Faire face quand votre enfant a le cancer

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Cancers secondaires

Les personnes ayant été traitées pour un cancer au cours de leur enfance risquent d’être un jour atteintes d’un cancer secondaire. Le cancer secondaire peut apparaître des mois ou des années après le traitement du premier cancer.

En général, les bienfaits du traitement d'un enfant atteint de cancer surpassent largement le risque de développer un cancer secondaire dû au traitement. Le risque d'apparition d'un deuxième cancer diffère pour chaque enfant selon le type de cancer, les traitements reçus et ses choix de vie.

Qui est à risque?

Le risque d'apparition d'un cancer secondaire n'est pas le même pour tous les survivants au cancer chez l'enfant. De nombreux facteurs différents affectent le risque, dont ceux qui suivent.

Facteurs de risque généraux

Les facteurs qui suivent peuvent affecter le risque qu’une personne soit atteinte d’un cancer secondaire après avoir été atteinte d’un cancer infantile :

  • sexe (les filles et les femmes risquent davantage d’être atteintes d’un cancer secondaire)
  • âge (risque accru pour les enfants plus jeunes au moment du diagnostic et du traitement de leur premier cancer)
  • type du premier cancer
  • types de traitements reçus
  • certains syndromes génétiques, y compris la neurofibromatose, le syndrome de Li-Fraumeni, la polypose familiale ou la forme génétique du rétinoblastome

Type de cancer

Les personnes qui ont déjà été atteintes des types de cancer suivants au cours de leur enfance risquent davantage d’avoir un cancer secondaire :

  • lymphome hodgkinien et lymphome non hodgkinien
  • rétinoblastome héréditaire
  • sarcome des tissus mous
  • neuroblastome
  • leucémie
  • tumeur de Wilms
  • cancer des os (ostéosarcome ou sarcome d’Ewing)
  • tumeur au cerveau ou à la moelle épinière

Traitements du cancer

Les traitements qui suivent peuvent aussi faire augmenter le risque de cancer secondaire :

  • agents chimiothérapeutiques, en particulier les agents alkylants
  • radiothérapie

Le risque de cancer secondaire est plus élevé pour les régions qui ont été traitées par radiothérapie. Le risque est aussi plus élevé si la radiothérapie a été administrée à la tête ou si on a fait une irradiation corporelle totale (ICT) avant une greffe de cellules souches. La radiothérapie et la chimiothérapie administrées ensemble peuvent aussi faire augmenter le risque de cancer secondaire.

Causes

La radiothérapie et la chimiothérapie peuvent avoir des effets carcinogènes, c’est-à-dire qui causent le cancer. Pour l’un ou l’autre de ces deux types de traitement, le risque de cancer secondaire est lié à la dose totale reçue. Le risque est encore plus grand si la radiothérapie et la chimiothérapie sont administrées ensemble.

Les enfants dont le risque est élevé sont entre autres ceux qui ont reçu une chimiothérapie associée à :

  • des agents alkylants, y compris la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), l’ifosfamide (Ifex) et la méchloréthamine (moutarde à l'azote, Mustargen)
  • des anthracyclines, y compris la doxorubicine (Adriamycin) et la daunorubicine (Cerubidine, Daunomycin)
  • d’autres médicaments, y compris les inhibiteurs de la topoisomérase II comme l'étoposide (Vepesid, VP-16) ou le téniposide (Vumon, VM-26)

Le risque d’apparition d’un cancer secondaire attribuable à la radiothérapie est plus élevé si :

  • on administre une forte dose de radiothérapie à une grande région du corps
  • la radiothérapie est administrée à un jeune âge

Si le cancer secondaire est la leucémie, celui-ci se manifeste habituellement au cours des 10 ans qui suivent le traitement du cancer d’origine. Si le cancer secondaire se produit après une radiothérapie, il apparaît habituellement 10 ans ou plus après le traitement du cancer d’origine.

