Cancer colorectal

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Recherche sur le cancer colorectal

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, à détecter et à traiter le cancer colorectal. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer colorectal. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année. Vous pouvez trouver de l’information sur les essais cliniques en cours au Canada sur EssaisCanadiensCancer.ca et ClinicalTrials.gov. On attribue à chaque essai clinique un identifiant appelé numéro d’essai clinique national (NCT). Le numéro NCT mène vers des renseignements sur l’essai clinique.

Prévention du cancer colorectal

Certaines substances et certains comportements peuvent prévenir le cancer colorectal ou réduire votre risque d’en être atteint. Voici des recherches importantes sur des moyens de prévenir ce cancer ou d’en réduire le risque. Ces méthodes ne sont pas encore recommandées en pratique clinique courante.

On a établi un lien entre l’acide acétylsalicylique (ASA, Aspirin, salicylate) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène (Motrin, Advil, Nuprin) et le naproxène (Naprosyn, Aleve), et la baisse du risque de cancer colorectal (Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention, PMID 25613116; International Journal of Cancer, PMID 24599876). Les AINS pourraient même contribuer à prévenir la réapparition (récidive) du cancer colorectal (ASCO, Abstract 3504). Les AINS pourraient également aider les personnes ayant eu une tumeur précancéreuse à ne pas être atteintes d’un autre état précancéreux ou d’un cancer colorectal (BMJ, PMID 27919915). Des recherches sont en cours afin d’approfondir notre compréhension du rôle que pourraient jouer les AINS dans la prévention du cancer colorectal (Cancer Epidemiology, PMID 27504605; PLoS One, PMID 29425227; Trials, PMID 28143522; Contemporary Clinical Trials, PMID 27777129).

Le célécoxib (Celebrex) est un AINS. Lors d’une étude, on a constaté qu’il empêchait les adénomes de réapparaître chez les gens qui avaient été traités pour un adénome dont le risque de récidive était élevé (Journal of National Cancer Institute, PMID 27530656).

Le sulindac, un AINS, associé ou non à l’erlotinib (Tarceva) ou à l’éflornithine, pourrait aider à prévenir le cancer colorectal chez les personnes atteintes de polypose adénomateuse familiale (PAF). Des chercheurs étudient actuellement ces médicaments en essais cliniques (BMC Gastroenterology, PMID 27480131; JAMA, PMID 27002448; JAMA Oncology, PMID 29423501; ClinicalTrials.gov, NCT01349881, NCT01187901).

Les statines sont des médicaments qui font baisser le taux de cholestérol. Certaines recherches laissent entendre que les statines pourraient réduire le risque de cancer colorectal (Cancer Epidemiology, PMID 27750068). Une étude a démontré que les statines pourraient contribuer à la réduction du risque de cancer colorectal chez les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire de l’intestin (Clinical Gastroenterology and Hepatology, PMID 26905907).

De fortes doses de calcium et de vitamine D provenant de votre alimentation ou de suppléments pourraient réduire le risque de cancer colorectal (International Journal of Cancer, PMID 27466215; Journal of Cancer, PMID 26918035). D'autres études ont permis de constater que la prise de suppléments de calcium, de suppléments de vitamine D ou des deux pourrait réduire le risque d’apparition d’adénomes dans le côlon et le rectum (World Journal of Gastroenterology, PMID 27182169; International Journal of Cancer, PMID 25156950). Mais certaines recherches démontrent que la prise de suppléments ne réduit pas ce risque (New England Journal of Medicine, PMID 26465985; JAMA Oncology, PMID 27978548).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la prévention du cancer.

Dépistage

Les tests de dépistage permettent de trouver un cancer colorectal avant que tout signe ou symptôme ne se manifeste. Lorsqu'on trouve et qu'on traite le cancer colorectal à un stade précoce, les chances de réussite du traitement sont meilleures. Voici des recherches importantes sur le dépistage du cancer colorectal.

Obtenir gratuitement une trousse pour faire un test immunochimique de RSOS (TIRSOS) ainsi que des renseignements sur le dépistage du cancer colorectal engendre une plus grande détection du cancer colorectal à un stade précoce (Cancer, PMID 27906448; Journal of Cancer Education, PMID 29177920). Lors d’une étude, on a démontré que l’envoi par la poste de trousses de TIRSOS faisait augmenter le nombre de personnes qui passaient un test de dépistage du cancer colorectal (JAMA, PMID 28873161). Une autre étude a révélé qu’une application qui laisse les gens commander leur propre test de dépistage faisait augmenter le taux de dépistage du cancer colorectal (Annals of Internal Medicine, PMID 29532054).

