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Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière

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Effets secondaires possibles de la chirurgie du cancer du cerveau et de la moelle épinière

Peu importe le type de traitement choisi pour un cancer du cerveau et de la moelle épinière, il est possible que des effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de chirurgie
  • emplacement de la tumeur
  • qu’on ait ou non enlevé la tumeur complètement
  • dommages causés aux tissus normaux du cerveau ou de la moelle épinière lors de la chirurgie
  • état neurologique de la personne avant la chirurgie
  • état de santé global de la personne

Les effets secondaires peuvent se manifester n'importe quand lors de la chirurgie, tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent après l’opération. Des effets tardifs peuvent se manifester des mois voire des années à la suite de la chirurgie. Certains effets secondaires sont susceptibles de durer longtemps ou d'être permanents.

Il est rare que des effets secondaires apparaissent après la chirurgie d’un cancer du cerveau et de la moelle épinière, mais c’est possible. Il est important de signaler tout effet secondaire à son équipe soignante.

Saignement

Il peut y avoir un saignement ou une hémorragie lors de la chirurgie ou après si un vaisseau sanguin fuit. Le personnel infirmier vérifie souvent les bandages et les drains pour savoir s'il n'y a pas de saignement tout de suite après l’opération. Il arrive parfois que le seul signe de saignement postopératoire au siège tumoral soit un changement neurologique soudain. S'il y a un saignement et qu'il est assez important, le chirurgien pourrait devoir ramener la personne en salle d'opération pour savoir d'où provient le saignement et l'arrêter.

On peut s'attendre à ce qu'il y ait un petit écoulement sanguinolent après la chirurgie. Il faut signaler tout saignement important au médecin ou à l'équipe soignante.

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Douleur

La douleur se manifeste souvent à cause du traumatisme subi par le tissu lors de l'intervention. On a recours aux médicaments antidouleur pour la maîtriser. La douleur peut prendre un certain temps avant de disparaître à la suite de la chirurgie, selon l’intervention pratiquée, la guérison et la tolérance à la douleur de la personne. Si la douleur persiste ou si les médicaments antidouleur ne la soulagent pas, il faut consulter son médecin.

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Enflure autour de l’incision

Il est possible qu’il y ait de l’enflure le long de l’incision et tout autour puisque cela fait partie du processus normal de guérison du corps. Elle est habituellement la plus présente de 2 à 4 jours après la chirurgie. L’importance de l’enflure varie. Elle disparaît par elle-même.

Cette enflure normale risque d’aggraver les symptômes, dont la douleur. Au fur et à mesure que la région guérit, l’enflure s’atténue et les symptômes aussi habituellement.

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Infection

Chez certaines personnes, la plaie s’infecte après la chirurgie. Cet effet secondaire n’est pas courant, mais il peut se produire après tout type de chirurgie. On met parfois des tubes dans la plaie pour drainer le surplus de liquide. On peut avoir recours aux antibiotiques pour aider à prévenir ou pour traiter l’infection. L’infection de la plaie est un effet secondaire temporaire de la chirurgie.

Signalez au médecin ou à l’équipe soignante tout signe d’infection comme la rougeur, la présence de pus, un écoulement malodorant, une sensibilité accrue ou une enflure plus importante au site de l’incision et une hausse de la température (fièvre).

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Œdème cérébral

L’œdème cérébral, c'est l'enflure des tissus du cerveau qui est causée par la manipulation du tissu cérébral entourant la tumeur lors de la chirurgie, par une modification du débit sanguin ou une lésion cérébrale. L’importance de l’enflure varie selon la personne et atteint habituellement un pic de 48 à 72 heures après l’opération.

On administre habituellement des médicaments appelés corticostéroïdescorticostéroïdesHormones stéroïdiennes qui agissent comme anti-inflammatoire en réduisant l’enflure et en affaiblissant la réaction immunitaire (réaction du système immunitaire à la présence de substances étrangères)., comme la dexaméthasone (Decadron, Dexasone), pendant plusieurs jours à la suite de la chirurgie pour aider à réduire le risque d’œdème cérébral. D’autres mesures, dont soulever la tête du lit et drainer le LCR, peuvent permettre de contrôler la pression intracrânienne.

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Perte de la fonction neurologique

Les tumeurs tout comme la chirurgie ont un effet sur les tissus cérébraux et rachidiens normaux ainsi que sur leur fonction. Les troubles neurologiques présents avant la chirurgie pourraient être pires juste après, ou bien de nouveaux problèmes pourraient apparaître à la suite de l’opération. Ces nouveaux problèmes sont habituellement liés aux modifications du débit sanguin ou à la manipulation du cerveau ou de la moelle épinière lors de l’intervention. Il se peut que la personne atteinte de troubles neurologiques importants ou présents depuis longtemps avant la chirurgie ne démontre aucune amélioration ou même une aggravation de son état après l’opération. Si un nouveau trouble neurologique apparaît après la chirurgie, il est possible que la fonction neurologique ne soit pas retrouvée.

