Cancer de
l’œsophage

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Recherche pour le cancer de l'œsophage

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, détecter et traiter le cancer de l'œsophage. Les chercheurs tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer de l'œsophage.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer de l'œsophage. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais).

Réduction du risque de cancer de l'œsophage

Des substances et des comportements peuvent réduire votre risque d’être atteint d’un cancer de l'œsophage. Voici des recherches importantes sur les moyens de faire diminuer votre risque.

Les statines et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent réduire le risque de l’œsophage de Barrett et de cancer de l'œsophage. Les statines sont des médicaments qui font baisser le taux de cholestérol, et les AINS réduisent l’inflammation. Certaines études ont permis de constater que les personnes qui prennent des statines ou des AINS présentent un risque plus faible d’être atteintes de l’œsophage de Barrett. Certaines études révèlent aussi que les personnes atteintes de l’œsophage de Barrett qui ont pris des statines ou des AINS, dont l’aspirine, présentaient un risque plus faible de cancer de l'œsophage (Gastroenterology, PMID 26208896; Digestive Diseases and Sciences, PMID 26386857, PMID 25213077, PMID 25680872; Gastroenterology Clinics of North America, PMID 26021201; BMJ Open, PMID 25633286). On doit faire plus de recherches pour comprendre le rôle que pourraient jouer les statines et les AINS dans la protection contre le cancer de l’œsophage avant qu’on puisse recommander l’un ou l’autre de ces médicaments comme méthode de réduction du risque.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la réduction du risque de cancer.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le cancer de l'œsophage. Des chercheurs tentent également de trouver comment aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

Les biomarqueurs sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l’ADN et l’ARN, qui sont naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans les liquides corporels comme le sang et l’urine ou encore dans les tissus qu’on a prélevés sur le corps. Une mutation génétique ou un changement de la quantité normale d’un biomarqueur peut signifier qu’une personne est atteinte d’un certain type de cancer. Si votre médecin pense que vous pourriez être atteint du cancer de l'œsophage, il peut demander le dosage de certains biomarqueurs pour l’aider à confirmer le diagnostic. Le dosage des biomarqueurs peut aussi aider les médecins à établir le pronostic ou la réaction au traitement d’une personne atteinte d’un cancer de l'œsophage. Des chercheurs évaluent les biomarqueurs suivants pour voir si ces substances peuvent aider les médecins à poser un diagnostic, à établir un pronostic et à déterminer quels traitements seront bénéfiques pour une personne atteinte du cancer de l'œsophage :

Le ratio lymphocytes-monocytes (RLM) et le ratio neutrophiles-lymphocytes (RNL) peuvent aider les médecins à prédire la survie chez les personnes qui vont avoir une œsophagectomie pour traiter le cancer de l'œsophage. Les lymphocytes, les monocytes et les neutrophiles sont des types de globules blancs. Les personnes chez qui le RLM est bas avant la chirurgie semblent présenter un pronostic moins favorable que les personnes chez qui le RLM est élevé avant la chirurgie (Journal of the National Cancer Institute, PMID 25748792; JAMA Surgery, PMID 26331431; Annals of Thoracic Surgery, PMID 25440270; World Journal of Gastroenterology, PMID 26139998; Journal of Surgical Oncology, PMID 26179950; Tumour Biology, PMID 25412956; Oncology Research and Treatment, PMID 26406168). Les personnes chez qui le RNL est élevé avant la chirurgie semblent présenter un pronostic moins favorable que les personnes chez qui le RNL est bas avant la chirurgie (World Journal of Gastroenterology, PMID 25987784; Archives of Medical Research, PMID 26385485; Annals of Surgical Oncology, PMID 26416715; Journal of Gastrointestinal Cancer, PMID 25952408; Surgery Today, PMID 26036223).

Le ratio ganglionnaire peut être un facteur pronostique important pour le cancer de l'œsophage. Le ratio ganglionnaire est le rapport entre le nombre de ganglions lymphatiques qui contiennent des cellules cancéreuses et le nombre de ganglions lymphatiques enlevés. La recherche montre que le ratio ganglionnaire pourrait être un meilleur prédicteur de survie que seulement le nombre de ganglions lymphatiques atteints du cancer (Journal of the National Cancer Institute, PMID 25748792; JAMA Surgery, PMID 26331431; Annals of Thoracic Surgery, PMID 25440270; World Journal of Gastroenterology, PMID 26139998; Journal of Surgical Oncology, PMID 26179950; Tumour Biology, PMID 25412956; Oncology Research and Treatment, PMID 26406168).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer de l'œsophage. Les progrès effectués en traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer de l'œsophage.