L’analyse de l’ADN dans les selles est une méthode prometteuse pour dépister le cancer colorectal. Cette analyse permet de détecter les marqueurs d’ADN libérés dans les selles par les cellules d’un adénome précancéreux ou d’une tumeur cancéreuse du côlon. L’analyse de l’ADN dans les selles peut être plus facile à faire que d’autres tests de dépistage du cancer colorectal, puisqu’on n’insère pas de coloscope dans l’intestin et que vous n’avez pas à nettoyer votre intestin (préparation intestinale) ou à restreindre votre alimentation avant le test. L’analyse de l’ADN dans les selles pourrait permettre de mieux détecter certains types d’adénomes dans le côlon que d’autres analyses de selles utilisées dans le dépistage du cancer colorectal, comme la recherche de sang occulte dans les selles (RSOS) et le test immunochimique de RSOS (TIRSOS). Des chercheurs étudient l’analyse de l’ADN dans les selles en essais cliniques (Journal of Gastrointestinal Cancer, PMID 26922358; New England Journal of Medicine, PMID 24645800; World Journal of Gastrointestinal Oncology, PMID 27190584; Postgraduate Medicine, PMID 26753807; World Journal of Gastroenterology, PMID 28210082; Mayo Clinic Proceedings, PMID 28473037, PMID 26520415; Clinical Colorectal Cancer, PMID 26792032; American Journal of Gastroenterology, PMID 29016565, PMID 29016558; JAMA, PMID 28873161; Gut, PMID 27974550). L’analyse de l’ADN dans les selles appelée Cologuard a été approuvée comme test de dépistage du cancer colorectal aux États-Unis, mais pas encore au Canada.

La coloscopie virtuelle, aussi appelée colographie par TDM, a recours à la tomodensitométrie (TDM) pour produire des images du côlon. Elle est moins effractive et moins inconfortable que la coloscopie habituelle, car on n’insère pas de coloscope dans l’intestin. Cet examen présente certains désavantages, comme une exposition à la radiation, le fait de devoir se déplacer jusqu’à un centre qui possède l’équipement et l’incapacité de la TDM à trouver de très petits polypes. On doit mener d’autres recherches pour connaître le rôle que pourrait jouer la coloscopie virtuelle dans le dépistage du cancer colorectal (Clinical Radiology, PMID 26145187; Journal of the National Comprehensive Cancer Network, PMID 26285241; Endoscopy, PMID 28107763).

L’endoscopie par capsule (aussi appelée endoscopie du côlon par PillCam ou coloscopie par capsule) peut être utilisée comme test de dépistage du cancer colorectal. Pour cet examen, vous avalez une minuscule pilule (capsule) qui contient une caméra. La caméra prend des clichés tout le long de son parcours dans le tube digestif jusqu’à son évacuation du corps. Les médecins examinent les clichés afin de savoir s'il y a des polypes ou des régions anormales dans le côlon ou le rectum. Votre intestin doit être le plus vide possible pour cet examen. Alors l’un des désavantages de la préparation à l’endoscopie par capsule comparativement à la préparation à une endoscopie standard est que vous pourriez devoir prendre plus de laxatifs à l’approche de l’heure de l’examen. L’endoscopie par capsule ne semble pas aussi efficace que la coloscopie pour détecter les polypes ou les anomalies. La plupart des recherches laissent entendre que l’endoscopie par capsule est plus efficace après un test de dépistage fécal positif comme la RSOS et le TIRSOS. Elle peut aussi être une bonne alternative à la coloscopie habituelle chez les personnes qui ne peuvent pas passer ce test (Annals of Translational Medicine, PMID 27867950, PMID 28567375; Clinical Gastroenterology and Hepatology, PMID 27165469, PMID 26133904; Gastroenterology, PMID 25620668).

