Logo Société canadienne du cancer

Cancer des os chez l’enfant

Vous êtes ici:

Chirurgie du cancer des os chez l’enfant

La plupart des enfants atteints du cancer des os subiront une chirurgie. Les tumeurs qu’on peut enlever par chirurgie sont dites résécables. Celles qu’on ne peut pas enlever par chirurgie sont dites non résécables. L’emplacement de la tumeur osseuse permet souvent de déterminer si la chirurgie est possible. Il est souvent difficile pour les médecins d’enlever complètement les tumeurs osseuses à la colonne vertébrale, au bassin et à la base du crâne; ils auront alors recours à d’autres traitements. Il est plus facile d’enlever complètement par chirurgie une tumeur qui affecte une extrémité comme un bras, une jambe, une main ou un pied.

L’objectif principal est d’enlever complètement la tumeur avec une marge de tissu normal tout autour. L’emplacement de la tumeur permet de déterminer quels tissus ou structures devront être enlevés.

Quand la tumeur a pris naissance dans un membre, dans la plupart des cas on peut l’enlever sans amputation. On peut aussi pratiquer une reconstruction pour refaire le membre affecté. Le type de reconstruction choisi dépend de l’âge de votre enfant, du reste de sa croissance et du mode de vie souhaité. Le chirurgien de votre enfant vous expliquera les avantages et les désavantages de chaque type de reconstruction avec comme objectif la fonction la plus normale possible du membre reconstruit.

On peut pratiquer une chirurgie pour différentes raisons. Votre enfant peut avoir une chirurgie pour :

  • effectuer une biopsie afin de poser le diagnostic de cancer des os avec certitude;
  • enlever toute la tumeur ou la plus grande partie possible de celle-ci;
  • enlever une tumeur métastatique au poumon;
  • reconstruire un membre après que la tumeur ait été enlevée.

Choisir le type de chirurgie

Avant la chirurgie, les médecins ont recours aux épreuves diagnostiques et aux épreuves de stadification afin de savoir où se trouvent les bords de la tumeur, comment elle a réagi à la chimiothérapie néoadjuvante et si elle s’est développée ou propagée. Ces épreuves sont entre autres des examens d’imagerie comme la TDM, l’IRM, la scintigraphie osseuse et la TEP/TDM si disponibles. Selon les résultats, le chirurgien vous fera connaître les types d’options de reconstruction possibles à la suite de l’ablation du cancer des os de votre enfant. Vous et votre enfant devrez décider ce qui convient le mieux. Discutez avec l’équipe de soins de votre enfant des facteurs suivants, ce qui vous aidera à prendre une décision. Il est aussi utile de parler à quelqu’un qui a subi la chirurgie que l’équipe de soins propose et de regarder des photos ou des vidéos de personnes qui ont eu cette opération.

Emplacement et taille de la tumeur

Les chirurgiens se basent sur l’emplacement et la taille de la tumeur pour planifier comment enlever complètement le cancer des os ainsi que la marge de tissu normal. Cela peut comporter  l’ablation d’une partie des tissus mous qui entourent l’os ou l’articulation voisine de l’os atteint. L’amputation n’est habituellement nécessaire que lorsque le cancer des os affecte des nerfs ou des vaisseaux sanguins essentiels au membre ou que la tumeur est si grosse qu’elle affecte tous les tissus mous entourant le cancer des os.

Âge

Il est important de prendre en considération l’âge de l’enfant et si sa croissance est terminée. Si un enfant subit une chirurgie de conservation du membre alors qu’il n’a pas fini de se développer, par exemple, ses membres peuvent être de longueurs différentes. Il arrive parfois que de simples mesures, comme une semelle ajoutée dans une chaussure, rendent les membres de la même longueur. Dans d’autres cas, l’enfant peut avoir besoin d’autres chirurgies pour rallonger le membre le plus court ou pour contrôler la croissance du membre le plus long.