Endoscopie et chirurgie

Les chercheurs tentent de trouver de meilleures façons d’utiliser la chirurgie et l’endoscopie dans le traitement du cancer de l'œsophage.

La résection muqueuse endoscopique (RME) et la dissection sous-muqueuse endoscopique (DSE) font l’objet de comparaisons pour voir quel est le meilleur traitement pour le cancer de l'œsophage précoce. La RME est une intervention chirurgicale lors de laquelle on utilise un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille) pour enlever une petite partie de la couche interne de l'œsophage ou d'une autre partie du tube digestif. La RME est une solution de rechange à l'ablation de l'œsophage (œsophagectomie) chez les personnes atteintes d’un petit cancer précoce qui se situe seulement dans la muqueuse et qui ne s’est pas propagé aux couches sous-jacentes de l'œsophage. La DSE est une intervention qui permet d'enlever une petite partie de la deuxième couche (sous-muqueuse) et de la couche la plus interne (muqueuse) de l'œsophage. Des chercheurs tentent de savoir si la DSE peut être une option thérapeutique pour les tumeurs précoces de l’œsophage et l’œsophage de Barrett, puisque certaines données laissent entendre que le cancer peut réapparaître dans la même région (récidive) à la suite d’une RME (Endoscopy, PMID 25826277, PMID 25412090, PMID 25479563; Radiation Oncology, PMID 25636830; Medicine, PMID 25569662; Surgical Endoscopy, PMID 25294533, PMID 25303920, PMID 25515984; Internal Medicine, PMID 26567992; World Journal of Gastroenterology, PMID 25624726; American Journal of Gastroenterology, PMID 25623656). On doit mener plus de recherches afin de déterminer le rôle que la DSE peut avoir dans le traitement du cancer de l'œsophage.

Lors de la cryothérapie par vaporisation sous endoscopie, on se sert d’un endoscope pour appliquer de l'azote liquide sur une région cancéreuse de l’œsophage. L’azote liquide est extrêmement froid, c’est pourquoi il gèle et détruit les cellules de la région. Des chercheurs évaluent la cryothérapie par vaporisation sous endoscopie comme traitement chez les personnes atteintes d’un œsophage de Barrett qui ne réagit pas à d’autres traitements (Gastrointestinal Endoscopy, PMID 25887715; Endoscopy, PMID 25826275; Gastroenterology Clinics of North America, PMID 26021198).

On peut avoir recours à l’œsophagectomie robotique pour traiter les personnes atteintes du cancer de l’œsophage. Lors de cette intervention par laparoscopie, le chirurgien, qui est assis près de la table d'opération, manipule les bras robotiques qui réalisent l'opération à travers plusieurs petites coupures (incisions) dans le thorax. La chirurgie robotique qu'on considère comme moins effractive que la chirurgie standard semble être une intervention sécuritaire (Diseases of the Esophagus, PMID 25809390, PMID 25487303, PMID 25716873, PMID 27149640; Annals of Thoracic Surgery, PMID 26116484, PMID 27938889; BMC Surgery, PMID 225898903; Journal of Gastrointestinal Oncology, PMID 25642335, PMID 27034787; Annals of Surgical Oncology, PMID 26023036; Journal of Surgical Oncology, PMID 26487124). On doit effectuer d'autres recherches avant que la chirurgie robotique puisse devenir une option de traitement standard du cancer de l’œsophage. Si elle est acceptée comme traitement du cancer de l'œsophage, il est possible qu'elle ne soit pas offerte dans tous les hôpitaux en raison de l'équipement spécial très coûteux qui est nécessaire pour la réaliser.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chirurgie du cancer.

Radiothérapie

Les chercheurs tentent de trouver de meilleures façons d’utiliser la radiothérapie dans le traitement du cancer de l'œsophage.

La radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (RCMI) est une forme spécialisée de radiothérapie. La RCMI permet d'administrer une radiothérapie externe de façon ciblée à l’aide d’ordinateurs afin de varier la forme du champ de rayonnement ainsi que l’intensité de la dose émise. Cette technique maximise l'irradiation de la tumeur et réduit le plus possible la quantité de radiations à laquelle le tissu normal est exposé. Des chercheurs étudient la chimioradiothérapie à base de RCMI chez des personnes atteintes du cancer de l'œsophage (Cancer, PMID 26716915; Diseases of the Esophagus, PMID 24635657; Radiation Oncology, PMID 26852238; British Journal of Radiology, PMID 26891913; International Journal of Radiation Oncology, Biology and Physics, PMID 26104943; Tumori, PMID 25791535).

