hydatiforme partielle, le fœtus ou le placenta pourrait ne pas paraître normal à l’échographie.

L’échographie est généralement le premier examen effectué si le médecin soupçonne une tumeur trophoblastique gestationnelle. On y a recours pour :

  • identifier la plupart des types de maladie trophoblastique gestationnelle
  • vérifier si elle ne s’est pas propagée dans d’autres régions du bassin ou de l’abdomen
  • planifier le traitement

Dans certains cas, on peut insérer la sonde ultrasonore dans le vagin (échographie transvaginale) afin d’aider à obtenir des détails plus précis sur l’image.

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Dosage des marqueurs tumoraux

Les marqueurs tumoraux sont des substances, habituellement des protéines, qui sont observées dans le sang et qui peuvent indiquer la présence de la MTG. Les tests de dosage des marqueurs tumoraux permettent de vérifier la réaction d’une personne au traitement d’un cancer, mais ils peuvent aussi permettre de diagnostiquer la MTG.

Gonadotrophine chorionique humaine (HCG)

La gonadotrophine chorionique humaine (HCG ou BHCG) est le marqueur tumoral dont on mesure le plus couramment le taux pour diagnostiquer la MTG.

  • La HCG est une hormone habituellement sécrétée par le placenta au cours de la grossesse et on détermine parfois son dosage afin de confirmer une grossesse. On ne l’observe généralement pas chez la femme en bonne santé qui n’est pas enceinte.
  • Le dosage de la HCG est un test très sensible pour diagnostiquer la plupart des tumeurs trophoblastiques gestationnelles. On mesure habituellement le taux de HCG dans le sang, mais on peut aussi le faire dans l’urine.
  • Le taux de HCG est beaucoup plus élevé chez la femme atteinte d'une môle hydatiforme complète ou d'un choriocarcinome gestationnel que chez la femme dont la grossesse est normale.
  • Chez la femme atteinte d'une môle hydatiforme partielle, le taux de HCG est plus élevé que la normale mais pas autant que dans le cas des autres types de MTG.
  • En présence d'une tumeur trophoblastique du site placentaire, le taux de HCG peut être un peu plus élevé que la normale, mais on ne considère pas qu'il s'agit d'un bon marqueur pour ce type de tumeur.
  • Le dosage de la HCG peut aider à détecter une MTG après une grossesse ou une fausse couche puisque cette hormone ne devrait pas être présente dans le sang ou l’urine peu de temps après.

Hormone lactogène placentaire (HLP)

L’hormone lactogène placentaire (HLP) est un marqueur tumoral qui peut être mesuré dans le cadre du suivi d’une femme atteinte d’une tumeur trophoblastique du site placentaire.

  • La HLP est normalement sécrétée par le placenta lors de la grossesse et peut permettre de savoir jusqu’à quel point le placenta est actif lors d’une grossesse à risque élevé. On ne la détecte habituellement pas chez la femme qui n’est pas enceinte.
  • Un faible taux de HLP peut signifier que le placenta et le fœtus ne se développent pas correctement.
  • Le taux de HLP est élevé chez les femmes atteintes de certains types de MTG.

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Formule sanguine complète

La formule sanguine complète (FSC) permet d'évaluer la quantité et la qualité des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes. On y a recours pour savoir si la femme n'est pas atteinte d'anémie causée par un saignement vaginal qui dure depuis longtemps (chronique).

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Études des cellules et des tissus

On a rarement besoin de pratiquer une biopsie pour diagnostiquer la maladie trophoblastique gestationnelle. On diagnostique souvent la MTG après une intervention chirurgicale visant à enlever des cellules et du tissu de l’utérus, comme une dilatation et un curetage (DC).

Dilatation et curetage (DC)

La dilatation et le curetage (DC) est une intervention chirurgicale lors de laquelle on utilise un petit instrument tranchant (curette) pour gratter le revêtement de l'utérus. De nombreuses femmes atteintes d’une MTG sont diagnostiquées lors d’une DC.

  • On fait parfois une DC après une fausse couche ou une grossesse normale afin d’enlever les tissus (produits de la conception) qui demeurent dans le corps dans certains cas.
  • La DC est aussi une option de traitement pour les femmes atteintes d’une môle hydatiforme partielle ou complète diagnostiquée par dosage de la HCG ou échographie.
  • On ne pratique pas de DC si le médecin soupçonne un choriocarcinome gestationnel puisque ce type de tumeur saigne très facilement.

Examen du placenta

Il arrive parfois que le placenta est examiné en laboratoire. Cet examen peut aider à détecter une MTG si le médecin la soupçonne après une grossesse anormale.

