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Tumeurs au cerveau et à la moelle épinière chez l’enfant

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Effets secondaires possibles de la chimiothérapie du cancer du cerveau et de la moelle épinière chez l’enfant

Peu importe le traitement du cancer du cerveau et de la moelle osseuse chez l’enfant, il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas tous les enfants; si c’est le cas, chacun ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de médicament
  • dose
  • durée du traitement

La chimiothérapie détruit les cellules cancéreuses, mais elle peut également endommager les cellules saines. Les divers tissus et cellules du corps tolèrent différemment la chimiothérapie.

Les effets secondaires peuvent se manifester n'importe quand lors de la chimiothérapie. Certains se produisent en cours de traitement, d'autres tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent lorsque la chimiothérapie est terminée. Les effets tardifs peuvent se manifester des mois voire des années après le traitement. Certains peuvent durer un long moment ou être permanents.

Les enfants peuvent réagir différemment à la chimiothérapie. Il est difficile de dire exactement quels effets secondaires seront éprouvés par un enfant, combien de temps ils dureront et quand l'enfant sera rétabli.

Il est important de signaler les effets secondaires à l'équipe de soins de santé. Les médecins peuvent évaluer (mesurer) la gravité de certains d'entre eux. Il arrive parfois qu'on doive ajuster la chimiothérapie si les effets secondaires sont importants.

Nausées et vomissements

Ce ne sont pas tous les agents chimiothérapeutiques qui causent des nausées et des vomissements. Chacun a des effets différents, mais les nausées et les vomissements sont plus susceptibles de se produire lorsqu'on associe des agents chimiothérapeutiques.

Les nausées et vomissements peuvent se manifester au cours des premières heures qui suivent la chimiothérapie et durent habituellement environ 24 heures. Cependant, il est possible que ces effets soient à retardement et qu'ils persistent quelques jours. Chez certains enfants, la nausée d'anticipation peut apparaître après quelques séances de traitement, c'est-à-dire qu'ils ont la nausée avant même de recevoir leurs médicaments parce qu'ils s'attendent à être malades.

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Perte de poils et de cheveux

La perte de poils et de cheveux (alopécie) est un effet secondaire courant de nombreux agents chimiothérapeutiques mais non de tous ces médicaments. Les follicules pileux sont sensibles à ces agents puisqu'ils se développent rapidement. Il est impossible de prévoir la durée et l'étendue de l'alopécie, qui dépend du type et de la dose de médicament ainsi que de facteurs personnels. La perte de poils peut se produire sur toutes les parties du corps, dont le visage et le cuir chevelu (cheveux). Elle peut commencer après quelques jours ou 2 à 3 semaines de chimiothérapie. Les poils repoussent habituellement une fois le traitement terminé.

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Aplasie médullaire

L'aplasie médullaire est une affection caractérisée par la diminution du nombre d'un ou de plusieurs types principaux de cellules sanguines.

  • Une réduction du nombre de globules blancs (neutropénie, ou leucopénie) accroît le risque d’infection.
  • Une réduction du nombre de plaquettes (thrombocytopénie) accroît le risque d’ecchymoses et de saignements.
  • Une réduction du nombre de globules rouges (anémie) engendre de la fatigue, de la pâleur et un malaisemalaiseSensation généralisée d’inconfort ou d’un trouble physiologique..

La baisse du nombre de cellules sanguines est le résultat de la chimiothérapie sur la moelle osseuse, là où sont fabriquées les cellules sanguines. Le nombre de cellules sanguines atteint souvent son plus bas niveau de 7 à 14 jours après la chimiothérapie. L'aplasie médullaire est l'effet secondaire le plus courant et le plus grave de la chimiothérapie. Lorsqu'il se produit, on ajuste immédiatement la dose ou bien on pourrait cesser le traitement temporairement.

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Lésions dans la bouche

La douleur dans la bouche (aussi appelée stomatite ou mucosite buccale) est le résultat de la chimiothérapie sur les cellules qui se trouvent à l'intérieur de la bouche. De nombreux médicaments peuvent causer de la douleur dans la bouche et cela se produit plus souvent lorsqu'on administre des doses élevées. La douleur dans la bouche apparaît après 1 à 2 semaines de chimiothérapie. Elle s'atténue souvent d'elle-même quelques semaines après le traitement.

Il est possible que des lésions douloureuses, des ulcères ou des infections apparaissent dans la bouche. Une hygiène de la bouche régulière et minutieuse peut aider à prévenir la douleur et à atténuer l'infection. C'est l'équipe de soins qui donne les directives à suivre sur la fréquence des nettoyages et des rinçages de la cavité buccale et sur les produits à utiliser. Des analgésiques ou des solutions orales spéciales peuvent être nécessaires pour soulager la douleur.

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Perte d'appétit

Les nausées et vomissements, la fatigue ou une accumulation de déchets causée par la mort des cellules cancéreuses peuvent engendrer une perte d'appétit. Certains agents chimiothérapeutiques risquent de causer temporairement des changements du goût et de l'odorat, susceptibles de rendre les aliments moins appétissants. Il y a des enfants qui se désintéressent complètement de la nourriture et qui ne mangent plus même s'ils savent qu'ils doivent le faire, ce qui risque de mener à une perte de poids et à la malnutrition. Continuer de bien s'alimenter pendant et après la chimiothérapie est important pour aider un enfant à se rétablir du traitement.

