Faire face quand votre enfant a le cancer

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Parler à votre enfant selon son âge

Les enfants, selon leur âge et leur stade de développement, comprennent le cancer différemment. Leurs émotions et leurs réactions face au diagnostic de cancer et au traitement à venir diffèrent. Les membres de l’équipe de soins, comme les médecins, les infirmières, les travailleurs sociaux et les spécialistes du milieu de l’enfant, peuvent vous aider à parler à votre enfant d’une manière qui soit adaptée à son âge et à sa compréhension. Dites à votre enfant que les membres de l’équipe de soins sont là pour l’aider et qu’ils sont des gens à qui il peut faire confiance.

Bébés

Un bébé est trop jeune pour vraiment comprendre ce qui se passe, mais vous pouvez quand même trouver utile de lui parler. Être séparé de ses parents peut perturber un bébé, mais si vous avez un ton de voix apaisant et si vous restez calme, cela vous aidera, vous et votre bébé, à traverser ce moment. Assurez votre enfant de votre présence. D’un ton apaisant, vous pouvez dire à votre bébé « Tu es malade. Les médecins vont te donner des médicaments pour t’aider à aller mieux. Tu dois dormir à l’hôpital, mais je serai avec toi. »

Tout-petits (1 à 2 ans)

Le tout-petit ne comprend pas une maladie telle que le cancer puisqu'il ne peut ni la voir ni la toucher. Il est souvent soucieux de ce qui lui arrive. Il peut avoir peur d’être séparé de ses parents. Il risque de craindre les tests médicaux qu’il n’est pas en mesure de comprendre.

Le tout-petit a besoin qu’on lui explique ce qui va se passer dans des mots simples, clairs et rassurants. On devrait dire à l'enfant qu'il va à l'hôpital quand c'est le cas. On devrait lui dire s’il doit être séparé de vous pour un examen spécial ou une chirurgie. Vous devrez parfois lui dire que vous quittez l’hôpital mais qu’un autre membre de la famille sera avec lui. Être franc avec votre tout-petit l’aidera aussi à traverser certains moments difficiles.

Soyez franc avec votre enfant si une intervention lui fera mal. Dire à votre enfant que les aiguilles piquent et que ce n'est pas grave de pleurer lui fait savoir que vous comprenez et acceptez ce qu'il ressent. Votre franchise l'aide aussi à vous faire confiance.

Le tout-petit ne sait pas encore comment son corps fonctionne, et il pense parfois que c’est lui qui provoque les choses. Il peut penser « Je suis malade parce que je n’ai pas été gentil. » Utilisez des mots très simples, des jouets et des livres pour l’aider à comprendre ce qui lui arrive.

Enfants d’âge préscolaire (3 à 5 ans)

L’enfant d’âge préscolaire est plus en mesure de comprendre des notions simples sur son corps et la maladie. Il a tendance à regarder les choses d'un point de vue (le sien) et à croire que le monde tourne autour de lui. Il lie également les événements à une seule chose. L’enfant de cet âge peut penser que sa maladie est causée par une action spécifique, comme ne pas avoir mangé son lunch. C'est pourquoi il croit souvent que la guérison se fera automatiquement ou s'il suit les règles.

Un enfant de cet âge a besoin qu'on le rassure en lui disant qu'il n'a rien fait pour causer sa maladie. Ni la maladie ni le traitement ne sont une punition parce qu’il a fait quelque chose de mal. On devrait dire au tout-petit qu'il va à l'hôpital quand c'est le cas. On devrait lui dire s’il doit être séparé de vous pour un examen spécial ou une chirurgie. Vous devrez parfois lui dire que vous quittez l’hôpital mais qu’un autre membre de la famille sera avec lui. Être franc avec votre tout-petit l’aidera aussi à traverser certains moments difficiles.

Il arrive souvent aussi que l’enfant de cet âge ait peur de la douleur. Expliquez-lui les interventions médicales avec franchise et réalisme. Rappelez-lui qu'il subit tous ces examens et ces traitements pour aller mieux. Dites-lui également que les médecins et les infirmières tenteront de rendre les tests et les traitements moins douloureux.

Il est aussi important de lui donner des explications simples sur le cancer. Des histoires qui font un lien entre cette maladie et des notions familières aident à expliquer le diagnostic. Ces comparaisons peuvent être adaptées au type spécifique de cancer dont l'enfant est atteint. Le tout-petit est en mesure de comprendre que quelque chose fait mal (« aïe ») ou que quelqu’un est malade. Vous pourriez, par exemple, expliquer le cancer en lui disant qu’une partie de son corps est malade ou que des cellules dans son corps n’agissent pas de la même façon que les autres cellules. Prendre les médicaments aidera à réparer les cellules de sorte qu’elles agiront comme elles le devraient. Votre équipe de soins peut vous recommander des livres pour aider votre enfant à comprendre ce qui se passe dans son corps.