Besoin d’autres chirurgies

Selon le type de chirurgie pratiqué pour traiter le cancer des os, l’enfant pourrait avoir besoin d’autres chirurgies plus tard. Ces opérations pourraient, par exemple, permettre de remplacer une prothèse articulaire interne usée. La chirurgie peut aussi être nécessaire pour allonger une prothèse interne extensible si l’enfant est encore en croissance.

Mode de vie et niveau d’activité

Il est important de penser au mode de vie et au niveau d’activité de l’enfant quand vous décidez du type de chirurgie. Ces facteurs peuvent aussi affecter ses choix et ses objectifs de carrière plus tard.

Certains types de chirurgie, comme la plastie de rotation, peuvent être une bonne option si l’enfant est actif et souhaite pratiquer des sports. Les enfants qui sont actifs physiquement useront toute la prothèse articulaire, ce qui nécessitera une autre chirurgie importante.

La chirurgie de conservation d’un membre qui comporte le remplacement d’une articulation ou une reconstruction peut être une bonne option pour les enfants dont le mode de vie est moins actif. Après plusieurs types de chirurgie de conservation d’un membre, il faut éviter les sports de contact parce que le greffon osseux ou la prothèse pourrait être endommagé et une chirurgie importante serait alors nécessaire pour réparer le membre.

Soins et soutien offerts après la chirurgie

L’enfant aura besoin de soins et de soutien pendant des mois ou des années à la suite de la chirurgie du cancer des os : soins de la plaie, physiothérapie et autres chirurgies par exemple. Les enfants qui ont subi une chirurgie de conservation d’un membre ont souvent besoin d’une réadaptation intensive après l’opération.

Demandez à l’équipe de soins de votre enfant quelles sont les ressources en réadaptation et le soutien offerts dans votre communauté. Cela peut vous aider à décider quel type de chirurgie est le meilleur pour votre enfant.

Image corporelle

La chirurgie du cancer des os peut affecter l’image corporelle de l’enfant. L’image corporelle, c’est ce que l’enfant ressent face à son corps. Il est important de ne pas oublier que la chirurgie qui permettra au membre d’être le plus fort et le plus utile possible peut différer de la chirurgie qui lui procurera l’apparence la plus normale. Discutez des options chirurgicales avec l’équipe de soins de votre enfant et de la façon dont elles pourraient affecter son apparence et son image corporelle. Ils peuvent également vous proposer des ressources qui aideront votre enfant s’il a de la difficulté à faire face à son image corporelle après la chirurgie.

Types de chirurgie

On a recours aux types de chirurgie qui suivent pour traiter le cancer des os chez l’enfant. Il est possible que l’enfant reçoive d’autres traitements avant ou après la chirurgie. La chirurgie qui vise à traiter le cancer des os comporte 2 parties. La première est l’excision large qu’on pratique pour enlever complètement la tumeur en un seul gros morceau ainsi qu’une marge de tissu sain tout autour. La quantité et le type de tissus ou de structures normaux enlevés dépendent d’où la tumeur s’est développée. Il n’y a pas de choix ou d’options possibles. La deuxième partie de la chirurgie est la reconstruction du défaut causé par l’ablation complète de la tumeur. Plusieurs options peuvent s’offrir pour la reconstruction en fonction de l’âge de votre enfant, de sa croissance résiduelle et du mode de vie souhaité.

Excision large

L’excision large permet d’enlever la tumeur osseuse ainsi qu’une large marge d’os et de tissu normal autour de la tumeur. On enlève aussi le tissu qui se trouve sur le site de la biopsie ou tout près. Ce type de chirurgie est également appelé excision monobloc.

Selon la quantité de tissu enlevée, le chirurgien de votre enfant pourrait devoir prélever de la peau ou du tissu sur une autre partie du corps, soit un greffon, pour le remplacer. On le fait au même moment que la chirurgie pratiquée pour enlever le cancer.