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Diarrhée

La diarrhée se produit lorsque le nombre de selles évacuées est plus élevé que d'habitude et qu'elles sont plus liquides. C'est le résultat des agents chimiothérapeutiques qui affectent souvent les cellules qui tapissent le tube digestif (tractus gastro-intestinal). De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de diarrhée, dont le type et la dose d'agent chimiothérapeutique administré, et elle est souvent plus importante lorsqu'on associe des médicaments. La diarrhée se manifeste peu après le début de la chimiothérapie et peut se prolonger jusqu'à 2 semaines après le traitement.

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Constipation

La constipation se produit lorsque les selles deviennent dures et sèches et qu'elles sont difficiles à évacuer. De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de constipation, dont le type d'agent chimiothérapeutique employé (en particulier les alcaloïdes de la pervenche, comme la vincristine et la vinblastine), les médicaments administrés avec la chimiothérapie pour soulager les nausées et les vomissements et la diminution de l'apport en liquides. La constipation se manifeste habituellement de 3 à 7 jours après l'administration de la chimiothérapie.

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Fatigue

La fatigue rend un enfant plus las que d'habitude et peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. Elle se manifeste pour diverses raisons dont l'anémie, des médicaments spécifiques, une perte d'appétit, la dépression ou bien des substances toxiques qui sont produites lorsque les cellules cancéreuses se décomposent et meurent. La fatigue peut se manifester plusieurs jours après un cycle de chimiothérapie et se prolonger bien après que le traitement du cancer soit terminé. Elle va s'atténuer avec le temps.

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Lésions des nerfs

Les nerfs, particulièrement les nerfs périphériques, peuvent être endommagés par certains agents chimiothérapeutiques. Les engourdissements, les picotements et une sensation de brûlure dans les mains ou les pieds, la faiblesse musculaire et de moins bons réflexes peuvent être signes de lésions des nerfs périphériques.

Les lésions des nerfs sont souvent liées à la dose et au type d’agent chimiothérapeutique administré (en particulier les alcaloïdes de la pervenche, les médicaments à base de platine et les taxanes). De nombreux enfants subiront des lésions des nerfs jusqu’à un certain point après une chimiothérapie. Cet effet secondaire est susceptible d'apparaître des mois voire des années après le traitement et de prendre des mois avant de disparaître. Chez quelques enfants, les lésions des nerfs peuvent devenir un problème à long terme.

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Perte de l’ouïe

La perte de l’ouïe, aussi appelée ototoxicité, peut se manifester si l’enfant reçoit certains agents chimiothérapeutiques, comme le cisplatine, le carboplatine ou l’ifosfamide. La perte de l’ouïe peut être plus prononcée si on associe la chimiothérapie à une radiothérapie au cerveau puisque ces traitements endommagent les minuscules cellules ciliées dans l’oreille. Ces cellules ciliées sont responsables de la transformation des ondes sonores dans l’oreille interne (cochlée). L’apport en sang à l’oreille interne peut aussi être altéré, ce qui risque d’abîmer l’ouïe. La perte de l’ouïe affecte habituellement les sons de haute fréquence et dépend de la dose d’agents chimiothérapeutiques administrée. La perte de l’ouïe est irréversible et devient donc un problème à long terme.

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Dommages aux reins

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent endommager les reins. Les reins décomposent et expulsent certains agents chimiothérapeutiques du corps. Quand les agents chimiothérapeutiques se décomposent, ils fabriquent des produits qui risquent d’endommager les cellules des reins, des uretères et de la vessie.

Les dommages aux reins sont souvent liés à la quantité et au type d'agents chimiothérapeutiques administrés. Les symptômes des dommages aux reins peuvent être les maux de tête, la faiblesse, une hausse de la pression artérielle, des urines moins fréquentes et un œdème (enflure ou boursouflure) aux mains, aux pieds ou à d'autres régions du corps. Ces symptômes peuvent apparaître pendant la chimiothérapie et être temporaires ou bien permanents. Les dommages aux reins peuvent varier de légers à graves. S'ils sont graves, ils risquent de mener à l'insuffisance rénale.

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Réactions allergiques

Les réactions allergiques ne sont pas un effet courant de la chimiothérapie, mais il est possible qu'elles se produisent. Les réactions allergiques sont plus susceptibles de se manifester lorsque les médicaments sont administrés par voie intraveineuse. Elles surviennent habituellement peu de temps après l’injection. Bien que tous les médicaments risquent de causer une réaction allergique, certains agents chimiothérapeutiques sont plus enclins que d'autres à engendrer des réactions allergiques ou de l’hypersensibilité.

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Troubles de la fertilité

Certains agents chimiothérapeutiques ou associations de médicaments peuvent endommager les ovaires ou les testicules et affecter la capacité de concevoir des enfants. Le type de médicament, la dose et le recours à un seul ou à plusieurs médicaments jouent un rôle sur l’effet de la chimiothérapie sur la fertilité.

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