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Émotions et cancer

La plupart des gens éprouvent de nombreuses émotions alors qu’ils apprennent à vivre avec le cancer. Les émotions peuvent changer d’une journée à l’autre, d’une heure à l’autre ou même d’une minute à l’autre. Les gens démêlent leurs émotions à leur façon et quand ils sont prêts à le faire. Comment vous réagissez au cancer et vous vous y adaptez dépend de la manière dont vous faites face à d’autres problèmes et crises.

Bien des facteurs peuvent affecter vos réactions émotionnelles, dont votre âge, votre expérience antérieure avec le cancer, votre famille ou votre réseau de soutien ainsi que vos croyances spirituelles et culturelles. Vous renseigner sur les effets émotionnels du cancer peut vous aider à y faire face. Cela peut aussi vous aider à comprendre et à soutenir les autres lors de cette période difficile.

Les sentiments de peur, d’incertitude, de déni, de colère, de culpabilité, de stress, d’anxiété, de solitude, d’isolement, de tristesse et de dépression font tous normalement partie de l’expérience du cancer. Il est également normal de ressentir de l’espoir, du soulagement, de la surprise, de l’acceptation et de la détermination. Il est possible que vous éprouviez n’importe laquelle de ces émotions ou bien toutes ces émotions un jour ou l’autre.

Peur et incertitude

Un diagnostic de cancer soulève de nombreuses peurs. Vous pouvez avoir l’impression que vous n’avez plus votre vie en mains et que vous ne savez pas ce que l’avenir vous réserve. Il est normal d’avoir peur de l’inconnu. L’incertitude peut vous mettre en colère, vous faire peur, vous rendre anxieux ou irritable.

La période entre l’annonce du diagnostic et le début du traitement peut être très difficile. Vous pouvez :

  • vous demander si vous allez mourir ou perdre quelqu’un que vous aimez
  • vous préoccuper de la douleur
  • avoir peur du traitement du cancer
  • vous préoccuper de la façon dont vous allez gérer le travail, les tâches quotidiennes ou vos finances
  • vous demander comment votre famille va réagir et faire face à la situation
  • avoir peur de ne pas pouvoir faire les choses que vous aimez ou de devoir mettre vos plans en suspens
  • vous sentir inutile

Ces conseils peuvent vous aider à mieux faire face à vos sentiments de peur et d’incertitude.

  • Renseignez-vous sur le cancer et son traitement. Certaines personnes trouvent que chercher de l’information afin de prendre des décisions les aident à se sentir davantage maîtres de la situation. D’autres préfèrent ne pas trop en savoir. Ils se sentent bien juste à suivre les directives de leur équipe de soins de santé. Dites à votre équipe de soins jusqu’à quel point vous voulez être renseigné.
  • Posez des questions. Dites-le à votre équipe de soins si vous ne comprenez pas ce qu’on vous explique ou si vous voulez plus d’information.
  • Regardez plus loin que le cancer. Bien des gens se sentent mieux s’ils sont occupés. Certains travaillent quand même mais peuvent devoir adapter leur horaire. Un passe-temps comme la musique, l’artisanat ou la lecture peut aussi vous aider à ne plus penser au cancer pendant un certain temps.
  • Essayez de penser à ce que vous êtes en mesure de faire plutôt qu’à ce que vous ne pouvez pas faire. Redites-vous que vous faites face à la situation, peu importe à quel point vous vous sentez mal.
  • Souvenez-vous que l’incertitude qui accompagne un diagnostic récent de cancer s’estompe souvent au fur et à mesure que vous et votre famille en apprenez davantage sur la maladie, le traitement et comment mieux s’y adapter.
  • Le counseling et les programmes de soutien peuvent vous aider. Discutez avec votre médecin ou un autre membre de votre équipe de soins si la peur ou l’incertitude nuit à vos activités quotidiennes. Vous aimeriez peut-être parler avec un travailleur social, un conseiller ou quelqu’un qui a vécu une expérience semblable avec le cancer.

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Déni

Certaines personnes atteintes de cancer refusent de croire à ce diagnostic ou de l'accepter. C'est un sentiment appelé déni. À certains égards, une courte période de déni peut être utile puisqu'il donne le temps de s'adapter au diagnostic et de se sentir moins dépassé par la nouvelle. Mais il peut devenir un problème s'il dure trop longtemps, comme quelques semaines ou quelques mois, et empêche une personne de recevoir un traitement ou de prendre des décisions importantes.