Chirurgie de conservation d’un membre

La chirurgie de conservation d’un membre, ou chirurgie de sauvetage d’un membre, permet de traiter le cancer des os présent dans un membre supérieur ou inférieur. On enlève la tumeur sans enlever le membre en entier (amputation). Le chirurgien enlève toute la tumeur et tous les tissus mous affectés autour de la région de l’os atteint dans lesquels le cancer des os s’est développé. Le chirurgien doit être en mesure de préserver, ou protéger, les principaux nerfs ou vaisseaux sanguins afin que le membre puisse fonctionner aussi normalement que possible après la chirurgie.

La chirurgie de conservation d’un membre n’est pas toujours possible. Les chirurgiens pratiqueront cette opération seulement s’il est possible d’enlever toute la tumeur ainsi qu’une large marge de tissu sain tout autour. Ils prendront également en considération les facteurs suivants pour décider si la chirurgie de conservation d’un membre est possible :

  • la tumeur a réagi à la chimiothérapie ou a rétréci à la suite de ce traitement
  • il y a suffisamment de peau et de tissus mous pour couvrir la plaie une fois la tumeur enlevée (cela dépend souvent d’où la biopsie a été faite et si elle a été planifiée en même temps que la chirurgie)
  • le cancer ne s’est pas propagé à des artères, des veines ou des nerfs importants
  • le cancer n’a pas affaibli l’os et ainsi causé une fracture (fracture pathologique)

Selon la quantité de tissu enlevée avec la tumeur, le chirurgien pourrait devoir prélever de la peau ou du tissu sur une autre partie du corps, soit un greffon, pour le remplacer. On le fait souvent au même moment que la chirurgie de conservation du membre.

Puisqu’on enlève une partie de l’os pour traiter le cancer, les chirurgiens doivent souvent le reconstruire. Ils peuvent alors avoir recours à un greffon osseux ou à une prothèse interne (endoprothèse), qui est faite de métal et de plastique et qui contient l’articulation artificielle.

Techniques de reconstruction après une chirurgie de conservation d’un membre

Pour un cancer des os situé par exemple dans le péroné, une côte, une clavicule, un orteil, un doigt ou le cubitus, la reconstruction à la suite d’une excision large n’est habituellement pas requise.

Pour la majorité des emplacements, les chirurgiens reconstruisent le membre à l’aide de diverses techniques qui ont recours à des os, d’autres tissus et des implants métalliques. On fait la reconstruction en même temps que la chirurgie visant à enlever le cancer. Les complications à la suite de ces chirurgies importantes sont assez fréquentes, nécessitant ainsi d’autres chirurgies pour certains enfants. Il est possible que les chirurgiens se servent des matériaux suivants pour la reconstruction.

Le greffon osseux est un morceau d’os prélevé dans une autre partie du corps. On peut utiliser des tiges, des vis ou des plaques de métal pour fixer le greffon osseux au site chirurgical. Selon la quantité d’os requise, on peut le prélever sur le corps de l’enfant atteint (autogreffe) ou chez un donneur (allogreffe). Quand on a recours à l’allogreffe, le risque que l’os ne guérisse pas correctement (absence de consolidation) est plus élevé tout comme le risque d’infection. Il faudrait éviter les sports d’action après une reconstruction par allogreffe vu le risque élevé de fracture du greffon osseux fragile.

L’endoprothèse est une prothèse ou un implant prothétique qu’on met dans la partie restante de l’os. Elle est habituellement faite de métal et de plastique. On y a recours pour remplacer les articulations qu’on a enlevées par chirurgie, dont celles du genou, de l’épaule et de la hanche. Il existe plusieurs types et différentes tailles d’endoprothèses. Certaines peuvent s’agrandir si l’enfant est encore en croissance. Un enfant peut devoir subir des chirurgies aux 6 à 12 mois pour allonger l’endoprothèse jusqu’à ce que son squelette ait fini de croître.