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Crises d’épilepsie

Des crises d’épilepsie peuvent se produire après une chirurgie du cerveau parce qu’elle risque d’interrompre des signaux électriques dans l’encéphale ou d’en provoquer qui sont anormaux. Certaines personnes ressentent une aura avant une crise, c'est-à-dire qu'elles éprouvent une sensation inhabituelle qui leur signale qu'elles sont sur le point de faire une crise d'épilepsie. Il y a des crises qui sont légères alors que d'autres provoquent des symptômes plus graves, dont ceux-ci :

  • odeurs ou goûts inhabituels
  • changements de la vision ou hallucinations
  • secousses, ou saccades, des muscles ou des membres
  • mordillement de la langue
  • écoulement de bave
  • perte de contrôle de la vessie
  • perte de conscience (totale ou momentanée)
  • confusion

On administre des anticonvulsivants (médicaments contre les crises d'épilepsie) afin de soulager les crises. L'équipe soignante fait régulièrement des analyses sanguines pour vérifier le taux d'anticonvulsivant dans le sang. S'il est trop bas, il est possible qu'il n'y ait pas suffisamment de médicaments dans le corps pour maîtriser efficacement les crises. Les anticonvulsivants suivants permettent de prévenir et de traiter l'épilepsie :

  • phénytoïne (Dilantin)
  • phénobarbital
  • carbamazépine (Tegretol)
  • acide valproïque (Depakane, Epival)

Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

Les crises d’épilepsie peuvent devenir un problème à long terme et la personne risque de prendre des antiépileptiques pendant des mois ou des années à la suite de la chirurgie.

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Caillots sanguins

La formation d'un caillot sanguin dans une jambe est appelée thrombose veineuse profonde (TVP). La TVP peut se produire tout de suite après une chirurgie ou peu de temps après en raison d’une mobilité réduite et d'autres facteurs. Dans les cas les plus graves, un caillot sanguin peut se détacher et se déplacer jusqu'à un poumon (embolie pulmonaire, ou EP), causant ainsi un essoufflement et une baisse du taux d'oxygène.

Cesser de fumer avant la chirurgie aide à réduire le risque de formation de caillots sanguins. Changer de position fréquemment, faire des exercices pour les jambes et les chevilles et bouger peu de temps après la chirurgie aident aussi à réduire le risque de formation de caillots sanguins. On peut administrer de faibles doses d’anticoagulant, comme l’héparine, afin d’aider à réduire le risque de formation de caillots sanguins.

Dans de rares cas, des caillots sanguins peuvent se former (hématomes) dans l’encéphale ou entre la dure-mère et la surface de l’encéphale (hématome sous-dural) après la chirurgie. Ces caillots sont habituellement petits et peuvent être absorbés par le corps pendant plusieurs mois. La chirurgie peut être nécessaire si un caillot est gros et qu’il exerce une pression sur l’encéphale.

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Hydrocéphalie

L’hydrocéphalie est l’accumulation de liquide céphalorachidien (LCR) dans les ventricules de l’encéphale. Elle se produit quand l’écoulement du LCR entre les ventricules est bloqué. Ce blocage peut être temporaire ou permanent. Il pourrait être nécessaire de poser un drain ventriculaire externe (DVE) ou un shunt ou bien de faire une ventriculostomie endoscopique du troisième ventricule (VETV) pour aider à drainer le surplus de liquide.

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Fuite de liquide céphalorachidien (LCR)

La chirurgie d’une tumeur au cerveau ou à la moelle épinière modifie souvent la voie d’écoulement normale du LCR à l’intérieur et autour de l’encéphale et de la moelle épinière. Il se peut que du LCR s’échappe de l’incision après la chirurgie. Si la fuite se prolonge, on pourrait devoir faire une chirurgie pour réparer le site de la fuite.

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Ouverture de la plaie

Les bords de la plaie sont habituellement maintenus en place par des points ou des agrafes jusqu’à ce que l’incision se soit suffisamment cicatrisée pour qu’on les enlève. Les bords de la plaie peuvent se séparer après la chirurgie (déhiscence). Une légère séparation n'est pas nécessairement un problème grave. C'est la séparation du muscle sous-jacent ou du tissu graisseux qui peut être plus grave et engendrer plus tard la saillie d’un organe ou de tissu (hernie). Il est préférable d’éviter toute activité physique rigoureuse pendant les 6 à 8 semaines qui suivent la chirurgie afin de prévenir la déhiscence.

Signalez au médecin ou à l'équipe soignante l’écartement de la plaie, une incision qui ne guérit pas ou la sensation que l’incision a cédé.

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Histoires

Donna Blundon Curieusement, cette période parmi les plus sombres de ma vie a aussi été au nombre des plus enrichissantes, et c’est à Daffodil Place que je le dois.

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