Logo Société canadienne du cancer

Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière

Vous êtes ici:

Facteurs de risque du cancer du cerveau et de la moelle épinière

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition du cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que le cancer du cerveau et de la moelle épinière se développe chez des personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risques décrits ci-dessous.

Depuis les années 1970, on observe une hausse du nombre de tumeurs cérébrales diagnostiquées chaque année. D’après les chercheurs, les meilleures méthodes employées pour diagnostiquer ces tumeurs et pour recueillir les données qui s’y rapportent en seraient la cause.

La plupart des types de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière apparaissent plus souvent chez l’homme que chez la femme. Seul le méningiome est plus fréquent chez la femme que chez l’homme. Un certain nombre de ces tumeurs se manifestent au cours de l’enfance et puis les taux de cancers au cerveau et à la moelle augmentent de nouveau dans la vingtaine. Les taux ont tendance à être plus bas chez les personnes âgées de 70 ans et plus.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

*Vous pouvez vous interroger sur l’alcool et les vaccins contre la polio. Des preuves importantes démontrent qu’il n’existe aucun lien entre ces facteurs et le cancer du cerveau et de la moelle épinière.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter le risque de cancer du cerveau et de la moelle épinière.

Exposition à la radiation

Des chercheurs ont démontré qu’une radiation à la tête accroît le risque de tumeurs au cerveau. Les adultes qui reçoivent de la radiation comme traitement d’une tumeur cérébrale non cancéreuse, ou bénigne, risquent davantage de développer une autre tumeur au cerveau. Les personnes qui ont été traitées par radiation à la tête dans l’enfance ont aussi un risque plus élevé d’être atteintes d’une tumeur cérébrale. Elles peuvent avoir reçu la radiation pour traiter une leucémie chez l’enfant, la teigne tondante du cuir chevelu (tinea capitis) ou des taches de naissance au visage.

Des résultats d’études ont révélé que des personnes ayant été exposées à la radiation des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki avaient un plus grand risque d’être atteintes de différents types de tumeurs au cerveau.

Les tumeurs au cerveau sont plus fréquentes chez les personnes ayant reçu une radiation médicale. Celle-ci comprend entre autres la tomodensitométrie, (TDM) les radiographies dentaires et autres radiographies à la tête. Dans le passé, les doses de radiation médicale étaient plus fortes. Il est important de se rappeler que le recours à la TDM et à la radiographie permet de diagnostiquer la maladie et d’assurer le choix de traitement approprié. Les médecins prescrivent ces tests quand ils pensent que vous en avez besoin et ils limiteront votre exposition à la plus faible radiation médicale possible.

Troubles héréditaires

Un trouble héréditaire, ou génétique, est transmis des parents aux enfants par les gènes.

Les personnes atteintes de l’un des troubles héréditaires suivants risquent davantage de développer une tumeur au cerveau et à la moelle épinière.

Neurofibromatose

La neurofibromatose (NF) affecte les nerfs, les muscles, les os et la peau. La neurofibromatose de type 1 (maladie de von Recklinghausen ou NF1) et la neurofibromatose de type 2 (neurinome acoustique ou NF2) font toutes les deux augmenter le risque de cancer du cerveau et de la moelle épinière. Cependant, ces cancers se manifestent plus fréquemment chez les personnes atteintes de NF1. D’après certaines recherches, les tumeurs au cerveau et à la moelle épinière engendrées par la NF2 ont tendance à se développer plus lentement et à être non cancéreuses.

Syndrome de von Hippel-Lindau

Le syndrome de von Hippel-Lindau (VHL) est une affection rare caractérisée par la croissance des vaisseaux sanguins en nœuds appelés angiomes. Ces nœuds se forment dans les parties du corps riches en vaisseaux sanguins, comme le cerveau, la moelle épinière et les glandes surrénales.

Syndrome de Li-Fraumeni

Le syndrome de Li-Fraumeni accroît le risque de développer un certain nombre de cancers différents, dont une tumeur au cerveau.

Sclérose tubéreuse

La sclérose tubéreuse, aussi appelée maladie de Bourneville, est caractérisée par le développement de tumeurs non cancéreuses dans le cerveau et la moelle épinière, la peau, le cœur ou les reins.

Syndrome de Turcot

Le syndrome de Turcot est caractérisé par le développement de multiples masses, appelées polypes, dans le côlon. Il engendre aussi des tumeurs au cerveau et à la moelle épinière.

Nævomatose basocellulaire

La nævomatose basocellulaire est aussi appelée syndrome de Gorlin ou carcinomatose basocellulaire. Elle cause des troubles dans plusieurs organes et accroît le risque de développer divers types de tumeurs, dont des tumeurs au cerveau et à la moelle épinière.

Syndrome de Cowden

Le syndrome de Cowden est caractérisé par le développement de nombreux hamartomes dans la peau, les seins, la glande thyroïde, le côlon, l’intestin grêle et la bouche. Les hamartomes sont des nodules, ou masses, non cancéreux semblables à une tumeur.