Les analyses sanguines qui permettent de dépister le cancer colorectal sont une alternative au dépistage du cancer colorectal dans les échantillons de selles que vous devez prélever à la maison. Ces analyses sanguines permettent de rechercher certains biomarqueurs dans le sang. Quand la quantité d’un biomarqueur a changé, cela peut révéler un cancer ou un état précancéreux. Si le résultat de l’analyse sanguine est positif, cela peut laisser entendre que votre risque d’être atteint d’un cancer colorectal est plus élevé que la moyenne. SEPT9 est un exemple d’analyses sanguines que les chercheurs évaluent pour le dépistage et le diagnostic du cancer colorectal. Lorsqu’on l’associe à l’analyse de selles, comme le TIRSOS, SEPT9 semble améliorer le dépistage. SEPT9 peut aussi être efficace pour établir un pronostic et surveiller la réaction au traitement, mais on doit mener plus de recherches à ce sujet. SEPT9 et d’autres analyses sanguines visant à dépister le cancer colorectal commencent à être disponibles au Canada, mais ils ne font actuellement pas partie de programmes de dépistage provinciaux et territoriaux (Cancer Biomarkers, PMID 28128742; Clinical and Translational Gastroenterology, PMID 28102859).

Le dépistage précoce chez les jeunes survivants au cancer qui ont reçu une radiothérapie à l’abdomen ou au bassin pourrait aider à prévenir l’apparition du cancer colorectal. Les survivants au cancer qui ont reçu une radiothérapie à l’abdomen ou au bassin risquent davantage d’avoir un cancer colorectal. Les résultats d’essais cliniques démontrent que ces personnes devraient passer un test de dépistage précoce du cancer colorectal afin de prévenir la maladie (Gut, PMID 27411369).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le dépistage et la détection précoce du cancer.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le cancer colorectal. Des chercheurs tentent également de trouver comment aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

Les biomarqueurs sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l’ADN et l’ARN, qui sont naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans les liquides corporels comme le sang et l’urine ou encore dans les tissus qu’on a prélevés sur le corps. Une mutation génétique ou un changement de la quantité normale d’un biomarqueur peut signifier qu’une personne est atteinte d’un certain type de cancer. Le dosage des biomarqueurs peut aussi aider les médecins à établir le pronostic ou la réaction au traitement d’une personne atteinte d’un cancer colorectal. Des chercheurs évaluent les biomarqueurs suivants pour voir si ces substances peuvent aider les médecins à poser un diagnostic, à établir un pronostic et à déterminer quels traitements seront bénéfiques pour une personne atteinte du cancer colorectal :

Les tests fondés sur les gènes détectent les différences entre les gènes normaux et les gènes qui ont été modifiés, ou mutés, dans les cellules cancéreuses. L’analyse des microréseaux est un type de test fondé sur les gènes qui permet aux chercheurs d’observer de nombreux gènes simultanément afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas. Analyser de nombreux gènes à la fois afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas est appelé profil d’expression génétique. Les chercheurs espèrent que l’élaboration de plus de tests fondés sur les gènes aidera les médecins à déterminer les meilleurs traitements pour certains cancers, dont le cancer colorectal. Les tests fondés sur les gènes aideront aussi les médecins à adapter plus de traitements au cancer de chaque personne en fonction de leur constitution génétique (Journal of Hematology and Oncology, PMID 28179005; Cancer, PMID 29338072; Journal of Clinical Oncology, PMID 28486044; Journal of the National Cancer Institute, PMID 29370427).

La biopsie liquide est une analyse effectuée pour chercher des cellules cancéreuses (cellules tumorales circulantes) ou des brins d’ADN tumoral (ADN tumoral circulant) dans le sang ou d’autres liquides corporels. Certaines recherches démontrent que l’analyse du sang en vue de détecter des cellules cancéreuses peut aider les médecins à établir un pronostic et à déterminer le meilleur traitement chez les personnes atteintes d’un cancer colorectal métastatique (Oncotarget, PMID 27852040; Gut, PMID 28790159).

Être physiquement actif peut améliorer le pronostic. Les chercheurs ont constaté que les personnes qui étaient physiquement actives avant et après un diagnostic de cancer colorectal risquaient moins de mourir de cette maladie que les personnes qui ne le sont pas (Oncotarget, PMID 27437765). Un essai clinique de phase 3 qui est en cours porte sur le niveau d’activité physique et le taux de survie sans récidive de personnes ayant été traitées pour un cancer du côlon de stade 2 ou 3. Lors de cet essai clinique, on tente de savoir jusqu’à quel point il est efficace de fournir aux participants du matériel éducatif sur la santé en plus de leur faire suivre un programme d’activité physique comparativement au recours seulement au matériel éducatif sur la santé (CanadianCancerTrials.ca, NCT00819208).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer colorectal. Les progrès effectués dans le traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une amélioration de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer colorectal.

