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Cancer des canaux biliaires

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Effets secondaires possibles de la chirurgie du cancer des canaux biliaires extrahépatiques

Peu importe le traitement du cancer des canaux biliaires extrahépatiques, il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type et étendue de la chirurgie
  • état de santé global de la personne

Les effets secondaires peuvent se produire en tout temps pendant la chirurgie. Certains se manifestent lors de l’intervention, tout de suite après ou seulement quelques jours ou quelques semaines plus tard. La plupart se résorbent après la chirurgie. Les effets tardifs peuvent apparaître des mois voire des années à la suite de l’opération. Il est possible que des effets secondaires durent longtemps ou soient permanents.

Il est important de signaler les effets secondaires à l’équipe soignante.

Douleur

La douleur se manifeste souvent après une chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques à cause du traumatisme subi par le tissu lors de l’intervention, tout particulièrement lorsqu’il s’agit d’une chirurgie importante comme une résection hépatique (du foie) et une duodéno-pancréatectomie (opération de Whipple). On a recours aux médicaments antidouleur pour maîtriser la douleur. Il est possible que la douleur prenne du temps avant de s’atténuer après la chirurgie, selon l’opération pratiquée ainsi que la guérison et la tolérance à la douleur de la personne. Si la douleur persiste ou si les médicaments antidouleur ne la soulagent pas, il faut en parler au médecin ou à l’équipe soignante.

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Nausées et vomissements

Des nausées et vomissements peuvent survenir en raison de l'anesthésie généraleanesthésie généralePerte partielle ou totale de sensation ou de conscience. administrée lors de la chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques. L’équipe soignante donne souvent des médicaments pour prévenir et maîtriser les nausées et vomissements. Ces effets secondaires sont habituellement temporaires et se dissipent souvent quelques jours après la chirurgie.

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Infection

Chez certaines personnes, une infection de la plaie se développe après la chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques. On peut avoir recours aux antibiotiques pour aider à prévenir ou à traiter une infection. L’infection de la plaie est un effet secondaire temporaire de la chirurgie.

Une infection peut survenir lorsqu’un extenseur biliaire ou un cathéter de drainage se bloque. La bile peut s’accumuler et causer l’inflammation du canal biliaire (cholangite).

Signalez au médecin ou à l’équipe soignante tout signe d’infection comme de la rougeur, la présence de pus, un écoulement malodorant, une plus grande sensibilité ou une enflure plus importante au site de l’incision ou de la fièvre.

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Saignements

Il peut y avoir un saignement ou une hémorragie si un vaisseau sanguin n’a pas été scellé lors de la chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques ou si la personne souffre d’un trouble de coagulation du sang. Le foie, qui reçoit un important apport sanguin, se situe très près des canaux biliaires proximaux. Il peut y avoir des saignements à ces canaux biliaires après la chirurgie, en particulier si on a enlevé une partie du foie avoisinante pour traiter le cancer des canaux biliaires périhiaires (proximaux). On administre parfois des médicaments avant la chirurgie pour favoriser la coagulation du sang.

Le personnel infirmier vérifie souvent les bandages et les drains pour savoir s’il n’y a pas de saignement excessif tout de suite après la chirurgie. S’il y a un saignement et que celui-ci est assez important, le chirurgien pourrait devoir ramener la personne en salle d’opération pour savoir d’où provient le saignement et l’arrêter.

On peut s’attendre à ce qu’il y ait un petit écoulement sanguinolent après la chirurgie. Il faut signaler tout saignement important au médecin ou à l’équipe soignante.

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Troubles pulmonaires

Les troubles pulmonaires peuvent se produire parce que l’incision pratiquée lors de la chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques se situe souvent dans la partie supérieure de l’abdomen. D’autres facteurs, comme des troubles pulmonaires préexistants ou le tabagisme, peuvent aussi contribuer à l’apparition de troubles pulmonaires.

Un des principaux troubles pulmonaires qui peut survenir à la suite d’une chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques est la pneumoniepneumonieInfection d’un ou des deux poumons causée par une bactérie, un virus ou des champignons. Les signes et symptômes incluent la fièvre, des frissons, une toux accompagnée d’expectorations (mucosités), une douleur thoracique et un essouflement.. Respirer profondément et tousser fréquemment ainsi que se tourner souvent dans le lit réduisent le risque de troubles pulmonaires après la chirurgie. Il est possible que la personne opérée doive respirer dans un appareil particulier appelé le spiromètre d’incitation pour l’aider à respirer profondément. Cesser de fumer avant la chirurgie réduit le risque d’infection pulmonaire.

Signalez au médecin ou à l’équipe soignante la présence d’un essoufflement, d’une fièvre ou d’une toux.