On peut souder l’articulation quand la tumeur se trouve à l’intérieur ou près de celle du genou ou de l’épaule : on enlève les faces de l’articulation et on fait des os qui l’entourent une seule pièce solide. Le chirurgien enlève toute l’articulation et insère un implant métallique, comme une tige ou une plaque, dans les 2 extrémités restantes de l’os, joignant ces extrémités de chaque côté de l’articulation enlevée. Après la soudure, l’articulation ne bouge plus et le membre affecté doit compenser la perte de mobilité.

Guérison et réadaptation après une chirurgie de conservation d’un membre

Le greffon osseux prend du temps à guérir. Le greffon osseux ou l’endoprothèse prend également du temps à s’unir à la partie restante de l’os dans le membre. L’enfant qui a un greffon osseux ou une endoprothèse portera une attelle ou un plâtre après la chirurgie. L’attelle ou le plâtre soutient le membre et en limite l’utilisation afin de donner au greffon osseux ou à l’endoprothèse le temps de s’unir à la partie restante de l’os dans le membre. Il est possible que l’enfant ne puisse pas participer à certaines activités parce qu’un os ayant un greffon osseux ou une endoprothèse risque de ne pas être aussi fort qu’une articulation et un os normaux.

L’enfant qui subit une chirurgie de conservation d’un membre a besoin d’une réadaptation intensive. Il doit prendre part activement au programme de réadaptation afin d’être en mesure d’utiliser son membre. Jusqu’à un an de réadaptation peut être nécessaire, par exemple, avant qu’un enfant réapprenne à marcher après une chirurgie de conservation de la jambe.

D’autres chirurgies peuvent être nécessaires plus tard pour réparer ou remplacer un greffon osseux ou une endoprothèse qui s’use ou s’endommage.

Amputation

L’amputation est une chirurgie visant à enlever un membre en partie ou en totalité. Les chirurgiens ont recours à l’amputation quand la tumeur affecte des structures vitales et que ces structures doivent être enlevées pour permettre l’ablation de toute la tumeur. Cela se produit le plus souvent chez les enfants atteints d’un ostéosarcome quand la radiothérapie n’est pas efficace pour traiter le cancer. La guérison est de plus courte durée après une amputation qu’à la suite d’autres types de chirurgie. Beaucoup de réadaptation peut être nécessaire pour aider l’enfant à réapprendre à marcher. Bien qu’une partie du membre soit absente de façon permanente, il n’y a pas de restrictions quant aux activités et l’enfant peut prendre part à des activités comportant la course et les sports de contact puisqu’il n’y a pas de risque qu’il endommage le membre. Les désavantages de l’amputation comprennent la douleur fantôme (sensation que le membre enlevé est toujours présent), le port d’un membre artificiel et l’apparence du moignon.

L’enfant peut quand même avoir une belle qualité de vie et faire presque toutes ses activités normales si on enlève ces os en partie ou en totalité.

L’amputation pourrait aussi être nécessaire si le cancer des os réapparaît dans le même membre après une chirurgie de conservation du membre.

Dans certains cas, il est possible de mettre à l’enfant une prothèse provisoire pendant qu’il est encore anesthésié. En salle d’opération, on installe donc un plâtre sur la partie restante du membre (moignon). Puis on y fixe une tige de base avec un pied. Quand l’enfant se réveille de l’anesthésie, il peut regarder vers le bas et voir 2 pieds qui soulèvent la couverture et qui lui permettront de se lever et de commencer à marcher avec des béquilles de 1 à 2 jours après la chirurgie. Cela lui remonte donc grandement le moral. Le plâtre aide à contrôler l’enflure de la partie restante du membre et lui permet de désenfler pour être prête à recevoir la prothèse plus rapidement. Après la chirurgie, de 3 à 4 semaines sont nécessaires pour que la partie restante du membre désenfle suffisamment pour qu’on ajuste une première fois la prothèse permanente.

