Cancer de la trompe de Fallope

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Recherche sur les cancers de l'ovaire et des trompes de Fallope

Les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope comprennent le cancer du péritoine, qui est très rare. Les cancers qui prennent naissance dans les ovaires, les trompes de Fallope ou le péritoine sont étroitement liés, et on les traite de la même façon.

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, à détecter et à traiter les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des femmes atteintes du cancer de l’ovaire ou du cancer des trompes de Fallope.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais).

Prévention des cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope

Certaines substances et certains comportements peuvent prévenir les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope ou réduire votre risque d’en être atteinte. Voici des recherches importantes sur des moyens de prévenir ces cancers ou d’en réduire le risque.

La salpingectomie prophylactique est une chirurgie qu’on pratique pour enlever les trompes de Fallope avant que le cancer n’apparaisse. Les chercheurs croient maintenant que la plupart des carcinomes séreux de haut grade (type de tumeur épithéliale) prennent naissance dans les trompes de Fallope plutôt que dans les ovaires (Obstetrics and Gynecology, PMID 28885426). L’avantage d’enlever seulement les trompes de Fallope dans le but de réduire le risque de cancer est que les ovaires restent en place, ce qui signifie que les femmes n’éprouveront pas les problèmes liés à la ménopause provoquée par le traitement. Des études portent sur la salpingectomie prophylactique comme outil de réduction du risque de cancer chez les femmes porteuses de mutations des gènes BRCA dont le risque d’être atteintes des cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope est élevé (The Oncologist, PMID 28314837; International Journal of Gynecological Cancer, PMID 29252925). Dans d’autres recherches, on tente de savoir si l’incidence du cancer de l’ovaire est plus basse chez des femmes dont le risque d’en être atteintes n’est pas élevé mais qui ont subi une salpingectomie pour traiter une affection gynécologique non cancéreuse ou pour éviter les grossesses (South Asian Journal of Cancer, PMID 29600234). On doit mener plus de recherches afin de connaître le rôle joué par la salpingectomie prophylactique dans la réduction du risque de cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope chez les femmes dont le risque d’en être atteintes est normal ou élevé.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la prévention du cancer.

Détection précoce des cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope

Des tests de dépistage aident à détecter les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope avant que tout signe ou symptôme n’apparaisse. Cela est important puisque la plupart des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire ou des trompes de Fallope reçoivent leur diagnostic alors que la maladie est avancée, puisqu’il y a peu de symptômes au début. Voici des recherches importantes sur le dépistage des cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope.

L’échographie transvaginale, un test de dépistage du CA 125 ou l’association de ces deux interventions pourrait aider à trouver les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope à leur début. On a récemment analysé des essais sur le dépistage de ces cancers. On a constaté que les tests de dépistage engendraient des chirurgies non nécessaires parce qu’ils révélaient à tort la présence d’un cancer de l’ovaire ou des trompes de Fallope. Les résultats ont indiqué que, peu importe le type de test réalisé, il n’y avait pas de différence entre le nombre de femmes qui sont mortes d’un cancer de l’ovaire ou des trompes de Fallope et le nombre de femmes qui n’avaient pas passé de tests de dépistage (JAMA, PMID 29450530). On doit faire plus de recherche pour établir quels tests permettront de détecter plus efficacement les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le dépistage et la détection précoce.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope. Des chercheurs tentent également de trouver comment aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

Les biomarqueurs sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l’ADN et l’ARN, qui sont naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans les liquides corporels comme le sang et l’urine ou encore dans les tissus qu’on a prélevés sur le corps. Une mutation génétique ou un changement de la quantité normale d’un biomarqueur peut signifier qu’une personne est atteinte d’un certain type de cancer. Le dosage des biomarqueurs peut aussi aider les médecins à établir le pronostic ou la réponse au traitement des femmes atteintes du cancer de l’ovaire ou des trompes de Fallope. Des chercheurs se penchent sur les biomarqueurs qui suivent afin de voir s’ils peuvent aider les médecins à diagnostiquer les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope, à prédire la récidive ou la résistance au traitement et à déterminer quels traitements seront bénéfiques pour une femme atteinte d’un cancer de l’ovaire ou des trompes de Fallope :

  • HE4 (Expert Review of Anticancer Therapy, PMID 28756722)
  • transthyrétine (TTR) (Journal of Gynecology Obstetrics and Human Reproduction, PMID 29609043)
  • autoanticorps CA 72.4 et anti-TP53 (Expert Review of Molecular Diagnostics, PMID 28468520)

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement des cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope. Les progrès effectués dans le traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une amélioration de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de ces maladies. Voici des recherches importantes sur le traitement des cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope.

