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Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant

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Effets secondaires possibles de la chirurgie du cancer du cerveau et de la moelle épinière chez l’enfant

Peu importe le type de traitement choisi pour un cancer du cerveau et de la moelle épinière chez l’enfant, il est possible que des effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas tous les enfants; si c’est le cas, chacun ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de chirurgie
  • emplacement de la tumeur
  • taille de la partie de la tumeur qu’on enlève

Les effets secondaires peuvent se produire en tout temps pendant la chirurgie. Certains se manifestent lors de l'intervention, tout de suite après ou seulement quelques jours ou quelques semaines plus tard. La plupart se résorbent après la chirurgie. Les effets tardifs peuvent apparaître des mois voire des années à la suite de l'opération. Il est possible que des effets secondaires durent longtemps ou soient permanents.

Il est important de signaler tout effet secondaire à son équipe soignante.

Enflure autour de l’incision

Il est possible qu’il y ait de l’enflure le long de l’incision et tout autour puisque cela fait partie du processus normal de guérison du corps. L’enflure est habituellement la plus présente de 2 à 7 jours après la chirurgie. Elle peut être minime ou bien avoir la taille d’un poing tout autour de l’incision. L’enflure qui entoure l’incision se résorbe d’elle-même.

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Infection

Chez certains enfants, la plaie s’infecte après la chirurgie. Signalez immédiatement au médecin de l’enfant tout signe d’infection comme la rougeur, une chaleur plus grande, une sensibilité accrue ou une enflure plus importante au site de l’incision, la présence de pus, un écoulement malodorant ou la fièvre. On peut habituellement traiter l’infection le long de l’incision par antibiotiques. Dans de rares cas, l’os du crâne peut s’infecter. Si les antibiotiques ne sont pas efficaces, la chirurgie pourrait être nécessaire pour enlever l’os infecté. Une fois que la région a guéri et qu’il n’y a plus de signe d’infection, le médecin pourrait remplacer l’os enlevé par un matériel synthétique.

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Fièvre

Il arrive parfois qu’un enfant fasse de la fièvre et qu’elle ne disparaisse pas après la chirurgie. Elle peut alors être causée par une infection ou la présence de sang autour de l’encéphale. Signalez la fièvre immédiatement au médecin de l’enfant afin qu’il en trouve la cause et qu’il la traite.

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Syndrome de la fosse postérieure

Le syndrome de la fosse postérieure (SFP) est aussi appelé mutisme cérébelleux. SFP est le nom donné à un certain nombre de troubles neurologiques spécifiques qui pourraient se produire après la chirurgie. Le trouble principal est l’incapacité de l’enfant de parler (mutisme). Il pourrait aussi changer rapidement d’humeur (labilité émotionnelle), avoir moins de tonus musculaire (hypotonie) et manquer de coordination musculaire (ataxie). On ne sait pas pourquoi le SFP apparaît, mais il le fait dans une certaine mesure après jusqu’à 25 % des chirurgies lors desquelles on enlève une tumeur à la fosse cérébrale postérieure (médulloblastome, épendymome et astrocytome).

Le SFP apparaît habituellement au cours des premiers jours qui suivent la chirurgie. Des semaines voire des mois peuvent être nécessaires avant que l’enfant parle à nouveau et les parents disent parfois que leur enfant parle différemment qu’avant la chirurgie. Un orthophoniste peut aider l’enfant atteint du SFP à retrouver la parole. De nombreux enfants atteints du SFP se rétablissent presque totalement sinon complètement.

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Accumulation et fuite de liquide céphalorachidien (LCR)

La chirurgie d’une tumeur au cerveau modifie souvent la voie d’écoulement normale du LCR à l’intérieur et autour de l’encéphale. Le LCR peut s’échapper par l’incision pratiquée dans la dure-mère jusqu’à ce qu’elle soit complètement guérie. Il peut aussi s’écouler par l’incision jusque dans le cuir chevelu, le nez ou bien l’arrière-gorge. Le LCR risque aussi de s’accumuler dans certaines régions, dont celles-ci :

