Logo Société canadienne du cancer

Cancer de l’œil

Vous êtes ici:

Chirurgie du cancer de l’œil

La chirurgie est l’un des traitements principaux du cancer de l’œil. La chirurgie n’est pas utilisée dans le cas du lymphome oculaire, mais on l’utilise dans le traitement du mélanome intraoculaire, de tumeurs de l’orbite et de tumeurs annexielles afin de :

  • tenter de guérir le cancer en enlevant complètement la tumeur
  • atténuer la douleur ou les symptômes (traitement palliatif)
  • traiter un cancer récidivant

Le type de chirurgie pratiqué dépend principalement de la taille et de l’emplacement de la tumeur ainsi que d’autres facteurs, comme le degré d’altération de la vision et l’âge de la personne. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent du type d’intervention effectué.

La chirurgie de l’œil est habituellement effectuée par un médecin spécialisé appelé ophtalmologiste. Avant la chirurgie, le chirurgien indiquera ce à quoi il faut s’attendre à l’égard de la chirurgie, expliquera quel sera l’effet de l’intervention sur la vision et l’apparence et répondra à toute question que la personne peut avoir.

Les types de chirurgie de l’œil suivants sont pratiqués sous anesthésie générale. La personne traitée reste habituellement à l’hôpital pendant quelques jours après la chirurgie.

Résection

La résection (excision) consiste à retirer la tumeur de l’œil ou à enlever une partie de l’œil, mais pas l’œil en entier. Ce type de chirurgie est une option pour les personnes atteintes de petits mélanomes oculaires. Certains des types de chirurgie du cancer de l’oeil que l’on peut pratiquer sont les suivants :

  • iridectomie
    • ablation d’une partie de l’iris
    • pratiquée dans le cas de très petits mélanomes de l’iris
  • iridotrabéculectomie
    • ablation d’une partie de l’iris et d’un petit bout de la couche extérieure de la partie antérieure du globe oculaire (cornée)
    • pratiquée dans le cas de petits mélanomes de l’iris
  • iridocyclectomie
    • ablation d’une partie de l’iris et du corps ciliaire
    • pratiquée dans le cas de petits mélanomes de l’iris

La résection peut parfois convenir dans le cas de petites tumeurs du corps ciliaire ou de la choroïde.

La résection d’une tumeur peut aider à préserver la vision et à conserver une apparence normale à l’œil.

Retour au menu

Énucléation

L’énucléation est l’ablation de l’œil en entier. On y a recours pour traiter un mélanome intraoculaire volumineux ou de stade avancé, mais aussi dans le cas de plus petits mélanomes oculaires lorsque d’autres types de traitement détruiraient la vision ou lorsque la vision est déjà pratiquement inexistante. L’énucléation est aussi pratiquée pour les tumeurs qui se sont propagées dans tout l’œil ou le nerf optique. On y a recours si les autres traitements plus conservateurs ne constituent pas une option.

La paupière, les muscles, les nerfs et la graisse dans la cavité orbitaire (orbite) sont laissés en place. Il est possible que la personne traitée ait besoin d’un implant orbitaire et d’un œil artificiel après l’énucléation. On pose un bandage rembourré et un couvre-œil en plastique sur l’œil, qu’on laisse en place pendant quelques jours après la chirurgie.

Implant orbitaire

Au cours de l’intervention pratiquée pour enlever le globe oculaire (énucléation), on insère habituellement aussi un implant orbitaire dans l’orbite. On le fixe à l’aide de points de suture aux tissus autour de la cavité orbitaire et aux muscles qui permettent de faire bouger l’œil. L’implant est rond comme un œil et il est fait de silicone ou d’une substance semblable à un os. Il aide à remplir l’espace où se trouvait le globe oculaire et sert de support à un œil artificiel. L’implant orbitaire est posé de façon permanente et ne peut être retiré.

Souvent, on place temporairement sur l’implant orbitaire une coquille en plastique qui comporte un trou au milieu (appelée conformateur) et qui ressemble à un grand verre de contact. On utilise le conformateur le temps que la région oculaire cicatrise, avant de poser un œil artificiel. Il peut arriver que l’on n’installe pas de conformateur à certaines personnes.

Dans certains cas, on n’a pas recours à un implant orbitaire. On installe d’abord un conformateur ou on place un œil artificiel dans l’orbite vide.

Œil artificiel

En général, on retire le conformateur quelques semaines après la chirurgie, puis un œil artificiel temporaire (prothèse oculaire) est installé par un oculariste. Un œil artificiel n’est pas rond comme un globe oculaire. Il a plutôt la forme d’une mince coquille (semblable à un grand verre de contact) qui se place sur l’implant orbitaire et sous la paupière. L’œil artificiel bouge de façon similaire à l’autre œil, mais pas autant. L’œil artificiel temporaire aide la personne traitée à s’habituer à porter une prothèse.

La plupart des personnes se font poser une prothèse permanente de 4 à 6 semaines après la chirurgie. L’œil artificiel permanent est fait de sorte que la taille et la couleur ressemblent à celles de l’autre œil.

Retour au menu

Exentération

L’exentération est une chirurgie au cours de laquelle on enlève le globe oculaire, la paupière, les muscles, les nerfs et la graisse dans la cavité orbitaire (orbite). On pratique cette chirurgie radicale dans le cas de tumeurs de l’orbite ou d’autres tumeurs oculaires qui se sont répandues dans la cavité orbitaire. Il est possible qu’on laisse les os de l’orbite intacts s’ils ne contiennent pas de cellules cancéreuses.

Après une exentération, la personne traitée peut recevoir un œil artificiel ou une prothèse faciale.

Il est possible de faire une chirurgie reconstructive, dont une greffe de peau et d’os, après une chirurgie étendue de l’orbite.

Retour au menu

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la chirurgie.

Histoires

Dr Barbara Triggs Raine Des rongeurs qui nous fournissent des armes contre le cancer

Plus de details

Création d’une stratégie nationale pour les proches aidants

Illustration d’aidants

La Société canadienne du cancer fait pression auprès du gouvernement fédéral afin qu’il adopte une stratégie nationale pour les aidants, de telle sorte que cet important groupe de personnes bénéficie d’un meilleur soutien financier.

Apprenez-en plus