Traitement ciblé

Lors du traitement ciblé, on se sert de médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des gènes ou des protéines, à l’intérieur des cellules cancéreuses dans le but d’interrompre leur croissance et leur propagation. Des chercheurs évaluent des médicaments ciblés comme traitement d’entretien après une chimiothérapie afin de savoir s’ils réduisent le nombre de récidives et améliorent la survie chez les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire ou des trompes de Fallope. Ils tentent également de savoir si certains médicaments ciblés ajoutés aux chimiothérapies standards ou employés seuls peuvent constituer des traitements plus efficaces :

Les inhibiteurs de PARP sont des médicaments qui ralentissent ou bloquent une protéine appelée poly(ADP-ribose) polymérase, qui aide les cellules à réparer des dommages subis par l’ADN. Les inhibiteurs de PARP sont efficaces contre les cancers séreux de l’ovaire et des trompes de Fallope de haut grade qui sont sensibles aux médicaments à base de platine administrés pour traiter ces cancers (Therapeutic Advances in Medical Oncology, PMID 28491146; Recent Patents on Anticancer Drug Discovery, PMID 29512470). Des chercheurs évaluent différents inhibiteurs de PARP comme traitement des cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope, dont le niraparib (Therapeutic Advances in Medical Oncology, PMID 29081841; Expert Opinion on Pharmacotherapy, PMID 28299955) et le rucaparib (Cancer Treatment Reviews, PMID 29605737; The Lancet, PMID 28916367).

Les médicaments antiangiogéniques ralentissent ou empêchent la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins. Couper l’apport sanguin prive la tumeur d’oxygène et d’éléments nutritifs dont elle a besoin pour croître. Le bévacizumab (Avastin) est un médicament antiangiogénique actuellement administré pour traiter les cancers de l’ovaire et des trompes de Fallope. Des chercheurs évaluent d’autres médicaments de ce type afin de savoir s’ils sont également efficaces pour traiter ces cancers. On parle entre autres du trébananib (Gynecologic Oncology, PMID 27546885; European Journal of Cancer, PMID 27914241) et du nintédanib (Expert Opinion on Investigational Drugs, PMID 28721753).

Chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale

Pour la chimiothérapie intrapéritonéale, on injecte des agents chimiothérapeutiques directement dans la cavité abdominale. Quand on chauffe les médicaments avant de les injecter dans la cavité abdominale, on parle alors de chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale (CHIP). Bien que des chercheurs étudient ces deux formes de chimiothérapie depuis un certain nombre d’années, on doit faire plus de recherches afin de savoir si l’une ou l’autre peut être administrée comme traitement standard du cancer de l’ovaire ou des trompes de Fallope  (Annals of Oncology, PMID 29232474; International Journal of Hyperthermia, PMID 28092994). Les résultats d’une étude récente révèlent que chez les femmes qui avaient reçu une CHIP après une chirurgie, le cancer a pris plus de temps à réapparaître que chez les femmes qui n’avaient subi qu’une chirurgie. Il n’y a pas eu de différences dans les effets secondaires de ces 2 groupes (New England Journal of Medicine, PMID 29342393).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé et de la recherche sur le traitement hyperthermique.

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur les cancers de l'ovaire et des trompes de Fallope. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter ou de traiter le cancer qui prend naissance dans les ovaires, les trompes de Fallope ou le péritoine. L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards des cancers de l'ovaire et des trompes de Fallope ont d’abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

péritoine

Membrane qui tapisse les parois internes de la cavité abdominale et pelvienne (péritoine pariétal) et qui recouvre et soutient la plupart des organes abdominaux (péritoine viscéral).

mutations des gènes BRCA

Les gènes BRCA1 et BRCA2 sont des gènes suppresseurs de tumeurs. Les changements subis par les gènes sont appelés mutations. Les mutations des gènes BRCA sont transmises par le père ou la mère, ou bien les deux parents, et elles font augmenter le risque de cancer.

Les femmes qui présentent des mutations des gènes BRCA risquent davantage d’être atteintes des cancers du sein et de l’ovaire. Les hommes porteurs de mutations des gènes BRCA risquent également davantage d’être atteints du cancer du sein et leur risque d’avoir un cancer de la prostate peut être plus élevé. Il est possible que le risque d’apparition d’autres cancers – comme le cancer de l’estomac ou du pancréas – soit également plus élevé en présence de mutations des gènes BRCA.

traitement d’entretien

Traitement administré après le traitement de première intention (premier traitement ou traitement standard) afin de maîtriser une maladie (comme le cancer) ou pour prévenir sa réapparition (récidive). Ce traitement peut être administré pendant une longue période.

Le traitement d’entretien peut inclure des médicaments, des vaccins, des anticorps ou des hormones.

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