Faire face quand votre enfant a le cancer

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Évaluation de la douleur par âge et par stade de développement

L’équipe de soins de santé évalue la douleur de votre enfant en fonction de son âge et de son stade de développement. Lors d’une évaluation habituelle, on demande à l’enfant de décrire sa douleur et on utilise des outils permettant de la mesurer. On prête également attention aux comportements de l’enfant, comme ses expressions faciales, et à la façon dont son corps réagit à la douleur (hausse de sa fréquence cardiaque par exemple). Ces mesures aident également l’équipe de soins à évaluer la douleur chez un enfant qui a un retard de développement ou qui ne peut pas parler de sa douleur pour d’autres raisons.

Nourrissons (0 à 1 an)

La meilleure façon d'évaluer la douleur d'un bébé est d’observer comment il se comporte. L’échelle FLACC (pour faces, legs, activity, cry et consolability, soit expressions faciales, jambes, activité, pleurs et consolabilité) est un outil facile à utiliser qui aide à mesurer la douleur d'un enfant trop jeune pour parler. C’est une liste de points à vérifier qui permet d'évaluer la douleur en observant les expressions faciales, les mouvements du corps, la posture du corps, les pleurs, l'activité et l'apparence de l'enfant. Elle est la plus efficace dans le cas d'une douleur aiguë de courte durée et on peut y avoir recours auprès des enfants de 2 mois seulement.

Un bébé peut montrer sa douleur en :

  • donnant des coups de pied et en agitant ses bras;
  • arquant son corps;
  • ayant le corps rigide;
  • faisant différentes expressions faciales;
  • pleurant, criant ou gémissant;
  • remontant ses genoux sur son thorax;
  • s’énervant facilement;
  • ne mangeant pas;
  • ne dormant pas;
  • n'étant pas facilement réconforté;
  • montrant des signes de tristesse ou de colère.

Tout-petits (1 à 2 ans)

Les tout-petits peuvent habituellement décrire leur douleur et parfois en expliquer la cause. Même ceux qui ne parlent pas encore ou qui ont un langage limité peuvent généralement dire jusqu’à quel point ils ont mal, où se trouve la douleur et à quoi elle ressemble. Si possible, incitez votre enfant à exprimer sa douleur avec des mots qu'il comprend, comme « bobo », « aïe » ou « mal ». L'enfant peut être plus en mesure d’exprimer sa douleur à l’un de ses parents puisqu'un lien de confiance est déjà établi entre eux et qu'ils ont leur propre langage.

L'évaluation de la douleur chez le tout-petit peut comporter les éléments suivants :

  • utilisation d'une échelle des visages qui indiquent l'intensité de la douleur
  • utilisation d'une poupée pour indiquer où se trouve la douleur
  • observation des comportements ou questions sur leurs comportements

L’équipe de soins prête attention aux comportements suivants ou pose des questions aux parents sur ceux-ci :

  • pleurer ou crier beaucoup
  • donner des coups de pied et agiter les bras
  • protéger un de ses membres ou une autre partie de son corps ou bien le tirer vers lui
  • refuser son activité, son jouet ou son aliment préféré
  • ne pas parvenir à dormir
  • résister physiquement (repousser une aiguille ou un médecin par exemple)
  • agir comme un enfant plus jeune ou devenir collant
  • ne pas coopérer

Enfants d’âge préscolaire (3 à 5 ans)

Les enfants d'âge préscolaire peuvent habituellement exprimer l'intensité de leur douleur. Il est possible qu'ils doivent être incités à le faire par quelqu'un qui prendra le temps de les écouter. Certains enfants d'âge préscolaire peuvent voir la douleur comme une punition, alors il est important de les encourager à vous dire comment ils se sentent et de les rassurer en leur disant qu’ils n’ont rien fait de mal.