Antécédents familiaux de tumeurs au cerveau

Quand il y a des antécédents familiaux de tumeurs au cerveau, cela signifie qu'un ou plusieurs proches parents par le sang ont ou ont eu ce type de tumeur. Il arrive qu’on observe dans certaines familles plus de cas de tumeurs au cerveau que ce à quoi on s’attend par hasard. Parfois on ne sait pas exactement si cette disposition familiale est due au hasard, à un mode de vie que des membres de la famille ont en commun, à un facteur de risque héréditaire transmis des parents à leurs enfants par des gènes ou bien à une association de ces facteurs.

Apprenez-en davantage sur le risque de cancer héréditaire.

Antécédents personnels de cancer infantile

Les personnes qui ont eu un cancer dans leur enfance risquent davantage de développer une tumeur au cerveau à l’âge adulte. Les chercheurs ont établi un lien entre ce risque accru de tumeur au cerveau et le traitement administré pour le cancer infantile. Une radiothérapie à la tête, par exemple, peut faire augmenter le risque de tumeur au cerveau dans le futur. Les adultes à qui on administre une chimiothérapie à base de méthotrexate directement dans le cerveau (chimiothérapie intrathécale) pour traiter une leucémie infantile ont aussi un risque plus élevé de tumeur au cerveau.

Il est important de se rappeler que la hausse du risque d’une tumeur cérébrale provoquée par le traitement est faible en comparaison du risque encouru si on ne traite pas le cancer initial.

Système immunitaire affaibli

Le système immunitaire est un groupe complexe de cellules et d’organes qui assure la défense  de votre corps en luttant contre l’infection, la maladie et les substances étrangères. Quand votre système immunitaire ne fonctionne pas bien, vous risquez davantage de développer un lymphome primitif du système nerveux central (LPSNC). Les personnes dont le risque est élevé sont entre autres celles qui :

  • prennent des médicaments pour affaiblir leur système immunitaire à la suite d’une greffe d’organe
  • reçoivent un traitement, comme la chimiothérapie, qui affaiblit leur système immunitaire pour traiter d’autres cancers
  • sont atteintes de VIH ou de sida

Facteurs de risque possibles

L’usage du téléphone cellulaire est un facteur de risque possible du cancer du cerveau et de la moelle épinière. Cela veut dire qu’on a observé un lien entre l’emploi du cellulaire et ce cancer, mais qu’on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire que c’est un facteur de risque connu.

Les téléphones cellulaires émettent des radiofréquences qui sont une forme de rayonnements non-ionisants électromagnétiques. Les tissus les plus rapprochés du téléphone peuvent absorber ces rayonnements. Les résultats d’un petit nombre d’études ont démontré un lien entre l’usage du téléphone cellulaire et le cancer du cerveau et de la moelle épinière, mais la plupart des recherches scientifiques n’ont pas établi ce lien. On doit poursuivre les recherches pour éclaircir le rôle du téléphone cellulaire dans le développement du cancer du cerveau et de la moelle épinière.

Facteurs de risque inconnus

On ne sait pas s’il y a un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer du cerveau et de la moelle épinière. Il se peut que les chercheurs n’arrivent pas à montrer un lien certain ou que les résultats d’études diffèrent. On doit faire plus de recherches afin de savoir si les éléments suivants sont des facteurs de risque du cancer du cerveau et de la moelle épinière.

L’exposition au chlorure de vinyle, aux solvants, au pétrole, aux produits du charbon, aux biphényles polychlorés, aux pesticides, aux anesthésiques ou à certains produits pharmaceutiques pourraient accroître le risque de cancer du cerveau et de la moelle épinière.

Un emploi dans les industries des produits pétrochimiques, de l’affinage, du caoutchouc, du bois d’œuvre, de l’agriculture, de l’électricité et des soins de santé peut vous exposer à ces substances.

Les ingénieurs, les avocats, les juges, les médecins, les vétérinaires les directeurs, les administrateurs, les employés de services aux entreprises et de services de réparation ainsi que les bouchers et les dépeceurs de viande peuvent avoir un risque plus élevé de cancer du cerveau et de la moelle épinière en raison d’une exposition possible à un facteur non précisé qui accroît leur risque.

Les éléments suivants sont aussi des facteurs de risque inconnus du cancer du cerveau et de la moelle épinière :

  • exposition à des champs électromagnétiques
  • infections qui affaiblissent le système immunitaire (infection au virus d’Epstein-Barr ou au cytomégalovirus humain par exemple)
  • traumatisme à la tête
  • affections médicales, dont l’épilepsie, la sclérose en plaques et les accidents vasculaires cérébraux
  • cancer du sein
  • tabagisme et fumée de tabac ambiante
  • alimentation (consommer de la viande traitée ou prendre trop de suppléments de vitamines par exemple)
  • contaminants dans l’eau potable (nitrite, chlore ou sous-produits de désinfection par exemple)
  • teinture capillaire
  • grande taille à l’âge adulte

Questions à poser à votre équipe de soins

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur les risques à votre équipe de soins.

Histoires

Researcher Dr Sohrab Shah Dr Sohrab Shah a contribué à la découverte de plus de 100 nouveaux gènes suspectés d’être responsables du cancer.

Plus de details

Comment stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse?

Découvrez l’impact de vos habitudes de vie sur le risque de cancer et voyez comment prendre les choses en main à l’aide de notre outil interactif – C’est ma vie!

Apprenez-en plus