Cancer du sein

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Traitements de la récidive de cancer du sein

En présence d'une récidive de cancer du sein, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes. La récidive d'un cancer du sein signifie que le cancer réapparaît à la suite du traitement (cancer récidivant). Le cancer du sein peut réapparaître dans la même région du sein où on l’a détecté puis traité la première fois (récidive locale). Il peut aussi réapparaître dans l’autre sein ou d’autres régions du corps, dont les os, le foie, les poumons et le cerveau (métastases à distance, ou récidive à distance).

Votre équipe de soins vous proposera des traitements en fonction de vos besoins et discutera avec vous afin d’élaborer un plan de traitement. Le type de traitement administré pour une récidive de cancer du sein dépend des facteurs suivants :

  • récidive locale ou métastases à distance
  • type et nombre de traitements déjà reçus
  • statut des récepteurs hormonaux du cancer
  • statut du HER2 du cancer
  • ménopause
  • état de santé global

Les traitements ne guérissent pas le cancer du sein métastatique, mais ils permettent de très bien le contrôler, parfois pendant de nombreuses années. Les médecins peuvent proposer un traitement jusqu’à ce qu’il cesse d’être efficace, puis en administrer un autre.

Hormonothérapie

On propose souvent une hormonothérapie aux femmes atteintes d’une récidive locale d’un cancer du sein dont les récepteurs hormonaux sont positifs.

Les cellules d’un cancer du sein qui récidive ont parfois des récepteurs hormonaux, même si les cellules du cancer d’origine n’en avaient pas. C’est pourquoi on peut proposer une hormonothérapie quand un cancer du sein à récepteurs hormonaux négatifs réapparaît chez des femmes âgées, quand il réapparaît seulement à 1 ou 2 endroits ou quand l’intervalle entre le premier traitement du cancer et sa réapparition est long.

On administre une hormonothérapie pour les métastases à distance présentes dans les os et les tissus mous, comme les muscles et la graisse. On y a également recours pour les métastases à distance présentes dans les organes internes, comme le foie, les poumons ou le cerveau, et qui ne causent pas de symptômes.

Si vous preniez déjà un médicament hormonal quand le cancer du sein a récidivé, on vous en donnera un autre. On peut vous proposer jusqu’à 3 médicaments hormonaux différents pour un cancer du sein qui récidive. Si le cancer du sein cesse de réagir au 3e médicament, on pourrait alors vous administrer une chimiothérapie.

Le type d’hormonothérapie administré varie selon que vous êtes ménopauséeménopauséeMoment au cours de la vie d’une femme qui correspond à l’arrêt de la production d’ oestrogène par les ovaires et à l’absence de menstruations pendant 12 mois. Chez la plupart des femmes, la ménopause survient entre 45 et 55 ans. ou non. Si vous n’étiez pas en ménopause quand vous avez commencé le traitement, votre équipe de soins peut vous faire des analyses sanguines afin de savoir si vous êtes maintenant ménopausée. Ces analyses permettent de connaître la quantité d’œstrogène et d’hormone folliculostimulante (FSH) dans votre sang. Un faible taux sanguin d’œstrogène et un taux sanguin élevé de FSH indiquent que vous êtes ménopausée.

Hormonothérapie pour les femmes postménopausées

L’hormonothérapie administrée aux femmes postménopauséespostménopauséesPériode qui suit la ménopause. qui sont atteintes d’un cancer du sein de stade IV comprend un inhibiteur de l’aromatase tel que le létrozole (Femara), l’anastrozole (Arimidex) ou l’exémestane (Aromasin). Si la femme ne souhaite pas ou ne peut pas prendre un inhibiteur de l’aromatase, on pourrait lui proposer le tamoxifène (Nolvadex, Tamofen).

Hormonothérapie pour les femmes préménopausées

L’hormonothérapie administrée aux femmes préménopausées peut comprendre la suppression ovarienne ou l’inhibition de l’activité ovarienne. Ces traitements empêchent les ovaires de produire de l’œstrogène et provoquent la ménopause. On associe la suppression ovarienne et l’inhibition de l’activité ovarienne à l’un des inhibiteurs de l’aromatase mentionnés ci-dessus. Les femmes préménopausées qui ne souhaitent pas opter pour la suppression ovarienne ou l’inhibition de l’activité ovarienne pourraient recevoir seulement du tamoxifène.

Chimiothérapie

On administre une chimiothérapie pour un cancer du sein récidivant HER2 négatif et à récepteurs hormonaux positifs s’il a cessé de réagir aux 3 différents médicaments hormonaux reçus (hormono-résistant). On y a aussi recours pour un cancer du sein récidivant HER2 négatif et à récepteurs hormonaux positifs qui s’est propagé aux poumons, au foie ou au cerveau et qui cause des symptômes.

On a aussi recours à la chimiothérapie pour un cancer du sein récidivant qui est HER2 négatif et à récepteurs hormonaux négatifs ou qui est HER2 positif et à récepteurs hormonaux négatifs.

On emploie souvent un seul agent chimiothérapeutique à la fois pour traiter la récidive de cancer du sein puisque l’administration d’un seul médicament engendre moins d’effets secondaires qu’une association d’agents chimiothérapeutiques. On administre une chimiothérapie tant que les effets secondaires ne posent pas de problèmes et que le cancer du sein ne grossit pas.