Une personne fait face au cancer à sa façon. Elle peut le faire en ne parlant pas beaucoup du cancer ou en étant optimiste alors que le pronostic n’est pas vraiment bon. Mais ces façons de faire face à un diagnostic de cancer ne signifient pas toujours que c’est du déni. Le vrai déni, c’est lorsqu’une personne n’accepte ou ne reconnaît jamais le diagnostic. C’est très rare.

Le déni peut empêcher une discussion sur le cancer. Il peut causer de la tension dans une relation si l'une des personnes nie la réalité alors que l'autre a accepté le diagnostic et veut aller de l’avant.

Si vous pensez que vous ou que l’être aimé êtes dans le déni, le temps permettra d’assimiler la nouvelle. La plupart des gens acceptent le diagnostic quand le traitement commence. Si le déni nuit à la prise de décisions par rapport au traitement ou modifie les relations, pensez à parler à un travailleur social ou à un conseiller.

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Colère

Vous pouvez être en colère à différents moments lors de votre expérience du cancer. La colère est une réaction normale à ce qui semble être une situation très injuste. Vous pouvez vous fâcher contre :

  • le cancer
  • votre équipe de soins de santé
  • vos amis et votre famille qui sont en bonne santé
  • vous-même
  • votre corps
  • votre Dieu

Ces conseils peuvent vous aider à maîtriser votre colère.

  • Acceptez la colère. Ne prétendez pas que tout va bien si vous êtes fâché. Essayez de décrire vos émotions ou d’en parler.
  • Demandez-vous si votre colère cache d’autres émotions. Il arrive parfois qu’une personne se mette en colère plutôt que d’exprimer des émotions comme la peur ou la tristesse.
  • Parlez à votre famille et à vos amis de la colère. Expliquez-leur que vous pouvez paraître fâché ou maussade par moments mais que c’est au cancer et à la situation que vous en voulez et non à eux. Parler peut vous aider à vous sentir beaucoup mieux.
  • Évacuez votre colère en faisant de l’exercice, du yoga ou de la relaxation. Écrivez un journal ou un blogue pour exprimer vos émotions.
  • Changez d’environnement. Prenez une pause ou allez marcher et profitez un peu du calme si vous sentez que quelque chose de stressant va arriver.
  • Si vous êtes préoccupez par la colère de quelqu’un :
    • essayez de lui en parler
    • éloignez-vous quelque temps
    • demandez à un bon ami, un membre de la famille, un travailleur social ou un conseiller de vous aider

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Culpabilité

Il arrive parfois que les personnes atteintes de cancer ressentent de la culpabilité. Un grand nombre de raisons peuvent l'expliquer.

  • Une personne peut se demander si elle aurait pu remarquer les symptômes plus tôt ou faire quelque chose pour empêcher le cancer d’apparaître ou le rendre moins grave.
  • D’autres peuvent penser qu'elles ont causé le cancer par leur mode de vie ou leur environnement au travail.
  • Les gens craignent souvent que leurs enfants ou d’autres membres de leur famille auront aussi le cancer.
  • Certaines personnes se sentent mal parce qu’elles ont bouleversé les autres ou qu’elles pensent qu’elles sont un fardeau.
  • Une personne peut envier la bonne santé des autres et avoir honte de se sentir ainsi.

Les aidants, les membres de la famille et les amis peuvent aussi ressentir de la culpabilité pour certaines des raisons mentionnées ci-dessus ou parce qu'ils :

  • sont en bonne santé alors que leur proche est malade
  • ne peuvent pas aider autant qu'ils le voudraient ou trouvent qu'ils ne parviennent pas à aider comme il le faut
  • se sentent tendus ou perdent patience avec les autres
  • ne peuvent pas faire en sorte que la personne atteinte se sente mieux
  • peuvent penser qu’ils ont causé le cancer

Ces conseils peuvent aider à atténuer la culpabilité.

  • Essayez de vous souvenir que l'apparition du cancer n'est pas la faute de qui que ce soit et que personne ne mérite d'être malade.
  • Rappelez-vous qu'il n'existe pas de méthode unique ou parfaite d’offrir son soutien.
  • Le counseling et les programmes de soutien peuvent aider à faire face à la culpabilité. Avisez le médecin ou un autre membre de l’équipe de soins si vous désirez parler à un travailleur social, un conseiller ou quelqu'un qui a vécu une expérience semblable avec le cancer.

