Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière

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Kystes au cerveau et à la moelle épinière

Les kystes au cerveau et à la moelle épinière ne sont pas cancéreux. Les kystes observés dans le cerveau et la moelle épinière peuvent contenir du liquide céphalorachidien (LCR), du sang, du tissu ou des cellules tumorales. On peut les détecter dans des parties du cerveau et de la moelle épinière qui contrôlent des fonctions vitales. Ils peuvent se développer à l’intérieur ou à côté d’une tumeur.

Les signes et symptômes du kyste au cerveau ou à la moelle épinière sont les mêmes que ceux d’une tumeur. Les symptômes spécifiques dépendent de l’emplacement du kyste et se manifestent habituellement quand le kyste est suffisamment gros pour nuire à la fonction du cerveau ou de la moelle épinière.

On nomme les différents types de kyste en fonction d’où ils ont pris naissance ou de la matière qu’ils contiennent.

Kyste arachnoïdien

Le kyste arachnoïdien, parfois appelé kyste leptoméningé, prend naissance dans l’espace sous-arachnoïdien (espace situé entre les couches des méninges appelées arachnoïde et pie-mère). Le kyste arachnoïdien apparaît chez l’adulte comme chez l’enfant et plus souvent chez l’homme que chez la femme. Certains kystes arachnoïdiens ne grossissent jamais ou ne causent jamais de symptômes.

Le traitement du kyste arachnoïdien comprend :

  • la surveillance active pour les petits kystes qui ne causent pas de symptômes;
  • la chirurgie pour enlever le kyste ou en drainer le contenu. On peut aussi avoir recours à la chirurgie pour mettre un tube (shunt) en place afin d’évacuer le LCR et de soulager la pression exercée sur le cerveau.

Kyste colloïde

Le kyste colloïde apparaît dans le troisième ventricule du cerveau. Il se forme probablement quand le système nerveux central se développe, alors que le bébé est encore dans l’utérus. Ce type de kyste peut ne pas changer jusqu’à l’âge adulte alors qu’il devient suffisamment gros pour bloquer l’écoulement du LCR, causant ainsi une accumulation de LCR dans le cerveau (hydrocéphalie). L’accumulation de LCR accroît la pression dans le cerveau, ce qui provoque des symptômes.

Le type de traitement dépend de l’emplacement du kyste. Le traitement du kyste colloïde comprend :

  • la surveillance active pour les petits kystes qui ne causent pas de symptômes;
  • la chirurgie pour enlever le kyste ou en drainer le contenu. On peut aussi avoir recours à la chirurgie pour mettre un tube (shunt) en place afin d’évacuer le LCR et de soulager la pression exercée sur le cerveau.

Kyste dermoïde

Le kyste dermoïde se forme probablement lors des premières semaines de développement du bébé dans l’utérus. On en observe les symptômes des années après sa naissance. Le kyste dermoïde contient souvent des follicules pileux, des morceaux de cartilage ou des glandes sébacées qui produisent des huiles et des matières grasses. Chez les enfants plus âgés et les jeunes adultes, le kyste dermoïde apparaît le plus souvent dans l’extrémité inférieure de la colonne vertébrale. Chez les adultes, on le détecte généralement dans la partie inférieure arrière du cerveau.

On enlève habituellement le kyste dermoïde par chirurgie. Ce kyste peut se former de nouveau si on ne l’enlève pas complètement. Sa croissance peut être très lente et les symptômes peuvent prendre des années avant de réapparaître.

Kyste épidermoïde

Le kyste épidermoïde, aussi appelé tumeur épidermoïde, se forme probablement lors des premières semaines de développement du bébé dans l’utérus. Il croît très lentement et les symptômes peuvent prendre des décennies avant d’être observés. Le kyste épidermoïde contient souvent des restes de cellules de la peau ou de minuscules morceaux de cartilage.

Le kyste épidermoïde apparaît plus souvent dans le cerveau que dans la moelle épinière. Il se développe fréquemment là où la partie supérieure du cerveau rencontre le tronc cérébral, près de l’hypophyse ou le long du crâne. Le kyste épidermoïde affecte le plus souvent les adultes d’âge moyen.

On enlève habituellement le kyste épidermoïde par chirurgie. Ce kyste peut se former de nouveau si on ne l’enlève pas complètement. Sa croissance peut être très lente et les symptômes peuvent prendre des années avant de réapparaître.

Kyste pinéal

Le kyste du corps pinéal est habituellement détecté par hasard lors d’une IRM faite pour d’autres raisons. En général, le kyste pinéal ne cause pas de signes ou de symptômes et il ne devient habituellement pas très gros. Quand il se développe ou cause des symptômes, c’est soit qu’il y a plus de LCR, soit qu’il y a un saignement dans le kyste. Le kyste pinéal est rarement associé à une tumeur sous-jacente.

Le traitement du kyste pinéal est la surveillance active.

Kyste associé à la tumeur

Une tumeur bénigne tout comme une tumeur maligne peut être associée à des kystes. Ces kystes sont parfois appelés kystes tumoraux. Une tumeur sous-jacente associée à un kyste est habituellement visible puisque lors de la TDM ou de l’IRM, on peut observer un nodule ou une masse tout près du kyste.

Le traitement du kyste associé à la tumeur dépend du grade de la tumeur, soit bas ou haut. Traiter la tumeur permet également de traiter le kyste qui lui est associé.

  • Une tumeur de bas grade associée à des kystes est habituellement traitée par chirurgie.
  • Une tumeur de haut grade associée à des kystes peut être traitée par chirurgie, suivie d’une radiothérapie avec ou sans chimiothérapie.

méninge

Chacune des membranes qui recouvrent et protègent l’encéphale et la moelle épinière.

Les 3 couches des méninges sont la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère. Le mot leptoméninges se rapporte à l’ensemble constitué de l’arachnoïde et de la pie-mère.

surveillance active

Traitement constitué de tests qu’on effectue souvent selon un horaire régulier afin de surveiller étroitement un cancer qui évolue lentement. Le but de la surveillance active est d’aider la personne à maintenir une bonne qualité de vie tout en retardant le plus longtemps possible l’administration de traitements qui risquent de causer des effets secondaires. Quand les résultats de tests indiquent que le cancer s’aggrave, on propose des traitements comme la chirurgie ou la chimiothérapie.

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Brock Taraba Brock n'a pas eu de récidive de cancer depuis plus de dix ans, grâce au soutien de la Société canadienne du cancer.

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