Chirurgie par laparoscopie

Lors de la chirurgie par laparoscopie, on se sert d’un instrument mince semblable à un tube muni d’une lumière et d’une caméra (laparoscope) pour enlever du tissu ou des organes à travers de petites coupures (incisions chirurgicales). Des chercheurs veulent savoir si la chirurgie par laparoscopie pratiquée pour enlever un cancer du rectum est une bonne alternative à la chirurgie effectuée à travers une plus grande incision faite dans l’abdomen (chirurgie ouverte). La chirurgie par laparoscopie est associée à une moins grande perte de sang et à une hospitalisation de plus courte durée que la chirurgie ouverte. Jusqu’à présent, les résultats ont démontré que la chirurgie par laparoscopie est tout aussi efficace que la chirurgie ouverte pour enlever la tumeur et prévenir la récidive (International Journal of Colorectal Disease, PMID 26847617, PMID 26137968; JAMA, PMID 26441180, PMID 29067426; New England Journal of Medicine, PMID 25830422).

Ultrasons focalisés de haute intensité (UFHI)

Dans le cas du traitement aux UFHI, on a recours à des ondes ultrasonores ciblées pour produire une chaleur intense qui détruit le tissu. Des chercheurs étudient les UFHI comme alternative à la chirurgie pratiquée pour traiter le cancer colorectal qui s’est propagé au foie (Trials, PMID 28166812).

Chimiothérapie

On étudie les agents et les associations chimiothérapeutiques qui suivent comme traitements du cancer colorectal :

Associer la perfusion intra-artérielle hépatique à la chimiothérapie systémique est efficace pour traiter le cancer colorectal qui s’est propagé au foie et qu’on ne peut pas enlever par chirurgie (cancer non résécable) en essais cliniques. Lors de la perfusion intra-artérielle hépatique, on administre la chimiothérapie directement dans les tumeurs au foie par l’artère principale du foie (artère hépatique) (Journal of Surgical Oncology, PMID 29165816).

La chimiothérapie peropératoire est administrée en cours de chirurgie. Des chercheurs l’étudient en essais cliniques comme traitement du cancer colorectal et des métastases au foie (Journal of Cancer Research and Clinical Oncology, PMID 28849265; International Journal of Surgery, PMID 28624558).

La chimiothérapie préopératoire est administrée avant la chirurgie. Des chercheurs l’étudient en essais cliniques afin de savoir si elle est bénéfique avant une opération pratiquée pour enlever un cancer colorectal qui s’est propagé au foie (International Journal of Clinical Oncology, PMID 27752787).

La chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale (CHIP) consiste à réchauffer des agents chimiothérapeutiques dans un dispositif chauffant avant de les faire circuler jusqu’à la cavité péritonéale. Des chercheurs étudient la CHIP en essais cliniques comme traitement du cancer colorectal avancé puisque cette maladie se propage fréquemment au péritoine (Journal of Gastrointestinal Oncology, PMID 26941985; International Journal of Hyperthermia, PMID 28142288; ClinicalTrails.gov, NCT02965248, NCT02830139).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie.

Immunothérapie

L’immunothérapie renforce le système immunitaire ou l’aide à trouver les cellules cancéreuses et à les attaquer. Des chercheurs étudient les types suivants d’immunothérapie pour le cancer colorectal.

Les anticorps monoclonaux sont un type d’immunothérapie ainsi qu’un traitement ciblé. Ils se fixent à des antigènes spécifiques présents à la surface des cellules cancéreuses afin d’aider à les détruire. Des chercheurs évaluent l’efficacité d’anticorps monoclonaux administrés seuls ou associés à d’autres médicaments pour traiter le cancer colorectal.