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Stress et anxiété

Les défis et les changements qu'engendre le cancer peuvent rendre les gens atteints, leurs aidants et leurs proches tendus et anxieux. L'anxiété est une réaction très courante à un diagnostic de cancer. Quand vous êtes tendu, vous pouvez vous sentir nerveux ou comme si vous ne pouviez pas vous arrêter de penser.

Les symptômes du stress et de l’anxiété sont entre autres ceux-ci :

  • inquiétude excessive
  • tension musculaire
  • difficulté à dormir ou sommeil trop long
  • agitation
  • battements du cœur rapides, tremblements, essoufflement, serrement de poitrine, nausées, étourdissements ou hausse de la pression artérielle
  • lassitude ou épuisement
  • difficulté à se concentrer
  • irritabilité
  • impatience

On peut ressentir le stress et l'anxiété à différents niveaux, du plus faible au plus élevé, selon la situation et la façon doit on la perçoit. L'anxiété peut être plus présente lorsqu'on attend ses résultats d'examens, qu'on reçoit un diagnostic ou qu'on attend que le traitement commence. On peut également être anxieux :

  • lorsque le traitement doit être modifié ou lorsqu'il se termine
  • si le cancer ne réagit pas au traitement
  • lorsqu'on observe des changements ou des incapacités physiques à cause du cancer ou de son traitement
  • lorsqu'on a des douleurs importantes
  • si les autres ne nous offrent pas suffisamment de soutien
  • s'il s'agit d'un effet secondaire de certains médicaments

Ces conseils peuvent vous aider à maîtriser le stress et l’anxiété.

  • Essayez de savoir ce qui vous rend anxieux.
  • Parlez à quelqu’un en qui vous avez confiance.
  • Passez du temps avec des personnes qui vous font rire.
  • Pensez à ce qui est important et essayez de planifier votre temps en élaborant une liste de choses à faire chaque jour. Essayez de créer un certain équilibre dans votre vie. Assurez-vous d’inclure des activités que vous aimez.
  • Déterminez jusqu'à quel point vous voulez être informé sur la situation. Certaines personnes parviennent à atténuer leur anxiété en se renseignant davantage sur leur cancer et leur traitement. D’autres se sentent mieux si elles ne font que suivre le plan de leur équipe de soins et ne posent pas de questions supplémentaires.
  • Écrivez un journal lors du traitement. Écrire ce qu'on pense et ce qu'on ressent peut aider à soulager l'anxiété. C'est aussi un bon outil dans lequel il est possible de noter ses émotions positives qu'on peut relire quand on se sent déprimé.
  • Expérimentez certaines formes de méditation ou différentes techniques de relaxation ou bien faites de l'exercice régulièrement pour vous aider à maîtriser le stress.
  • Adoptez une alimentation saine, dormez suffisamment et soyez actif.
  • Réduisez votre consommation de boissons qui contiennent de la caféine, comme le café, le thé et les colas. Optez pour les boissons décaféinées.
  • Cherchez des groupes de soutien ou des ressources qui aident à faire face à l'anxiété et à la soulager. Parler à quelqu'un qui a vécu une expérience semblable avec le cancer peut parfois être très utile.

Le traitement de l'anxiété dépendra de la façon dont elle affecte la vie quotidienne. Les symptômes du stress et de l’anxiété sont parfois très graves. Il faut consulter le médecin ou l'équipe de soins si on se sent tendu ou anxieux la plupart du temps. Ils peuvent :

  • vous suggérer de suivre un cours où l'on enseigne à maîtriser le stress
  • vous diriger vers un travailleur social, un conseiller ou un autre professionnel de la santé mentale
  • vous prescrire des médicaments contre l'anxiété

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Solitude et isolement

Quand on est atteint de cancer, on peut se sentir seul ou isolé des autres. Il est possible que vous vous sentiez trop malade pour prendre part aux activités que vous aviez l'habitude d'aimer. Vous pouvez parfois penser que personne ne comprend ce que vous traversez même lorsque vous êtes avec des gens dont vous vous souciez.

Il arrive parfois que la famille et les amis ont de la difficulté à faire face au cancer et qu'ils ne vous rendent plus visite ou ne vous téléphonent plus aussi souvent qu'avant. Cela ne signifie pas qu'ils ne se soucient pas de vous. Ils peuvent simplement avoir peur de voir quelqu'un qui a l'air malade ou se demander s'ils ne diront pas quelque chose d'incorrect.