Caryotypage

Le caryotypage est un test cytogénétique (analyse des chromosomes) qui recherche des changements dans les chromosomes d’une personne. Le caryotypage permet de détecter de grands changements dans les chromosomes comme un chromosome manquant ou un chromosome supplémentaire. La môle hydatiforme (grossesse môlaire) est causée par la fécondation anormale d’un œuf par 1 ou plusieurs spermatozoïdes, ce qui peut engendrer un nombre anormal de chromosomes.

Cytométrie de flux

La cytométrie de flux est une épreuve de laboratoire qui permet de trier, de compter et d'examiner des particules microscopiques, comme des cellules ou de l'ADNADNMolécules à l’intérieur de la cellule qui ont la capacité de programmer l’information génétique. L’ADN détermine la structure, la fonction et le comportement d’une cellule.. On mesure les cellules en leur ajoutant un colorant sensible à la lumière, puis en les plaçant dans un liquide qu'on fait passer sous un faisceau laser. Le laser incite les cellules à émettre une lumière qui est mesurée et analysée par un ordinateur. La cytométrie de flux aide à déterminer les types de cellules présentes. Elle révèle également s’il y a un nombre anormal de chromosomes, comme dans le cas de la môle hydatiforme.

Immunohistochimie

Tout comme dans le cas de la cytométrie de flux, lors d'une immunohistochimie, ou immunocytochimie, on traite un prélèvement de cellules avec des anticorpsanticorpsType de protéine fabriquée par le système immunitaire qui neutralise ou détruit une substance étrangère particulière (antigène) qui est apparue dans le corps. spéciaux. Au lieu d'avoir recours à un laser et à un ordinateur, on y ajoute des substances chimiques qui font changer la cellule de couleur si un certain anticorps s'y fixe. Le changement de couleur peut être observé seulement au microscope. L'immunohistochimie aide à déterminer les types de cellules présentes, ce qui peut être utile pour identifier une môle hydatiforme.

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Analyses biochimiques sanguines

Lors d'une analyse biochimique sanguine, on mesure le taux de substances chimiques dans le sang. Elle permet d'évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes, comme la glande thyroïde, le foie et les reins, et aussi de détecter des anomalies. On y a recours pour diagnostiquer et stadifier la MTG.

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Radiographie pulmonaire

Lors d'une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images des structures du corps sur film. On y a recours pour savoir si la MTG s'est propagée aux poumons.

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Tomodensitométrie (TDM)

Lors d'une TDM, on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images en 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées. On y a recours pour savoir si la MTG s’est propagée hors de l’utérus, comme aux poumons, au cerveau ou au foie.

On se sert parfois d’un produit de contrasteproduit de contrasteSubstance utilisée pour certaines interventions diagnostiques qui permet de mieux voir des parties du corps lors d’une radiographie ou d’autres tests d’imagerie. lors d’une TDM afin d’obtenir des détails plus précis. On l’injecte habituellement dans une veine de la main ou du bras.

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Imagerie par résonance magnétique (IRM)

En IRM, on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radio-électriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les images en clichés à 3 dimensions. On y a recours pour savoir si la MTG s’est propagée au cerveau et à la moelle épinière. Elle peut aussi aider à savoir si la MTG s’est propagée à la paroi de l’utérus.

On se sert parfois d’un produit de contraste, comme le gadolinium, lors d’une IRM afin d’obtenir des détails plus précis. On l’injecte habituellement dans une veine de la main ou du bras.

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Tomographie par émission de positrons (TEP)

Lors d'une TEP, on emploie une matière radioactive (produit radiopharmaceutique) pour détecter des changements dans l’activité métabolique des tissus du corps. Un ordinateur analyse les modèles de distribution de la radioactivité et produit des images en 3 dimensions et en couleur de la région examinée. On y a parfois recours pour savoir si la MTG :

  • s’est propagée hors de l’utérus
  • est réapparue après avoir été traitée

Certains appareils de TEP peuvent faire une TDM au même moment. On parle alors de TEP/TDM. La TEP/TDM aide parfois à diagnostiquer ou à stadifier la MTG.

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Ponction lombaire

Lors d’une ponction lombaire, le médecin insère une aiguille dans la colonne vertébrale pour prélever une petite quantité de liquide céphalorachidien (LCR) afin de l’examiner au microscope. On peut faire une ponction lombaire pour connaître le dosage de la HCG afin de déterminer si la MTG s’est propagée au cerveau ou à la moelle épinière.

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Biopsie du poumon

Dans de rares cas, il faut faire une biopsie du poumon pour confirmer un diagnostic de MTG qui s’est propagée à un poumon. On pratique la biopsie du poumon par thoracotomie, une intervention chirurgicale lors de laquelle on fait une incision dans la paroi du thorax afin d’enlever du tissu pulmonaire qui sera examiné au microscope. Cette chirurgie peut être nécessaire si d’autres interventions diagnostiques ne permettent pas de confirmer si la MTG s’est propagée à un poumon.

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Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les épreuves diagnostiques.

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