  • Le ramucirumab (Cyramza) est un anticorps monoclonal qui cible le facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF). Il se révèle prometteur en essais cliniques comme traitement du cancer colorectal (Annals of Oncology, PMID 27573561, PMID 27733377; European Journal of Cancer, PMID 28412590; Lancet Oncology, PMID 25877855).
  • Le labétuzumab govitécan est un conjugué anticorps-médicament qui cible le VEGF. Des essais cliniques démontrent qu’il pourrait être utile pour traiter le cancer colorectal (Journal of Clinical Oncology, PMID 28817371).
  • Le MABp1 est un anticorps monoclonal qui cible l’interleukine et qui se révèle prometteur comme traitement du cancer colorectal (Lancet Oncology, PMID 28094194).

Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire empêchent les cellules cancéreuses d’affecter les cellules du système immunitaire de notre corps. Le système immunitaire s’empêche habituellement d’attaquer les cellules saines en ayant recours à certaines de ses cellules pour fabriquer des protéines spécifiques appelées points de contrôle. Les cellules cancéreuses se servent parfois de ces points de contrôle pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire sont des anticorps monoclonaux qui bloquent les protéines spécifiques des points de contrôle, permettant ainsi aux cellules T (type de globule blanc) d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses. Voici certains inhibiteurs du point de contrôle immunitaire que des chercheurs étudient en essais cliniques comme traitement des cancers colorectaux qui présentent une forte instabilité des microsatellites (MSI-H) :

Les vaccins anticancéreux incitent le système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses présentes dans le corps. Des chercheurs étudient vaccinia ankara-5T4 en essais cliniques afin de savoir si on peut l’employer pour traiter le cancer colorectal (JAMA Oncology, PMID 28880972).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche en immunothérapie.

Traitement ciblé

Les médicaments ciblés ciblent des molécules spécifiques, habituellement des protéines, qui incitent les cellules cancéreuses à croître. Voici certains médicaments ciblés que des chercheurs étudient comme traitement du cancer colorectal :

  • axitinib (Inlyta) (Cancer Investigation, PMID 28426267)
  • fruquintinib (Journal of Hematology and Oncology, PMID 28103904)
  • trastuzumab (Herceptin) et lapatinib (Tykerb) (Lancet Oncology, PMID 27108243)

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé.

Radiothérapie

Des chercheurs étudient de nouvelles façons d’utiliser la radiothérapie dans le traitement du cancer colorectal.

La radiothérapie peropératoire (RPO) est administrée en cours de chirurgie. Cela permet au médecin d’émettre de plus fortes doses de radiation qu’avec la radiothérapie classique. La recherche démontre que la RPO aide à contrôler le développement du cancer. Elle pourrait améliorer la survie des personnes atteintes d’un cancer colorectal qui s’est propagé aux tissus ou aux ganglions lymphatiques situés près d’où la tumeur a pris naissance (cancer localement avancé). Il semble que la RPO est la plus efficace quand on ne peut pas enlever complètement le cancer par chirurgie ou quand les marges chirurgicales sont positives (Radiation Oncology, PMID 28077144; Journal of Surgical Oncology, PMID 24510523).

La radioembolisation associe la radiothérapie à l’embolisation. On l’appelle aussi radiothérapie interne sélective. On administre la radiation directement dans la tumeur grâce à de minuscules billes radioactives appelées microsphères. À l’aide d’un cathéter, ces billes sont insérées dans les vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur, émettant une forte dose de radiation à la tumeur et bloquant aussi l’apport en sang aux cellules cancéreuses. Des chercheurs étudient la radioembolisation en essais cliniques comme traitement des métastases au foie chez des personnes qui ne peuvent pas subir de chirurgie ou dont le cancer colorectal ne réagit pas à la chimiothérapie (European Radiology, PMID 27059858; Annals of Surgical Oncology, PMID 25323474; Journal of Cancer Research and Clinical Oncology, PMID 24318568; Current Treatment Options in Oncology, PMID 27098532; Lancet Oncology, PMID 28781171).

La radioimmunothérapie (RIT) associe la radiothérapie aux anticorps monoclonaux, un type d’immunothérapie. Les anticorps monoclonaux ciblent spécifiquement des cellules cancéreuses. Quand on injecte une RIT dans le corps, l’anticorps monoclonal émet la substance radioactive dans la tumeur (Cancer, PMID 27763687).

