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Cancer du col de l’utérus

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États précancéreux du col de l'utérus

Un état précancéreux du col de l’utérus est caractérisé par des changements subis par les cellules du col qui les rendent plus susceptibles d’évoluer en cancer. Cet état n’est pas encore un cancer, mais il risque fortement de se transformer en cancer du col de l’utérus s’il n’est pas traité. Quand on ne traite pas l’état précancéreux du col de l’utérus, jusqu’à 10 ans ou plus peuvent être nécessaires pour qu’il se transforme en cancer du col de l’utérus, mais cela prend parfois moins de temps.

Les états précancéreux du col de l’utérus prennent naissance dans une région appelée zone de transformation. C’est là qu’un type de revêtement (cellules cylindriques glandulaires) se transforme constamment en un autre (cellules malpighiennes). La transformation des cellules cylindriques en cellules malpighiennes est un processus normal, mais il rend les cellules plus sensibles aux effets du virus du papillome humain (VPH).

Les changements précancéreux du col de l’utérus sont assez fréquents. Ils peuvent apparaître à tout âge mais le font le plus souvent chez les femmes dans la vingtaine et la trentaine.

L’infection au virus du papillome humain (VPH) est le facteur de risque principal des changements précancéreux du col de l’utérus et du cancer du col de l’utérus.

Types d’états précancéreux

Les états précancéreux du col de l’utérus sont décrits en fonction du degré d’anomalie de l’apparence des cellules observées au microscope et de la gravité des changements cellulaires. On les regroupe selon le type de cellule qui est anormal.

Cellules malpighiennes anormales

La plupart des médecins utilisent le système de Bethesda pour décrire les changements anormaux subis par les cellules malpighiennes dans lequel ils sont appelés lésions malpighiennes intra-épithéliales (SIL). Certains médecins utilisent les termes néoplasie intra-épithéliale cervicale (CIN) ou dysplasie cervicale, qui sont d’anciennes expressions employées pour classer les changements du col de l’utérus.

Les lésions malpighiennes intra-épithéliales (SIL) sont de bas grade ou de haut grade. Les SIL de bas grade sont des LSIL. Les LSIL n’affectent que les cellules qui sont à la surface ou près de la surface du revêtement du col de l’utérus. Les SIL de haut grade sont des HSIL. Cela signifie que des cellules plus en profondeur dans le revêtement du col de l’utérus ont subi des changements plus importants.

SIL, CIN et dysplasie cervicale
Lésion malpighienne intra-épithéliale (SIL)Néoplasie intra-épithéliale cervicale (CIN)Dysplasie cervicaleDescription

SIL de bas grade (LSIL)

CIN I

légère

On observe des changements précoces dans les cellules, donc leur apparence diffère un peu de celle des cellules normales.

On considère que les cellules sont légèrement anormales.

SIL de haut grade (HSIL)

CIN II

CIN III

modérée/sévère

On observe des changements marqués de la taille et de la forme des cellules, alors leur apparence diffère de celle des cellules normales.

On considère que les cellules sont anormales.

Les changements subis par les cellules engendrent une hausse du risque d’évolution en cancer ou peuvent signifier qu’il y a un cancer sous-jacent.

La CIN III comprend aussi le carcinome in situ (cancer de stade très précoce dont les cellules n’ont pas encore envahi les tissus voisins).

Cellules glandulaires anormales

Les cellules glandulaires atypiques (AGC) et l’adénocarcinome in situ (AIS) sont caractérisés par des changements subis par les cellules glandulaires du col de l’utérus. Ces états ne sont pas classés.

Changements dans les cellules glandulaires
Anomalies des cellules glandulaires (système de Bethesda)Description

Cellules glandulaires atypiques (AGC)

Les cellules glandulaires de l’endocol ne semblent pas normales.

Les changements subis par les cellules engendrent une hausse du risque d’évolution en cancer ou peuvent signifier qu’il y a un cancer sous-jacent.

Adénocarcinome in situ (AIS)

On observe des cellules cancéreuses dans l’endocol. Les cellules cancéreuses sont préinvasives, ce qui signifie qu’elles ne se sont pas propagées aux tissus plus profonds du col de l’utérus ou au tissu voisin.

Facteurs de risque

Le VPH est le plus important facteur de risque des états précancéreux du col de l’utérus. Avoir plus d’un partenaire sexuel accroît votre risque d’attraper le VPH. Les facteurs de risque qui suivent font augmenter la probabilité qu’une infection au VPH ne disparaisse pas d’elle-même et qu’elle évolue en état précancéreux du col de l’utérus :

  • tabagisme;
  • système immunitaire affaibli;
  • grossesses multiples (multiparité);
  • prise de contraceptifs oraux sur une longue période.

Symptômes

Il arrive souvent que les changements précancéreux du col de l’utérus n’engendrent aucun signe ni symptôme. Mais un saignement, léger ou non, peut se produire après une relation sexuelle.

Un résultat anormal de test Pap est souvent le premier signe que certaines cellules du col de l’utérus sont anormales. C’est pourquoi il est important de passer régulièrement un test Pap. Apprenez-en davantage sur le test Pap.

Diagnostic

Si le résultat d’un test Pap est anormal, vous passerez d’autres examens afin d’exclure ou de diagnostiquer un état précancéreux ou un cancer du col de l’utérus. Les examens peuvent comprendre ceux-ci :

  • un autre test Pap quelques mois plus tard (habituellement 6 mois) si les changements sont légers;
  • un test de dépistage du VPH, qui est parfois fait sur un prélèvement de cellules du col de l’utérus effectué lors d’un test Pap;
  • une colposcopie (intervention lors de laquelle on se sert d’un instrument grossissant muni d’une lumière appelé colposcope pour examiner la vulve, le vagin et le col de l’utérus) et une biopsie;
  • un curetage endocervical, c’est-à-dire une intervention lors de laquelle on se sert d’un outil spécial appelé curette pour prélever des cellules du canal endocervical habituellement lors de la colposcopie.

Apprenez-en davantage sur ces tests et sur le diagnostic du cancer du col de l’utérus.

Traitements

La plupart des femmes traitées pour un état précancéreux du col de l’utérus ont un excellent pronostic et ne seront jamais atteintes du cancer du col de l’utérus.

Les anomalies légères, comme la LSIL, disparaissent souvent d’elles-mêmes pour un retour à la normale sans traitement.

Les anomalies plus graves, comme la HSIL et l’AIS, sont plus susceptibles d’évoluer en cancer du col de l’utérus, en particulier si elles ne sont pas traitées. Il est difficile de prévoir lesquelles évolueront en cancer invasif du col de l’utérus, c’est pourquoi on administre souvent un traitement.

Les options de traitement pour les changements précancéreux du col de l'utérus peuvent comprendre celles-ci :

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