  • Le LCR peut s’accumuler autour de l’incision, créant ainsi une sensation spongieuse ou marécageuse dans la région. Cet effet se résorbe habituellement de lui-même en quelques semaines. Il faudrait aviser un médecin si la région devient rouge ou si tout écoulement dans la région devient trouble.
  • Le LCR peut s’accumuler dans les ventricules (hydrocéphalie) à cause d’un blocage entre les ventricules, ce qui l’empêche de s’écouler. Le blocage peut être temporaire ou permanent. Un shunt pourrait être nécessaire pour aider à drainer l’excès de liquide.
  • Le LCR peut s’accumuler entre le cuir chevelu et l’os ou la dure-mère (si on n’a pas remplacé l’os après la chirurgie). On parle alors de pseudoméningocèle. Elle disparaît habituellement d’elle-même en quelques semaines.
  • Le LCR peut aussi s’accumuler entre la dure-mère et la surface du cuir chevelu (hygroma sous-dural). Si l’hygroma devient trop gros, il peut exercer une trop grande pression sur l’encéphale. Les médecins pourraient alors insérer un drain temporaire ou un shunt permanent pour évacuer le liquide et soulager la pression.

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Méningite

La méningite est l’inflammation de la surface qui tapisse l’encéphale, soit les méninges. Les signes et symptômes sont entre autres la fièvre, l’irritabilité, la raideur du cou et une perte de lucidité.

Il existe 2 types de méningite :

  • La méningite aseptique est causée par des substances chimiques ou des matières irritantes qui ont été libérées par la tumeur lors de la chirurgie. Il n’y a habituellement pas d’infection. On peut avoir recours aux stéroïdes pour réduire l’inflammation et soulager les symptômes.
  • La méningite bactérienne est causée par des bactéries qui sont entrées dans l’incision et se sont propagées aux tissus profonds de l’encéphale. Les antibiotiques sont nécessaires pour traiter l’infection.

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Crises d’épilepsie

La chirurgie peut interrompre des signaux électriques anormaux dans l’encéphale ou en provoquer. Ces signaux anormaux risquent de causer des crises d’épilepsie. On pourrait alors administrer des médicaments appelés anticonvulsivants ou antiépileptiques pour empêcher les crises de se produire ou pour réduire leur fréquence. Les crises d’épilepsie peuvent devenir un problème à long terme et l’enfant risque de prendre des antiépileptiques pendant des mois ou des années à la suite de la chirurgie.

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Douleur à la mâchoire

La douleur à la mâchoire peut survenir si le médecin a dû couper un muscle situé devant l’oreille lors de la chirurgie. Le muscle est recousu une fois que la tumeur a été enlevée. Cependant, quelques semaines peuvent être nécessaires à la guérison du muscle et à la disparition de la douleur et du blocage de la mâchoire. Le chirurgien de l’enfant devrait être averti s’il ressent de la douleur, mais il n’est habituellement pas nécessaire de consulter un dentiste ou un chirurgien stomatologiste.

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Caillots sanguins

Dans de rares cas, des caillots sanguins peuvent se former (hématomes) dans l’encéphale ou entre la dure-mère et la surface de l’encéphale (hématome sous-dural) après la chirurgie. Ces caillots sont habituellement petits et peuvent être absorbés par le corps pendant plusieurs mois. La chirurgie peut être nécessaire si un caillot est gros et qu’il exerce une pression sur l’encéphale.

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Troubles de la vue

Des troubles de la vue, dont la cécité, peuvent se produire si les nerfs des yeux sont affectés par la tumeur ou par une hausse de la pression dans le crâne (intracrânienne) après la chirurgie. Ce problème peut être temporaire et se dissiper une fois que la tumeur est enlevée et que la pression revient à la normale. Il arrive parfois que la cécité évolue et qu’elle devienne permanente si les nerfs sont trop endommagés.

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Intensification des symptômes

Des symptômes, comme la difficulté à marcher et la vision double ou légèrement floue, peuvent en fait s’aggraver après la chirurgie. C’est souvent à cause de l’enflure normale qui se produit à la suite de toute opération. Au fur et à mesure que la région guérit, l’enflure s’atténue et les symptômes diminuent habituellement.

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