L'évaluation de la douleur chez l’enfant d’âge préscolaire peut comporter les éléments suivants :

  • utilisation d'une échelle des visages qui indiquent l'intensité de la douleur
  • utilisation d'une poupée pour indiquer où se trouve la douleur
  • observation des comportements ou questions sur leurs comportements

L’équipe de soins prête attention aux comportements suivants ou pose des questions aux parents sur ceux-ci :

  • pleurer ou crier beaucoup
  • donner des coups de pied et agiter les bras
  • protéger un de ses membres ou une autre partie de son corps ou bien le tirer vers lui
  • refuser son activité, son jouet ou son aliment préféré
  • ne pas parvenir à dormir
  • résister physiquement (repousser une aiguille ou un médecin par exemple)
  • agir comme un enfant plus jeune
  • ne pas coopérer
  • devenir collant et demander des étreintes et des baisers

Enfants d’âge scolaire (6 à 12 ans)

Les enfants d'âge scolaire sont en mesure de parler plus clairement de leur douleur. Ceux qui sont plus âgés comprennent habituellement très bien la douleur et peuvent donner des détails. Ils saisissent que la douleur est généralement causée par une blessure, qu'elle ne durera pas et qu'il y a des façons de la traiter.

En essayant d’évaluer la douleur, il est important de se rappeler que les garçons âgés de 8 à 11 ans peuvent être moins en mesure d’exprimer leur douleur que les filles du même âge. À cet âge, un enfant peut aussi être influencé par des croyances culturelles. Ces croyances peuvent vouloir dire que l’enfant n’est pas aussi disposé à parler de sa douleur ou que la douleur est quelque chose qu’il doit tolérer.

L'évaluation de la douleur chez l’enfant d’âge scolaire peut comporter les éléments suivants :

  • utilisation d'une échelle de la douleur (échelle numérique, échelle des visages ou échelle visuelle analogue) pour indiquer l'intensité de la douleur
  • les mains de l’enfant qui montrent jusqu'à quel point sa douleur est grande
  • observation des comportements ou questions sur leurs comportements

L’équipe de soins prête attention aux comportements suivants ou pose des questions aux parents sur ceux-ci :

  • devenir plus collant et demander des étreintes et des baisers
  • protéger un de ses membres ou une autre partie de son corps ou bien le tirer vers lui
  • refuser son activité, son jouet ou son aliment préféré
  • ne pas coopérer
  • ne pas parvenir à dormir ou faire des cauchemars
  • résister physiquement (repousser une aiguille ou un médecin par exemple)
  • éviter certaines situations
  • avoir les poings serrés, les dents qui grincent, les membres contractés, de la tension musculaire, le corps raide, les yeux fermés ou le front plissé
  • avoir des changements de l'appétit, des activités ou des habitudes de sommeil
  • agir comme un enfant plus jeune

Adolescents

Avant l’adolescence, la plupart des enfants ont déjà éprouvé la douleur à quelques reprises et la comprennent assez bien. Ils peuvent même savoir comment leur état émotionnel influence l’intensité de leur douleur ou la façon dont elle peut être soulagée. Les adolescents peuvent utiliser la plupart des méthodes d'auto-évaluation de la douleur employées par les adultes. Mais ils pourraient ne pas vouloir exprimer leur douleur parce que quand ils l’ont fait par le passé, on leur a dit de ne pas se plaindre ou d’être plus fort.

Le comportement d'un adolescent peut être grandement influencé par ses parents et par les jeunes de son âge. L’adolescent peut nier la douleur en présence d’amis. Il est possible que l’équipe de soins doive lui parler en privé pour obtenir une image plus précise de sa douleur.

Quand un adolescent a mal, il peut afficher les comportements suivants :

  • son appétit, ses activités ou ses habitudes de sommeil changent
  • il éprouve une tension musculaire
  • il agit comme un enfant plus jeune
  • il ne parvient pas à dormir

Enfants handicapés

Il peut être difficile pour un enfant handicapé, ses parents ou son équipe de soins d'évaluer sa douleur. L'évaluation peut comporter les éléments suivants :

  • observer l’humeur de l'enfant (il est grincheux par exemple)
  • observer comment il agit (il cherche à être réconforté ou fait des gestes pour indiquer la partie de son corps qui lui fait mal par exemple)
  • vérifier tout changement par rapport aux yeux (il évite le contact visuel ou semble distrait par exemple)
  • surveiller tout changement de son niveau d'activité
  • observer s’il pleure ou s’il halète

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