La radiothérapie stéréotaxique corporelle (RSC) permet d’émettre une forte dose de radiation à la tumeur en moins de séances que la radiothérapie externe standard. La RSC émet de nombreux faisceaux de radiation de différents angles qui se rencontrent sur la tumeur. La tumeur reçoit donc une forte dose de radiation, alors que le tissu voisin reçoit une faible dose. Cela réduit les effets de la radiation sur le tissu sain entourant la tumeur. Des essais cliniques portent sur l’administration de la RSC comme traitement du cancer colorectal qui s’est propagé au foie (International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, PMID 28871989).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la radiothérapie.

Soins de soutien

Vivre avec le cancer peut être tout un défi sous de nombreux angles. Les soins de soutien peuvent aider les gens à faire face au cancer, à son traitement et aux effets secondaires possibles. Voici des recherches importantes sur les soins de soutien pour le cancer colorectal.

La pleine conscience consiste à vous concentrer sur vos pensées et vos émotions ou à les reconnaître sans les juger ou croire qu’il y a une bonne ou une mauvaise façon de vous sentir. Plusieurs essais cliniques ont démontré que la pleine conscience et la méditation peuvent être utiles pour soulager ou atténuer les effets secondaires du cancer ainsi que pour faire face à de nombreuses émotions qui apparaissent en raison du diagnostic de cancer, comme la peur de la récidive (Cancer, PMID 28387949; Journal of Clinical Oncology, PMID 29095681).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer colorectal. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter ou de traiter le cancer colorectal. L’essai clinique permet d'obtenir des renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer colorectal ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

adénome

Tumeur non cancéreuse, ou bénigne, prenant naissance dans les cellules épithéliales qui tapissent l’intérieur d’organes et de glandes. L’adénome peut devenir cancéreux s’il n’est pas traité.

L’adénome peut être appelé polype adénomateux s’il apparaît dans le tube digestif, ou tractus gastro-intestinal.

acide désoxyribonucléique (ADN)

Molécules à l’intérieur de la cellule qui ont la capacité de programmer l’information génétique. L’ADN détermine la structure, la fonction et le comportement d’une cellule.

coloscopie

Intervention qui consiste à utiliser un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter le côlon.

On peut prélever des cellules ou du tissu pour les examiner au microscope. Les médecins peuvent aussi avoir recours à la coloscopie pour arrêter un saignement ou enlever des polypes.

Le type d’endoscope utilisé pour cette intervention est appelé coloscope.

biomarqueur

Tout changement cellulaire, moléculaire, chimique ou physique qu’on peut mesurer et employer pour étudier un processus normal ou anormal qui se déroule dans le corps. Les biomarqueurs permettent de vérifier le risque d’apparition d’une maladie, la présence d’une maladie, l’évolution d’une maladie ou bien les effets d’un traitement.

L’antigène prostatique spécifique (APS) peut servir de biomarqueur pour le cancer de la prostate et le taux de sucre sanguin peut permettre de surveiller un diabète.

On l’appelle aussi marqueur biologique (un biomarqueur moléculaire peut être appelé marqueur moléculaire ou molécule signature).

cavité péritonéale

Espace compris entre le péritoine pariétal (membrane qui tapisse les parois de l’abdomen et du bassin) et le péritoine viscéral (membrane qui recouvre et soutient la plupart des organes dans l’abdomen).

péritoine

Membrane qui tapisse les parois internes de la cavité abdominale et pelvienne (péritoine pariétal) et qui recouvre et soutient la plupart des organes abdominaux (péritoine viscéral).

marge

Partie de tissus normaux entourant une tumeur qui est enlevée en même temps que la tumeur durant la chirurgie.

La marge chirurgicale peut être décrite comme étant négative ou saine si aucune cellule cancéreuse n’est détectée sur le bord du tissu prélevé. Elle peut être décrite comme étant positive ou atteinte si des cellules cancéreuses sont détectées sur le bord du tissu, ce qui signifie que les cellules cancéreuses n’ont pas toutes été enlevées.

embolisation

Intervention qui consiste à bloquer ou à ralentir l’apport en sang à des tissus ou à un organe.

L’embolisation peut être utilisée pour bloquer la circulation sanguine vers une tumeur de manière à entraîner la mort des cellules cancéreuses.

cathéter

Tube flexible utilisé pour introduire des liquides dans le corps ou en retirer.

Un cathéter intraveineux, par exemple, permet d’introduire un liquide dans le corps par une veine et un cathéter urinaire, ou sonde urinaire, sert à évacuer à l'extérieur du corps l'urine qui est dans la vessie.

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