La famille et les aidants peuvent aussi se sentir seuls. Il est possible qu'ils aient l’impression d’avoir perdu leur meilleur ami ou de n'avoir personne à qui parler de ce qu'ils vivent. Ils peuvent se sentir dépassés par leurs nouvelles responsabilités. Ils peuvent avoir l’impression qu'ils n'ont plus le temps de voir leurs amis ou de faire des activités qu'ils apprécient. Il se peut qu'ils se sentent négligés par l'équipe de soins, d'autres membres de la famille et des amis, qui ont davantage tendance à prêter attention à la personne atteinte de cancer.

Ces conseils peuvent aider à surmonter la solitude.

  • Racontez à ceux qui vous entourent ce qui se passe et dites-leur que ça vous ferait plaisir de les voir.
  • Appelez un parent ou un ami éloigné, envoyez-lui un courriel ou écrivez-lui une lettre.
  • Parlez à d'autres personnes atteintes de cancer ou à celles qui en prennent soin. Bien des gens se sentent mieux lorsqu'ils se joignent à un groupe de soutien ou qu'ils communiquent avec d'autres qui font face aux mêmes défis ou qui les ont surmontés.

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Tristesse et dépression

Beaucoup de personnes se sentent tristes après avoir reçu un diagnostic de cancer ou en cours de traitement. Il est normal d'être triste lorsqu'on fait face à une situation stressante ou troublante. Il est possible que vous soyez profondément peiné face à la perte de votre bonne santé ou de votre capacité à profiter de la vie comme autrefois. De nombreuses personnes atteintes de cancer ont même des idées suicidaires passagères, bien qu’elles ne les mettent jamais en pratique.

Il arrive parfois que les personnes atteintes de cancer ou leurs aidants se rendent compte que leur humeur ne s'améliore pas ou qu'elle s'assombrit avec le temps. La dépression, c’est beaucoup plus qu’une simple tristesse. La dépression clinique, parfois appelée dépression majeure, c'est beaucoup plus que le chagrin ou le cafard. Ce n'est pas un signe d'échec personnel ou une incapacité à faire face à la réalité.

Environ 1 personne sur 4 qui est atteinte de cancer fera une dépression clinique à un moment donné au cours de son expérience du cancer. Ces facteurs peuvent accroître le risque de dépression :

  • effets secondaires de certains agents chimiothérapeutiques, thérapies biologiques et hormonothérapies
  • effets secondaires de médicaments qui soulagent la douleur, comme les opioïdes
  • cancer de stade avancé
  • troubles alimentaires
  • douleur
  • troubles sanguins ou hormonauxhormonauxSubstance qui régule certaines fonctions du corps comme le métabolisme, la croissance et la reproduction.
  • manque de soutien familial
  • antécédents de dépression ou de tentatives de suicide
  • antécédents d'abus d'alcool ou de drogue
  • présence d'autres maladies en même temps

Si la dépression se manifeste, on parvient habituellement à la traiter. La première étape est de reconnaître sa présence et d’obtenir l’aide adéquate le plus tôt possible. Le symptôme principal de la dépression est la tristesse mêlée de désespoir qui :

  • dure presque toute la journée, chaque jour
  • dure pendant plus de 2 semaines
  • diminue le rendement au travail ou à l'école ou qui affecte les relations sociales

D'autres symptômes de la dépression peuvent être les suivants :

  • sentiment d'inutilité, de désespoir, d'impuissance ou pessimisme
  • perte d'intérêt ou de plaisir au travail, dans les passe-temps, les activités et les relations qu’on aime habituellement
  • perte d’énergie ou lassitude (fatigue) extrême
  • difficulté à se concentrer, à se remémorer quelque chose ou à prendre des décisions
  • sensation de nervosité, d'agitation ou d'irritabilité
  • changement d'appétit et de poids
  • changement des habitudes de sommeil comme de la difficulté à dormir (insomnie), un réveil trop tôt ou un sommeil trop long
  • pensées suicidaires fréquentes (elles devraient toujours être prises au sérieux)

Ces conseils peuvent vous aider à vous sentir moins triste ou déprimé.