Diverses prothèses sont offertes. On discute habituellement plus tard des articulations et dispositifs spécialisés, une fois que l’enfant est complètement rétabli. Ces options permettent à l’enfant amputé de pratiquer différents sports, de rester actif physiquement et d’avoir une belle qualité de vie. La physiothérapie visant à lui réapprendre à marcher débute habituellement quelques semaines après l’amputation. Reprendre la chimiothérapie après la chirurgie rend généralement difficile la participation active de l’enfant à une physiothérapie intense. On met l’accent sur des exercices tels que la mise en charge partielle, le renforcement des muscles et la prévention du rétrécissement des muscles ou des articulations voisins de la partie restante du membre. Il faut généralement 6 mois environ pour que l’enfant marche sans difficulté après la chirurgie. Les adolescents actifs auront besoin d’une nouvelle jambe artificielle ou d’une nouvelle prothèse approximativement tous les 2 ans.

Plastie de rotation

La plastie de rotation est une intervention lors de laquelle on enlève la tumeur osseuse de la partie inférieure de la cuisse ou de la partie supérieure de la jambe en faisant une excision large. Le chirurgien fait ensuite pivoter à 180 degrés la partie restante du membre pour que le pied soit tourné vers l’arrière, puis il rattache toutes les parties ensemble à l’aide d’une plaque et de vis ou d’une tige. L’articulation de la cheville qu’on a fait pivoter agit donc maintenant comme nouvelle articulation du genou, et on fixe une prothèse au membre reconstruit pour que les deux membres soient de longueur égale. La seule exigence est que le nerf principal de la partie inférieure du membre (nerf sciatique) ne se trouve pas près de la tumeur. On peut couper l’artère et la veine principales et les enlever avec la tumeur puisqu’elles sont souvent couvertes par la masse. Après la rotation, on rattache l’artère et la veine principales. Quand l’enfant se réveille dans la salle de réveil, il peut habituellement remuer sa cheville et ses orteils.

Lorsque les tissus ont guéri, habituellement un mois plus tard environ, on fabrique une prothèse (jambe artificielle) pour l’enfant. Le pied de l’enfant s’ajuste dans un fourreau situé à l’intérieur de la prothèse. La cheville agit comme la nouvelle articulation du genou. On fait pivoter le pied de 180 degrés par rapport à sa position normale – le talon est alors en avant et les orteils en arrière – et il se trouve maintenant presque à la même hauteur que le genou opposé. Donc, lorsque le pied pousse vers le bas, il déplace la prothèse vers le haut. Quand le pied et la cheville remontent, ils déplacent la prothèse vers le bas.

L’enfant atteint d’une très grosse tumeur qui s’est développée dans une grande quantité de tissus mous autour de l’os doit souvent subir une amputation au-dessus du genou afin qu’on puisse enlever complètement la masse. La plastie de rotation est une bonne alternative à l’amputation au-dessus du genou puisqu’elle procure la même fonction qu’une amputation sous le genou. Dans le cas de l’amputation au-dessus du genou, l’enfant a besoin d’une articulation mécanique du genou, qui ne fonctionne pas aussi bien qu’une articulation anatomique puisqu’il est plus difficile d’accélérer et de ralentir. L’articulation mécanique du genou est également plus susceptible de se briser, en particulier chez les jeunes enfants actifs. L’enfant qui a subi une amputation sous le genou ou une plastie de rotation est en mesure de marcher sans boiter. Les très jeunes enfants qui sont encore loin de s’être complètement développés bénéficient également de la plastie de rotation puisqu’on peut adapter la longueur de la prothèse au fil de la croissance. La plastie de rotation est très durable. On ne peut pas l’user et il n’est pas nécessaire de pratiquer d’autres chirurgies plus tard. Également, il n’y a pas de restrictions quant aux activités comme la natation, le vélo, l’escalade et la planche à roulettes.

Dans le cas de la plastie de rotation, il n’y a pas de douleur fantôme. L’enfant sent que tout son membre est encore présent, dont son genou. De nombreuses études sur la qualité de vie ont démontré que les enfants qui ont eu une plastie de rotation sont très satisfaits.