La protonthérapie a recours à des faisceaux de protons plutôt que de rayons X pour détruire le tissu cancéreux. Les faisceaux de rayons X libèrent de l’énergie avant et après avoir atteint leur cible. Les faisceaux de protons sont différents puisqu’ils libèrent la plus grande partie de leur énergie après avoir parcouru une certaine distance. Les faisceaux de protons causent ainsi très peu de dommages aux tissus qu’ils traversent et on peut alors administrer plus de radiation à la tumeur. Des chercheurs évaluent la chimioradiothérapie à base de protonthérapie auprès de personnes atteintes d’un cancer de l’œsophage (International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, PMID 27084662, PMID 26847847; Cancer Medicine, PMID 26806272; Anticancer Research, PMID 25750339; Journal of Radiation Research, PMID 25755255). Les appareils nécessaires à la production de protons coûtent cher et ce type de radiothérapie pourrait ne pas être offert dans tous les centres de traitement.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la radiothérapie.

Chimiothérapie

On a souvent recours à la chimiothérapie dans le cadre d’une chimioradiothérapie pour traiter le cancer de l’œsophage. On peut aussi l’administrer seule. Les agents chimiothérapeutiques suivants se révèlent prometteurs comme traitement du cancer de l'œsophage :

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie.

Traitement ciblé

Les médicaments ciblés attaquent des molécules spécifiques, habituellement des protéines, qui incitent les cellules cancéreuses à croître. Les agents ciblés qui suivent se révèlent prometteurs dans le traitement du cancer de l'œsophage.

Les inhibiteurs de la tyrosine kinase sont des médicaments qui bloquent l’enzyme appelée tyrosine kinase qui aide les cellules à croître et à proliférer. Des chercheurs évaluent les inhibiteurs de la tyrosine kinase suivants dans le traitement du cancer de l'œsophage :

Les anticorps monoclonaux sont un type de médicaments ciblés qui se fixent à des antigènes spécifiques présents à la surface des cellules cancéreuses afin d’aider à les détruire. Des chercheurs évaluent les anticorps monoclonaux suivants dans le traitement du cancer de l'œsophage :

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé.

Soins de soutien

Vivre avec le cancer peut être tout un défi sous de nombreux angles. Les soins de soutien peuvent aider les gens à faire face au cancer, à son traitement et à ses effets secondaires possibles. Voici une recherche importante sur les soins de soutien pour le cancer de l'œsophage.

La difficulté à avaler (dysphagie) est un problème courant chez les personnes atteintes d’un cancer de l’œsophage avancé. Les médecins emploient un certain nombre de traitements endoscopiques pour la soulager. Des chercheurs comparent les méthodes actuellement utilisées et tentent de trouver de meilleures façons de traiter la difficulté à avaler. Certaines recherches ont porté sur l’administration orale de stéroïdes ou l’injection endoscopique de stéroïdes afin de prévenir le rétrécissement (sténose) de l'œsophage (Japan Journal of Clinical Oncology, PMID 26246480, PMID 25628348; BMC Gastroenterology, PMID 25609176; Surgical Endoscopy, PMID 26123341; Updates in Surgery, PMID 25627110; Journal of Clinical Gastroenterology, PMID 25992812).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer de l'œsophage. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de soulager le cancer de l'œsophage. L’essai clinique permet d'obtenir des renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer de l'œsophage ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

lymphocyte

Type de globule blanc qui a pour fonction de combattre les virus, les bactéries, les substances étrangères ou les cellules anormales, y compris les cellules cancéreuses.

Les 3 types de lymphocyte sont les cellules B, les cellules T et les cellules tueuses naturelles, ou cellules NK.

monocyte

Type de globule blanc qui aide le corps à combattre les infections en absorbant les bactéries et les autres substances étrangères.

Les monocytes sont fabriqués dans la moelle osseuse pour être ensuite véhiculés par le sang vers les tissus où ils se développent en macrophages et en cellules dendritiques.

Le monocyte est un type de phagocyte (globule blanc qui entoure et tue les bactéries et les micro-organismes, absorbe les substances étrangères, supprime les cellules vieilles ou endommagées et contribue à la stimulation du système immunitaire).

neutrophile

Type de granulocyte (globule blanc) qui aide le corps à se défendre contre les bactéries, les virus et certains types de champignon.

Les neutrophiles sont un type de phagocyte (type de globule blanc qui entoure et tue les bactéries ou les micro-organismes, absorbe les substances étrangères, supprime les cellules vieilles ou endommagées et contribue à la stimulation du système immunitaire).

chimioradiothérapie

Traitement qui associe la chimiothérapie à la radiothérapie. On administre la chimiothérapie durant la même période que la radiothérapie. Certains types de chimiothérapie rendent la radiothérapie plus efficace.

Histoires

Je suis reconnaissante de la chance que nous avons eue, et je veux que toutes les familles aient la même. C’est pour cette raison que la Société canadienne du cancer figure dans mon testament.

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