Prêtez attention aux émotions de votre enfant en écoutant ce qu’il dit et en le regardant jouer. L’enfant mime souvent ses émotions et ses idées avec des jouets et des jeux. Le tout-petit trouve souvent difficile d’exprimer ses sentiments en mots. Il les révèle souvent dans son comportement, en agissant plus jeune que son âge, en étant agressif ou en se collant à vous.

Enfants d’âge scolaire (6 à 12 ans)

L'enfant d’âge scolaire est en mesure de comprendre une explication plus détaillée du cancer. Il est encore limité par ses propres expériences mais commence à comprendre les relations de cause à effet : si vous avez faim et que vous mangez, par exemple, vous n’aurez plus faim. L’enfant d’âge scolaire est donc plus en mesure de comprendre qu’il ira mieux s'il prend des médicaments et s'il fait ce que l’équipe médicale lui demande.   

L’explication du cancer à un enfant de cet âge peut être plus détaillée mais devrait comprendre des situations familières. Les comparaisons peuvent aussi être utiles. Vous pouvez lui dire que le corps est composé de nombreux types différents de cellules et que ces cellules sont si petites qu’on a besoin d’un microscope (grosse loupe) pour les voir. Les différents types de cellules ont diverses tâches à accomplir. Tout comme les gens, ces cellules doivent travailler ensemble pour que l'ouvrage se fasse. On peut décrire les cellules cancéreuses comme des cellules qui ne font pas leur travail comme les autres cellules. Elles prennent la place des autres cellules et ne respectent pas les règles. Le traitement aide à se débarrasser des cellules cancéreuses afin que les autres cellules puissent de nouveau travailler ensemble. Votre équipe de soins peut vous recommander des livres pour aider votre enfant à comprendre ce qui se passe dans son corps.

L’enfant de cet âge peut avoir peur de la douleur. Dites-lui franchement ce qu’il peut éprouver lors d’un test ou d’une intervention, ce qu’il risque d’entendre (un gros boum par exemple) et de voir, comme une lumière vive. Expliquez-lui également qu’il peut y avoir des façons d’atténuer la douleur lors d’un test ou d’un traitement.

L’enfant d’âge scolaire entendra des messages sur le cancer provenant aussi d’autres sources comme l’école, le Web et la télévision. Incitez-le à partager avec vous toute information qu’il a apprise afin que vous puissiez en discuter plutôt qu’il ne s’inquiète seul dans son coin. Dites-lui qu’il peut poser n’importe quelle question à son équipe de soins ou à vous.

Adolescents

L’adolescent peut comprendre des explications plus complexes du cancer et pourrait avoir de nombreuses questions détaillées. L’adolescent est plus susceptible de penser au cancer en termes de symptômes spécifiques, comme la lassitude, et de limites imposées à ses activités quotidiennes. Mais il saisit également les raisons de ses symptômes. Il peut croire qu'il a causé son cancer. Rassurez votre adolescent sur le fait qu’il n’a pas causé le cancer. Incitez-le à en apprendre davantage sur le type de cancer dont il est atteint. Il peut discuter avec son équipe de soins, lire, regarder des vidéos ou parler avec d’autres jeunes qui vivent une situation semblable.

L’adolescent peut être en mesure de donner son propre consentement aux traitements. Puisqu’il commence à prendre des décisions dans d’autres domaines de sa vie, il pourrait vouloir faire de même pour certains de ses soins de santé. Il est possible que l’équipe de soins discute avec votre adolescent sans que vous ne soyez présent. Essayez de trouver le juste milieu avec votre adolescent. Il voudra peut-être prendre parfois part aux décisions et à d’autres moments ne pas vouloir avoir trop d’informations et souhaiter que ses parents s’en chargent. Demandez-lui toujours ce qu’il préfère.

Répondez aux questions de votre adolescent le plus ouvertement et le plus franchement possible. Essayez de discuter des effets secondaires possibles avant qu’ils ne se manifestent. Les adolescents veulent être comme leurs amis, et ils sont souvent très préoccupés par leur apparence. Ils peuvent vraiment s’inquiéter des effets secondaires comme la perte de cheveux ou la perte ou le gain de poids.

Donnez-lui du temps et laissez-le un peu tranquille pour qu’il fasse face à ses émotions.  L’adolescent peut donner à ses parents l’impression qu’il ne souhaite pas leur présence. Mais en même temps, il a besoin de savoir que vous êtes là, à prendre soin de lui. Il peut être difficile de faire le juste équilibre entre le soutien à votre enfant et son besoin d’intimité. Il est possible qu’il ne veule pas montrer ses sentiments ou en parler. De nombreux adolescents préféreraient parler à leurs amis ou trouver eux-mêmes l’information. S’il ne veut pas vous parler, aidez-le à rester en contact avec ses amis ou d’autres adultes qui peuvent l’aider. Incitez-le à discuter avec son équipe de soins d’informations qu’il a trouvées lui-même.

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