Schéma de la plastie de rotation

Chirurgie des métastases

On fait parfois une chirurgie pour enlever un cancer des os qui s’est propagé (métastases) dans un poumon. La possibilité de faire une chirurgie et le type de chirurgie pratiqué dépendent des facteurs suivants :

  • nombre de tumeurs, ou métastases
  • taille et emplacement des métastases
  • proximité des métastases de vaisseaux sanguins importants ou de la moelle épinière
  • état de santé global de l’enfant
  • administration d’une chimiothérapie en cours

Si la chirurgie est une option pour les métastases au poumon, les médecins ont souvent recours à la résection cunéiforme pour enlever la métastase ainsi qu’un morceau de tissu du poumon en forme de triangle tout autour de la tumeur. La résection lobaire et la pneumonectomie sont d’autres options. Lors de la résection lobaire, on enlève le lobe du poumon qui contient la métastase.  La pneumonectomie permet d’enlever le poumon en entier.

La chirurgie pratiquée pour enlever les métastases est souvent faite en même temps que la chirurgie visant à enlever la tumeur osseuse primitive. On peut aussi avoir recours à la chirurgie pour enlever un ostéosarcome qui récidive sous forme de métastases pulmonaires s’il s’est écoulé plus d’un an depuis la fin du traitement.

Effets secondaires

Peu importe le traitement du cancer des os chez l’enfant, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque enfant les ressent différemment. Certains en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand pendant, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines après la chirurgie. La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout du type de chirurgie pratiqué et de son emplacement ainsi que de la quantité de tissu enlevé et de l’état de santé global de l’enfant. Les effets secondaires dépendent aussi des effets des autres traitements. Le tissu traité par radiothérapie risque de ne pas bien se cicatriser après une chirurgie par exemple. Les effets secondaires généraux de la chirurgie du cancer des os sont entre autres ceux-ci :

  • douleur
  • infection de la plaie
  • saignement
  • ouverture de la plaie
  • lésions des nerfs
  • enflure des membres
  • formation de tissu cicatriciel

L’enfant qui a une jambe ou un bras amputé peut croire qu’il éprouve encore de la douleur ou d’autres sensations dans le membre qui a été enlevé. C’est ce qu’on appelle la douleur fantôme. Elle apparaît quand des nerfs ont été coupés et endommagés lors de la chirurgie et que le corps transmet alors des impulsions nerveuses anormales. Les symptômes de la douleur fantôme comprennent la douleur, une sensation de brûlure, une pulsation ou des démangeaisons. Les symptômes sont habituellement plus présents si le membre causait beaucoup de douleur avant l’amputation. La douleur fantôme peut être assez dérangeante. Des médicaments aident parfois à atténuer les sensations, et les symptômes diminuent habituellement une fois que le port de la prothèse est régulier.

Le greffon osseux peut prendre de 6 à 8 mois à guérir. Il arrive parfois que l’os qui a été remplacé ou reconstruit par greffon osseux ne se cicatrise pas et ne se lie par correctement. C’est ce qu’on appelle l’absence de consolidation, qui risque de provoquer des fractures et d’engendrer d’autres chirurgies pour réparer le greffon osseux.

Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années après la chirurgie. Apprenez-en davantage sur les effets tardifs des traitements du cancer des os chez l’enfant.

Avisez l’équipe de soins si votre enfant éprouve des effets secondaires que vous croyez liés à la chirurgie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Questions à poser sur la chirurgie

Apprenez-en davantage sur la chirurgie et les effets secondaires de la chirurgie. Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur la chirurgie à son équipe de soins.

Histoires

Steve Manske Aider les jeunes à améliorer leur santé

Plus de details

Comment stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse?

Découvrez l’impact de vos habitudes de vie sur le risque de cancer et voyez comment prendre les choses en main à l’aide de notre outil interactif – C’est ma vie!

Apprenez-en plus