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Cancer du sein

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Implants mammaires

Un implant mammaire est un sac rond ou ovoïde fait de silicone caoutchouté et rempli d’une solution saline (eau salée stérile) ou d’un gel de silicone. Les implants mammaires faits ou remplis d’une autre matière sont considérés comme expérimentaux.

Les femmes qui envisagent de subir une reconstruction mammaire au cours de laquelle elles se feront poser des implants mammaires devraient discuter avec leur médecin des risques et des avantages des implants mammaires remplis de solution saline ou de gel de silicone.

Certaines femmes pourraient avoir des inquiétudes à propos des implants mammaires faits de silicone. Les analyses scientifiques n’ont trouvé aucun lien entre les implants mammaires et les maladies auto-immunes ou d’autres maladies systémiques. Au Canada, les fabricants d’implants mammaires remplis de gel de silicone doivent prendre des mesures pour identifier tout risque associé aux implants et pour les éliminer ou les réduire le plus possible. Ils doivent également fournir aux professionnels de la santé et aux femmes traitées suffisamment de renseignements sur tous les risques connus.

Les femmes dont les seins sont gros pourraient avoir besoin d’une chirurgie de l’autre sein (non affecté) dans le but d’équilibrer l’apparence des deux seins.

Interventions

L’implant mammaire utilisé en reconstruction du sein est inséré dans une poche naturelle qui se trouve sous le muscle de la paroi thoracique.

Expansion tissulaire

Si la peau et les tissus de la paroi thoracique sont tendus et minces, il est possible qu’on ait recours à l’expansion tissulaire avant de poser l’implant mammaire.

Une prothèse d’expansion est un sac vide muni d’une petite valve, comme un ballon. On l’insère sous la peau et le muscle de la paroi thoracique. À l’aide d’une très petite aiguille qu’on insère à travers la peau et dans la valve, on injecte de petites quantités de solution saline dans la prothèse d’expansion. Cette intervention se déroule toutes les 1 ou 2 semaines dans le cabinet du médecin, jusqu’à ce que la peau soit suffisamment étirée pour atteindre la taille de l’implant mammaire requis pour être symétrique avec l’autre sein, ce qui peut prendre jusqu’à 3 mois.

Une fois que la peau a été suffisamment étirée, on pratique une deuxième opération afin d’enlever la prothèse d’expansion pour la remplacer par un implant plus permanent. Il arrive parfois qu’on laisse la prothèse d’expansion en place comme implant permanent.

Reconstruction en une étape

La reconstruction en une étape (ou reconstruction par prothèse directe) est une nouvelle intervention qui peut constituer une option pour certaines femmes. Lors de cette intervention, on utilise un tissu cutané spécial provenant de dons humains, appelé greffon dermique acellulaire (AlloDerm, DermMatrix), duquel on a retiré les cellules afin de prévenir le rejet.

Plutôt que d’attendre plusieurs semaines que l’expansion se fasse et crée une poche où sera inséré l’implant, le chirurgien faisant la reconstruction colle des bandes de greffons dermiques acellulaires au tissu mammaire afin de créer une poche pour l’implant. Le greffon dermique acellulaire peut aussi être utilisé pour couvrir les bords d’un implant. Avec le temps, le greffon dermique acellulaire devient du tissu mammaire sain.

La reconstruction en une étape recourant à un greffon dermique acellulaire n’est pas accessible partout au Canada.

Effets secondaires possibles

La chirurgie pratiquée pour poser un implant mammaire comporte les mêmes risques généraux que les autres interventions chirurgicales. Elle peut présenter plus de complications chez les femmes qui ont eu une radiothérapie au thorax.

Les effets secondaires peuvent se produire n’importe quand pendant la reconstruction mammaire. Certains se manifestent au cours de l’intervention, tout de suite après ou seulement quelques jours ou quelques semaines plus tard. La plupart se résorbent après la chirurgie. Les effets tardifs peuvent apparaître des mois voire des années à la suite de l’opération. Certains effets peuvent durer un long moment ou être permanents.

Il est important de signaler les effets secondaires à l’équipe soignante.

Les effets secondaires possibles d’une chirurgie pratiquée pour poser un implant mammaire comprennent les suivants :

  • infection – souvent juste après la chirurgie
  • accumulation de liquide (sérome)
  • douleur ou endolorissement – souvent pendant 1 ou 2 semaines après la chirurgie
  • contracture capsulaire
    • Du tissu cicatriciel se forme autour de l’implant mammaire, ce qui durcit le sein et lui fait perdre sa forme.
  • implant qui bouge ou qui change de position
  • implant qui plisse, causant un plissement de la peau des seins
  • implant qui fuit ou qui se déchire

Retrait de l’implant mammaire

On ne laisse habituellement pas un implant mammaire en place durant toute la vie de la femme; à un certain moment, il devra probablement être enlevé. Si on enlève un implant, le sein peut devenir capitonné ou plissé, ou subir d’autres changements d’apparence. La femme devrait discuter avec son chirurgien pour décider si elle veut qu’on remette en place l’implant mammaire.

Mammographie et implants mammaires

Une femme à qui l’on a posé un implant mammaire lors d’une chirurgie de reconstruction pour un cancer du sein devrait demander à son chirurgien si elle doit passer une mammographie du sein reconstruit.

  • S’il recommande une mammographie, on a recours à des techniques spéciales.
  • Il se pourrait qu’on effectue également une échographie ou un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM).
    • On ne peut avoir recours à l’IRM dans le cas d’expanseurs tissulaires dotés d’un orifice ou d’une plaque en métal.

Une femme doit continuer de passer régulièrement une mammographie de l’autre sein (non affecté).

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