  • Parlez à des membres de votre famille ou à vos amis de ce que vous ressentez. Il peut aussi être utile de discuter avec quelqu'un qui a vécu une expérience semblable avec le cancer. Vous pourriez trouver difficile de dire à votre famille et à vos amis ce que vous ressentez vraiment parce que vous voulez les protéger. Trouver le courage de parler à une seule personne peut être la première étape vers un meilleur état d’esprit.
  • Recherchez la compagnie de personnes positives ou participez à des événements heureux pour rester de bonne humeur. Bien des gens trouvent que le contact avec un animal est apaisant.
  • Mangez bien et soyez aussi actif physiquement que possible. L'exercice libère des endorphines, qui stimulent naturellement l'humeur.
  • Essayez des méthodes visant à soulager la tension, comme le yoga et la méditation.
  • Remettez-vous en à vos croyances spirituelles pour votre bien-être. Parlez à un guide spirituel ou à un membre du clergé pour avoir de l'aide lors de moments difficiles.
  • Parlez à votre équipe de soins ou à votre médecin de famille. Ils peuvent vous diriger vers un expert en santé mentale qui est spécialisé en traitement de la dépression.
  • Demandez à votre médecin, psychiatre ou psychologue si vous devez prendre des médicaments pour traiter la dépression. Ne prenez aucun produit de santé naturel ni aucun produit en vente libre contre la tristesse ou la dépression sans en avoir parlé à votre équipe de soins de santé. Les personnes manifestant des symptômes dépressifs ne devraient pas tenter de se soigner elles-mêmes à l'aide de produits de santé naturels ou à base d'herbes médicinales puisque certains peuvent ne pas convenir à une dépression majeure ou nuire au traitement du cancer.

Dépression et risque de suicide

La dépression peut devenir très grave. Quelqu’un qui est dépressif peut refuser de manger ou de prendre ses médicaments, ou bien il peut se faire du mal ou même planifier de mettre fin à ses jours. Il est important de savoir si les pensées suicidaires sont liées à la dépression ou aux symptômes engendrés par le cancer. Identifier et traiter la dépression ou les symptômes du cancer peut réduire le risque de suicide.

Si vous avez souvent des idées suicidaires, parlez-en tout de suite à votre médecin ou à un membre de votre équipe de soins. Ils peuvent vous diriger vers un professionnel en santé mentale.

Si une personne que vous connaissez vous dit qu’elle pense au suicide, prenez cette remarque au sérieux, même si ça vous semble être un commentaire fait spontanément. Si la personne refuse de parler à un médecin, avisez alors l’équipe de soins afin qu’une aide soit apportée.

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Espoir et adaptation

S'adapter au cancer peut être un processus graduel qui prend du temps. Il est difficile de prévoir la rapidité ou la facilité avec laquelle une personne s'adaptera à la situation.

Il est possible que vous vous adaptiez mieux à la situation si vous essayez de :

  • bien manger chaque jour
  • vous lever et de vous habiller chaque jour
  • continuer le plus possible à assumer vos responsabilités habituelles
  • accepter les offres qu’on vous fait pour vous aider ou de demander de l’aide
  • continuer de participer aux activités que vous aimez et qui sont importantes pour vous
  • faire régulièrement de l’exercice si possible
  • partager vos émotions
  • maintenir une vie sociale active
  • prendre du temps juste pour vous, chaque jour, afin de vous détendre

Les gens se sentent souvent plus optimistes une fois que le choc initial du diagnostic s’atténue. L’espoir permet aux gens de faire face à des choses difficiles au moment présent et d’imaginer un avenir positif. L’espoir est très personnel – vous pouvez trouver qu’il est facile d’être optimiste ou vous pouvez trouver ardu de garder espoir face à une expérience aussi difficile.

Bien que l'espoir soit très important pour les personnes atteintes et leurs proches, il est important de faire un équilibre entre l'espoir réaliste et le faux espoir. Avoir une image réaliste de l'avenir aide les gens à prendre de meilleures décisions sur leur traitement et tout plan à long terme.

Les gens nourrissent l’espoir de différentes façons. Vous pouvez le faire en appréciant la nature ou en passant du temps avec votre famille. Votre foi peut vous donner espoir ou bien vous pouvez être inspiré par les histoires de personnes qui ont surmonté le cancer ou qui mènent une vie active et bien remplie pendant et après leur traitement.

Pour certains, un diagnostic de cancer apporte un nouvel éclairage sur leur vie et donne un nouveau sens à leur vie, ce qui peut susciter l’espoir. D’autres éveillent l’espoir en commençant de nouveaux projets ou en faisant des plans d’avenir.

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