Types de cancers secondaires

Les types de cancers secondaires les plus courants après le traitement d’un cancer chez l’enfant comprennent les suivants :

  • La leucémie aiguë myéloblastique (LAM) peut apparaître après un traitement de chimiothérapie.
  • Le cancer du sein et le cancer du poumon peuvent apparaître après une radiothérapie au thorax.
  • Le cancer de la thyroïde peut apparaître après une radiothérapie au cou, un traitement à l’iode radioactif ou une irradiation corporelle totale (ICT).
  • Une tumeur au cerveau peut apparaître après une radiothérapie à la tête.
  • Le sarcome osseux ou le sarcome des tissus mous peut apparaître dans la région où la radiothérapie a été administrée.
  • Le cancer de l’estomac, le cancer du foie ou le cancer colorectal peut apparaître après une radiothérapie à l’abdomen.
  • Le cancer de la peau autre que le mélanome (qui survient plus souvent que le mélanome de la peau) peut apparaître après une radiothérapie.
  • Le mélanome de la peau peut apparaître après une radiothérapie.
  • La leucémie myéloïde chronique (LMC) peut apparaître après une radiothérapie.
  • Le cancer de la cavité buccale peut apparaître après une chimiothérapie ou si la personne a des antécédents de réaction chronique du greffon contre l’hôte (GVH) survenue à la suite de la greffe de cellules souches.

Symptômes

Les signes et symptômes qui suivent pourraient laisser croire à la présence d’un cancer secondaire :

  • tendance aux ecchymoses ou aux saignements
  • pâleur
  • lassitude excessive
  • douleur osseuse
  • grains de beauté qui changent
  • lésions qui ne guérissent pas
  • masses
  • difficulté à avaler
  • défécation douloureuse
  • sang dans les selles
  • mictions douloureuses
  • sang dans l'urine
  • essoufflement
  • sang dans les expectorations
  • régions décolorées ou lésions dans la bouche qui ne guérissent pas
  • maux de tête constants ou récurrents
  • changement de la vision
  • nausées ou vomissements matinaux qui se manifestent sur une base régulière

Si vous avez reçu un traitement pour un cancer infantile, vous devriez mentionner à votre médecin tout symptôme nouveau ou persistant.

Réduction du risque

Les personnes qui sont traitées pour un cancer infantile peuvent contribuer à réduire leur risque de cancer secondaire en faisant ce qui suit :

  • ne pas fumer et éviter de consommer toute forme de tabac
  • adopter une alimentation bien équilibrée
  • maintenir un poids santé
  • faire de l’activité physique régulièrement
  • se protéger du soleil

Suivi

Toutes les personnes traitées pour un cancer infantile doivent avoir un suivi régulier. Il est important de conserver de façon permanente les dossiers détaillés des traitements reçus au cours de l’enfance. Partager cette information avec vos médecins peut les aider à faire de meilleurs choix en matière de tests de dépistage.

Le suivi peut comporter la surveillance ou des tests de dépistage pour savoir s'il n'y a pas de cancers secondaires qui apparaissent. Si vous avez reçu un traitement pour un cancer infantile, vous devriez avoir un examen physique chaque année.

Les examens de suivi dépendent des traitements du cancer que vous avez reçus dans le passé et peuvent comprendre notamment les suivants :

  • formule sanguine complète (FSC), réalisée habituellement chaque année pendant 10 ans chez les personnes traitées pour la leucémie chez l'enfant
  • examen de la peau, réalisé pour vérifier s’il y a des signes de cancer de la peau comme des bosses ou des taches dont la taille, la forme, la couleur ou la texture sont anormales, en particulier dans la région où la radiothérapie a été administrée
  • examen clinique des seins, effectué à partir de la puberté par le médecin ou un autre professionnel de la santé afin de sentir s’il y a des masses ou toute autre chose qui semble inhabituelle chez les femmes qui ont eu une radiothérapie au thorax
  • mammographie, réalisée chez les femmes qui ont eu une radiothérapie au thorax et qui n’ont pas des seins denses, habituellement à partir de la 8e année après le traitement ou de l’âge de 25 ans, selon ce qui arrive le plus tard
  • IRM, réalisée chez les femmes qui ont eu une radiothérapie au thorax et qui ont des seins denses, habituellement à partir de la 8e année après le traitement ou de l’âge de 25 ans, selon ce qui arrive le plus tard
  • coloscopie, réalisée pour observer l’intérieur du rectum et du côlon afin de vérifier la présence de polypes, de régions qui semblent anormales ou de signes de cancer chez les personnes qui ont reçu une radiothérapie à l’abdomen, au bassin ou à la colonne vertébrale, habituellement à partir de la 10e année après le traitement ou de l’âge de 35 ans, selon ce qui arrive le plus tard

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Histoires

Donna Blundon Curieusement, cette période parmi les plus sombres de ma vie a aussi été au nombre des plus enrichissantes, et c’est à Daffodil Place que je le dois.

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