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Caillots sanguins

La formation d’un caillot sanguin dans une jambe est appelée thrombose veineuse profonde (TVP). La TVP peut se produire tout de suite après la chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques, puisque la personne ne peut pas bouger beaucoup et que le sang peut ainsi s’accumuler dans les jambes. D’autres facteurs contribuent aussi à l’apparition d’une TVP. Dans les cas les plus graves, le caillot sanguin peut se détacher et se déplacer jusqu’aux poumons (ce qu’on appelle une embolie pulmonaire), ce qui cause un essoufflement et affecte la capacité du sang à obtenir de l’oxygène des poumons.

Changer de position fréquemment, faire des exercices pour les jambes et les chevilles et marcher peu de temps après la chirurgie aident à réduire le risque de formation de caillots sanguins. On peut administrer de faibles doses d’anticoagulant, comme l’héparine, afin d’aider à réduire la possibilité de formation de caillots sanguins chez les personnes chez qui ce risque est élevé. Cesser de fumer avant la chirurgie réduit le risque de formation de caillots sanguins.

Signalez au médecin ou à l’équipe soignante tout essoufflement ainsi que la présence d’une rougeur, d’une enflure, d’une douleur ou de crampes au mollet.

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Diarrhée

Après avoir subi une chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques, certaines personnes souffrent de diarrhée ou ont des selles plus fréquentes, tout particulièrement si la bile est redirigée de manière à s’écouler directement dans l’intestin grêle. Les selles ont aussi tendance à rester dans l’intestin moins longtemps.

La diarrhée peut se manifester immédiatement après la chirurgie. Elle peut s’atténuer avec le temps, mais elle peut aussi se prolonger pendant plusieurs années. Il existe des façons de maîtriser et de traiter la diarrhée.

  • Le médecin peut recommander des médicaments contre la diarrhée pour ralentir les mouvements de l’intestin.
  • Une modification du régime alimentaire peut contribuer à soulager la diarrhée.

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Cholangite

La cholangite est une inflammation des canaux biliaires. Elle survient lorsque la bile ne s’écoule pas correctement et cause une infection. L’inflammation peut survenir lorsqu’un extenseur biliaire ou un cathéter de drainage se bloque. Le médecin peut prescrire des antibiotiques pour réduire l’inflammation. Il peut aussi enlever ou remplacer un extenseur biliaire ou un cathéter bloqué.

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Fuite de bile

Une fuite de bile ou une lésion du canal biliaire est un problème qui peut survenir à la suite d’une chirurgie des canaux biliaires extrahépatiques. Une fuite de bile ou une lésion du canal biliaire peut causer une douleur abdominale. Le médecin peut effectuer une cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) pour trouver la source de la fuite et mettre en place un extenseur qui permettra à la bile de s’écouler. On doit parfois pratiquer une chirurgie pour réparer la fuite ou la lésion du canal biliaire.

L’anastomose est la région où le canal biliaire restant est rattaché chirurgicalement à une autre structure, comme l’intestin grêle. Parfois, les points (suture) qui maintiennent ensemble les deux extrémités se rompent ou se défont. Le liquide (comme la bile) fuit alors dans l’abdomen. C’est ce qu’on appelle une fuite anastomotique, et le chirurgien doit la réparer.

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Troubles digestifs

Une personne qui a subi une duodéno-pancréatectomie (opération de Whipple) peut éprouver des troubles digestifs. Comme le pancréas produit des enzymes digestives, le fait d’enlever une partie du pancréas peut causer une diminution de la quantité d’enzymes. Environ une personne sur trois parmi celles qui ont eu une opération de Whipple doit prendre des enzymes pour aider à la digestion des aliments.

Après une chirurgie, la personne opérée peut ne pas avoir envie de manger ou peut se sentir ballonnée ou pleine plus rapidement que d’habitude. Il peut être plus facile pour elle de manger des repas légers répartis tout au long de la journée plutôt que d’avoir trois gros repas par jour. Le fait de prendre des collations entre les repas peut aussi aider l’organisme à mieux absorber les aliments et ainsi réduire la sensation de ballonnement ou de plénitude.

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Problèmes liés au taux de sucre dans le sang

Une personne qui subit une duodéno-pancréatectomie (opération de Whipple) au cours de laquelle on lui enlève une partie du pancréas peut éprouver des problèmes liés au taux de sucre dans son sang. Le pancréas produit l’insuline qui est nécessaire à la maîtrise du taux de sucre sanguin. Si on enlève une partie du pancréas, ou l’organe en entier, la personne opérée peut développer du diabète. Le risque d’apparition du diabète est plus élevé si la personne a éprouvé des problèmes liés au taux de sucre sanguin avant la chirurgie. L’équipe soignante surveillera le taux de sucre dans le sang de la personne traitée. Il peut être nécessaire de modifier le régime alimentaire et les médicaments pour maîtriser un taux de sucre sanguin élevé.

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