Statistiques de survie au cancer du cerveau et de la moelle épinière

Les statistiques de survie au cancer du cerveau et de la moelle épinière sont des estimations très générales qui doivent être interprétées avec prudence. Puisqu'elles sont fondées sur l'expérience de groupes de personnes, elles ne permettent pas de prévoir les chances de survie d'une personne en particulier.

 

Il existe de nombreuses méthodes différentes pour évaluer et consigner les statistiques de survie au cancer. Votre médecin peut vous expliquer les statistiques relatives au cancer du cerveau et de la moelle épinière et ce qu’elles signifient pour vous.

 

Les statistiques ne sont pas toujours disponibles pour tous les types de tumeurs au cerveau et à la moelle épinière, souvent parce qu’elles sont rares ou difficiles à classer.

Survie relative

La survie relative sert à déterminer quelle est la probabilité qu’une personne atteinte de cancer soit encore en vie après son diagnostic comparativement à des personnes qui font partie de la population générale et qui n’ont pas le cancer, mais qui présentent des caractéristiques semblables (comme l’âge et le sexe).

Cancer du cerveau

Au Canada, on consigne les statistiques de survie relative après 5 ans pour le cancer du cerveau. La survie relative après 5 ans pour le cancer du cerveau est de 25 %, ce qui signifie qu’une personne diagnostiquée d’un cancer du cerveau aurait, en moyenne, 25 % de chances de vivre 5 ans à la suite de son diagnostic comparativement à une personne dans la population générale.

Cancer de la moelle épinière

Au Canada, on ne consigne pas séparément les statistiques de survie relative après 5 ans pour le cancer de la moelle épinière, mais on les inclut plutôt dans la catégorie générale des tumeurs malignes d’autres parties du système nerveux central. Cette catégorie comporte des cancers semblables dont les statistiques sont regroupées et consignées ensemble. Ces statistiques ne reflètent pas nécessairement la survie réelle de chacun des cancers individuels du groupe. La survie relative après 5 ans pour les tumeurs malignes d’autres parties du système nerveux central est de 63 %, ce qui signifie qu’une personne ayant reçu un diagnostic de tumeur maligne d’une autre partie du système nerveux central aurait, en moyenne, 63 % de chances de vivre 5 ans à la suite de son diagnostic, comparativement à une personne dans la population générale.

Survie médiane

On peut avoir recours à la survie médiane pour indiquer la survie aux tumeurs au cerveau. La survie médiane correspond à la période de temps, habituellement calculée en mois ou en années, où la moitié des personnes atteintes de cancer sont encore en vie. L’autre moitié des gens vivront moins longtemps que cette période.

Survie selon les facteurs pronostiques

La survie varie selon le grade et le type ou sous-type particulier de cancer du cerveau et de la moelle épinière. Les facteurs suivants peuvent aussi affecter la survie au cancer du cerveau et de la moelle épinière. Cependant, les taux de survie pour les tumeurs cérébrales varient grandement selon le type de tumeur, son grade et son emplacement dans l’encéphale.

  • Une tumeur de bas grade engendre un meilleur pronostic qu’une tumeur de haut grade.
  • Une personne âgée de moins de 65 ans a un pronostic plus favorable.
  • Une personne dont l’indice fonctionnel et l’état neurologique sont meilleurs a un pronostic plus favorable.
  • Une tumeur qu’on peut enlever par chirurgie engendre un meilleur pronostic qu’une tumeur qu’on ne peut enlever que partiellement ou pas du tout.
    • Les tumeurs qui se trouvent dans des parties de l’encéphale qu’on ne peut pas atteindre facilement par chirurgie engendrent de plus faibles taux de survie.

Statistiques de survie aux gliomes

Les nombres présentés dans les tableaux ci-dessous sont les statistiques les plus actuelles qui soient disponibles. Cependant, ils représentent des personnes qui ont reçu un diagnostic et un traitement il y a bien des années. Vu les progrès qui ont été faits en matière de traitement depuis ce temps, les taux de survie peuvent être plus élevés pour les personnes qui reçoivent un diagnostic maintenant.

 

Astrocytome (1973 à 2004)

Type de tumeur

Âge

Survie relative après 5 ans

Survie médiane

Astrocytome pilocytique

(grade I)

 

supérieure à 90 %

 

Astrocytome diffus

(grade II)

20 à 44

57 %

5 à 7 ans

45 à 54

37 %

55 à 64

10 %

Astrocytome anaplasique

(grade III)

20 à 44

48 %

2 à 3 ans

45 à 54

25 %

55 à 64

5 %

Glioblastome multiforme

(grade IV)

20 à 44

14 %

12 à 14 mois

45 à 54

4 %

55 à 64

1 %

 

Oligodendrogliome (1973 à 2004)

Type de tumeur

Âge

Survie relative après 5 ans

Oligodendrogliome

(grade II)

20 à 44

82 %

45 à 54

67 %

55 à 64

48 %

Oligodendrogliome anaplasique

(grade III)

20 à 44

64 %

45 à 54

50 %

55 à 64

23 %

 

Épendymome (1973 à 2004)

Type de tumeur

Âge

Survie relative après 5 ans

Épendymome (grade I et II) et

épendymome anaplasique (grade III)

20 à 44

86 %

45 à 54

80 %

55 à 64

69 %

 

Les taux de survie pour les personnes âgées de 65 ans et plus sont habituellement plus bas.

Statistiques de survie aux autres tumeurs du cerveau et de la moelle épinière

  • Gliome mixte
    • L’oligoastrocytome (grade II) et l’oligoastrocytome anaplasique (grade III) ont un pronostic semblable à celui de l’astrocytome de mêmes grades.
  • Méningiome
    • Méningiome (grade I) – Environ 80 % des cancers n’évoluent pas au cours des 10 années qui suivent leur diagnostic.
    • Méningiome atypique (grade II) – Environ 35 % des cancers n’évoluent pas au cours des 10 années qui suivent leur diagnostic.
    • Méningiome anaplasique, ou malin (grade III) – Cette tumeur a une survie médiane de moins de 2 ans.
  • Lymphome primitif du système nerveux central (LPSNC)
    • La survie médiane sans évolution de ce cancer est d’environ 12,8 mois s’il a été traité par chimiothérapie seulement et elle peut aller jusqu’à 5 ans si on a associé une chimiothérapie à une radiothérapie.
  • Métastases au cerveau et métastases à la moelle épinière
    • La survie médiane varie de 7 à 24 semaines.
    • La survie varie selon l’emplacement du cancer primitif.

Questions sur la survie

On conseille aux personnes atteintes de cancer de discuter de leur pronostic avec leur médecin. Le pronostic repose sur de nombreux facteurs dont ceux-ci :

  • antécédents médicaux de l’individu
  • type de cancer
  • stade
  • caractéristiques du cancer
  • traitements choisis
  • réaction au traitement

 

Seul un médecin qui connaît bien ces facteurs pourra examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

 

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