Logo Société canadienne du cancer

Cancer primitif
inconnu

Vous êtes ici:

Effets secondaires possibles de la chirurgie du cancer primitif inconnu

Peu importe le traitement du cancer primitif inconnu (CPI), il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de chirurgie pratiqué
  • état de santé global de la personne
  • effet d'autres traitements du cancer (le tissu irradié pourrait ne pas bien se cicatriser après une chirurgie par exemple)

Les effets secondaires peuvent se produire en tout temps pendant la chirurgie. Certains se manifestent lors de l'intervention, tout de suite après ou seulement quelques jours ou quelques semaines plus tard. La plupart se résorbent après la chirurgie. Les effets tardifs peuvent apparaître des mois voire des années à la suite de l'opération. Il est possible que des effets secondaires durent longtemps ou soient permanents.

Il est important de signaler tout effet secondaire à son équipe soignante.

Les effets secondaires dépendent du type d'intervention chirurgicale pratiqué pour traiter le CPI et de son emplacement.

Douleur

La douleur se manifeste souvent après une chirurgie à cause du traumatisme subi par le tissu lors de l'intervention. On a recours aux médicaments antidouleur pour la maîtriser. Il est possible que la douleur prenne du temps avant de s'atténuer. L'intensité de la douleur dépend de l'opération pratiquée ainsi que de la guérison et de la tolérance à la douleur de la personne. Si elle persiste ou si les médicaments antidouleur ne la soulagent pas, il faut consulter le médecin.

Retour au menu

Saignement

Il peut y avoir un saignement ou une hémorragie si un vaisseau sanguin n'a pas été scellé lors de la chirurgie ou si la personne souffre d'un trouble de coagulation du sang. Le personnel infirmier vérifie souvent les bandages et les drains pour savoir s'il n'y a pas de saignement important tout de suite après la chirurgie. S'il y a un saignement et qu'il est assez important, le chirurgien pourrait devoir ramener la personne en salle d'opération pour savoir d'où provient le saignement et l'arrêter.

On peut s'attendre à ce qu'il y ait un petit écoulement sanguinolent après la chirurgie. Il faut signaler tout saignement important au médecin ou à l'équipe soignante.

Retour au menu

Nausées et vomissements

Des nausées et vomissements peuvent être causés par l'anesthésieanesthésiePerte partielle ou totale de sensation ou de conscience. générale administrée lors de la chirurgie. On donne souvent des médicaments pour prévenir et maîtriser les nausées et vomissements. Ces effets secondaires sont habituellement temporaires et se dissipent souvent quelques jours après la chirurgie.

Retour au menu

Infection

Chez certaines personnes, une infection de la plaie se développe après la chirurgie. Ce n'est pas un effet secondaire courant, mais l'infection est susceptible d'apparaître après n'importe quel type de chirurgie. Il arrive parfois qu'on place des tubes dans la plaie pour drainer l'excès de liquide. On peut avoir recours aux antibiotiques pour aider à prévenir ou à traiter une infection. L'infection de la plaie est un effet secondaire temporaire de la chirurgie.

Signalez au médecin ou à l'équipe soignante tout signe d’infection comme de la rougeur, la présence de pus, un écoulement malodorant, une plus grande sensibilité ou une enflure plus importante au site de l’incision ou une hausse de la température (fièvre).

Retour au menu

Lymphoedème

Si on pratique une chirurgie pour enlever des ganglions lymphatiques à l'aisselle ou à l'aine, l'enflure des membres (lymphoedème) est possible. Le lymphoedème est causé par l'accumulation de liquide qui peut se produire quand on enlève des ganglions lymphatiques. Le lymphoedème peut apparaître bien après la chirurgie et durer longtemps.

Retour au menu

Caillots sanguins

La formation d'un caillot sanguin dans une jambe est appelée thrombose veineuse profonde (TVP). La TVP peut se produire tout de suite après la chirurgie puisque la personne n'est pas en mesure de bouger beaucoup et aussi en raison d'autres facteurs. Dans les cas les plus graves, le caillot sanguin peut se détacher et se déplacer jusqu'aux poumons (embolie pulmonaire, ou EP). Cela cause un essoufflement et affecte la capacité du sang à obtenir de l'oxygène des poumons.

Changer de position fréquemment, faire des exercices pour les jambes et les chevilles et bouger peu de temps après la chirurgie aident à réduire le risque de formation de caillots sanguins. On peut administrer de faibles doses d’anticoagulant, comme l'héparine, afin de tenter de réduire la possibilité de formation de caillots sanguins chez les personnes chez qui ce risque est élevé. Cesser de fumer avant la chirurgie réduit le risque de formation de caillots sanguins.

Signalez au médecin ou à l'équipe soignante la présence d'une rougeur, d'une enflure, d'une douleur ou de crampes au mollet.

Retour au menu

Lésions des nerfs

Si on fait un curage ganglionnaire cervical pour enlever des ganglions lymphatiques dans le cou, les nerfs qui sont dans le cou et dans l'épaule peuvent être blessés ou endommagés. Cela risque de causer un engourdissement, une faiblesse de l'épaule ou de la difficulté à bouger le bras. Ces effets peuvent être temporaires et se dissipent habituellement après quelques mois. Si on enlève un nerf lors de la chirurgie, les effets risquent d'être permanents. Il peut aussi y avoir des changements dans l'apparence du cou. Après un curage ganglionnaire cervical, l'équipe soignante pourrait recommander la physiothérapie ou des exercices d'amplitude de mouvements pour aider à accroître la mobilité ainsi que la force musculaire du cou et de l'épaule.

Retour au menu

Difficulté à uriner

Il arrive parfois que les gens ont de la difficulté à uriner après une chirurgie (rétention urinaire), en particulier s'ils ont subi une chirurgie à l'abdomen ou au bassin. Certains médicaments, comme les anesthésiques et les médicaments antidouleur, peuvent causer des troubles urinaires. Ces médicaments décontractent le muscle de la vessie afin qu'elle puisse contenir plus d'urine, ils nuisent à la contraction de la vessie et réduisent l'envie d'uriner. L'équipe soignante surveille la fréquence des urines et la quantité évacuée pendant un court laps de temps à la suite de la chirurgie. Dans certains cas, il se peut qu'on doive insérer un cathéter dans la vessie une ou deux fois afin de la drainer après la chirurgie jusqu'à ce que la personne puisse uriner d'elle-même.

Retour au menu

Histoires

Tuli Chowdhury J’encourage tout le monde à faire du bénévolat pour la Société canadienne du cancer, et en particulier les jeunes, de poursuivre l’adolescente.

Lisez l’histoire de Tuli

Une meilleure qualité de vie grâce à un essai clinique

Illustration d’éprouvettes

Lors d’un essai clinique dirigé par le Groupe d’essais cliniques de l’INCC pour la Société, on a découvert que les hommes atteints d’un cancer de la prostate qui reçoivent un traitement hormonal intermittent vivent aussi longtemps que ceux dont le traitement est ininterrompu.

Apprenez-en plus