Les agents chimiothérapeutiques suivants peuvent être administrés seuls :

  • doxorubicine (Adriamycin)
  • doxorubicine liposomale pégylée (Caelyx)
  • paclitaxel (Taxol)
  • nab-paclitaxel (Abraxane)
  • capécitabine (Xeloda)
  • gemcitabine (Gemzar)
  • vinorelbine (Navelbine)
  • cyclophosphamide (Procytox)
  • carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ)
  • docétaxel (Taxotere)
  • cisplatine (Platinol AQ)
  • épirubicine (Pharmorubicin)

On peut proposer les associations chimiothérapeutiques suivantes pour traiter la récidive de cancer du sein :

  • CAF (ou FAC) – cyclophosphamide, doxorubicine et 5-fluorouracil (Adrucil, 5-FU)
  • CEF (ou FEC) – cyclophosphamide, épirubicine et 5-fluorouracil
  • AC – doxorubicine et cyclophosphamide
  • EC – épirubicine et cyclophosphamide
  • docétaxel et capécitabine
  • gemcitabine et paclitaxel
  • gemcitabine et carboplatine

Si le cancer du sein cesse de réagir à une chimiothérapie, les médecins essaieront une association ou un médicament différent. Si le cancer ne réagit pas à 3 agents ou associations chimiothérapeutiques différents administrés les uns après les autres, on cesse alors la chimiothérapie.

Traitement ciblé

Le médicament administré varie selon que vous avez déjà reçu ou non un traitement ciblé pour le cancer d’origine et que le cancer du sein a cessé ou non de réagir à d’autres traitements.

Le trastuzumab (Herceptin) est le médicament ciblé qu’on administre le plus souvent pour traiter un cancer du sein récidivant qui est HER2 positif.

  • Si vous avez reçu du trastuzumab pour le cancer d’origine, on peut associer ce médicament au pertuzumab (Perjeta) et au docétaxel, deux agents chimiothérapeutiques.
  • Si vous avez déjà reçu du trastuzumab, une chimiothérapie à base de paclitaxel ou de docétaxel, ou bien les deux, on pourrait vous proposer du trastuzumab emtansine (Kadcyla ou T-DM1).

On peut avoir recours à d’autres médicaments ciblés pour traiter les métastases à distance d’un cancer du sein qui ne réagissent plus à d’autres traitements.

  • On peut administrer du lapatinib (Tykerb) et de la capécitabine, un agent chimiothérapeutique, pour traiter un cancer du sein récidivant HER2 positif avec métastases à distance quand la chimiothérapie ou le trastuzumab n’est plus efficace.
  • On peut administrer du lapatinib ainsi que du létrozole, un médicament hormonal, pour traiter un cancer du sein récidivant HER2 positif et à récepteurs hormonaux positifs avec métastases à distance quand l’hormonothérapie n’est plus efficace.
  • On peut administrer du palbociclib (Ibrance) ainsi que du létrozole aux femmes postménopausées atteintes d’un cancer du sein récidivant métastatique à récepteurs d’œstrogènes positifs (ER+) et HER2 négatif, si le cancer du sein métastatique n’a pas été traité.
  • On peut administrer de l’évérolimus (Afinitor) et de l’exémestane aux femmes postménopausées atteintes d’un cancer du sein récidivant HER2 négatif et à récepteurs hormonaux positifs qui a formé des métastases à distance, qui ne réagissent plus à l’hormonothérapie à base de létrozole ou d’anastrozole.

Chirurgie

On propose une chirurgie pour traiter la récidive locale du cancer du sein. Le type de chirurgie pratiqué dépend du type d’opération effectué comme traitement du cancer d’origine.

Si la première chirurgie était une chirurgie mammaire conservatrice, on peut proposer une mastectomie radicale modifiée. Si le cancer du sein récidivant a envahi les muscles du thorax (muscles pectoraux), on peut proposer une mastectomie radicale.

Si on a pratiqué une mastectomie pour enlever la tumeur d’origine, les médecins peuvent avoir recours à la chirurgie pour enlever une tumeur qui récidive dans la peau, les muscles ou les ganglions lymphatiques qui se trouvent dans la région de la mastectomie.

La chirurgie peut faire partie du plan de traitement des métastases à distance. Elle peut permettre d’enlever une seule métastase au poumon ou au foie. Dans de rares cas, la chirurgie sert à enlever une métastase au cerveau. On peut aussi pratiquer une chirurgie pour traiter un os fracturé ou la compression de la moelle épinière si le cancer s’est propagé aux os.

Radiothérapie

Il est possible qu’on administre une radiothérapie externe après une chirurgie visant à enlever une récidive locale si on n’y a pas déjà eu recours comme premier traitement du cancer. On dirige la radiation vers l’emplacement où se trouvait la tumeur, la peau, les muscles du thorax, les ganglions lymphatiques à l’aisselle et les ganglions lymphatiques entourant la clavicule.

On a aussi recours à la radiothérapie pour contrôler la douleur et d’autres symptômes causés par les métastases à distance qui se trouvent dans les os, le foie, les poumons ou le cerveau.

Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas recevoir de traitement du cancer

Vous pourriez envisager des soins qui visent à vous faire sentir mieux sans traiter le cancer lui-même, peut-être parce que les traitements du cancer n’agissent plus, qu’il n’est plus probable qu’ils améliorent votre état ou que leurs effets secondaires sont difficiles à tolérer. D’autres raisons peuvent expliquer pourquoi vous ne pouvez pas ou ne voulez pas recevoir de traitement du cancer.

Discutez avec les membres de votre équipe de soins. Ils peuvent vous aider à choisir les soins et le traitement du cancer avancé.

Essais cliniques

De nombreux essais cliniques sur le cancer du sein sont en cours au Canada et acceptent des participantes. Les essais cliniques visent à trouver de nouvelles méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

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