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Signes que la mort est proche

La plupart d’entre nous ne savent pas à quoi s’attendre quand une personne s’approche de la mort. L’inconnu fait souvent très peur, alors comprendre ce qui peut se passer peut aider à atténuer la peur et l’anxiété de la personne mourante, de sa famille et de ses aidants.

En général, quand une personne s’approche de la mort, ses fonctions corporelles commencent à ralentir. Mais il est important de comprendre que chaque situation est différente. Manifester l’un ou plusieurs des signes suivants ne signifie pas nécessairement que la fin est proche.

Changements de la respiration

La respiration change quand on s’approche de la mort. Elle peut ralentir ou être rapide et superficielle. Il arrive que la personne cesse de respirer plusieurs secondes à la fois. On observe couramment un modèle de respiration irrégulière appelé respiration de Cheyne-Stokes chez les personnes qui se meurent : la respiration est très profonde et rapide, puis courte, et ensuite la personne ne respire plus pendant un certain temps.

Du mucus peut s’accumuler au fond de la gorge de la personne, provoquant des râlements ou des gargouillements quand elle respire. Ces bruits peuvent inquiéter les membres de la famille et les visiteurs, mais la personne n’est habituellement pas consciente qu’ils se produisent.

La respiration peut être ainsi facilitée :

  • être couché sur le côté ou avoir des oreillers sous la tête et derrière le dos;
  • recevoir une oxygénothérapie (pour certaines personnes);
  • utiliser un humidificateur;
  • prendre des médicaments pour réduire la quantité de mucus;
  • la succion effectuée par l’équipe de soins pour enlever l’excès de mucus.

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Somnolence

En s’approchant de la mort, une personne peut dormir davantage, être somnolente ou être difficile à réveiller. Elle peut tomber endormie alors qu’elle parle. Elle peut aussi perdre lentement conscience au cours des jours ou des heures qui précèdent sa mort.

Quand on visite une personne atteinte d’un cancer avancé, il est bon de se rappeler :

  • que les visites peuvent être fatigantes et difficiles pour une personne qui se meurt.
    • Planifiez les visites et les activités lorsque la personne est éveillée et plus alerte.
    • Il faut que les visites soient de courte durée et qu’il n’y ait que peu de personnes à la fois.
    • Planifier les visites peut aider tout le monde à passer du temps avec la personne.
  • qu’il peut lui être difficile de bavarder ou de rester éveillée.
  • qu’elle peut parfois se refermer ou être moins sociable parce qu’elle se prépare mentalement à la mort; faites-lui savoir que ça ne pose pas de problèmes.
  • qu’elle peut vous entendre même si elle est inconsciente et pas en mesure de vous répondre.
    • Parlez-lui directement. Vous pouvez aussi la toucher doucement quand vous lui parlez.
    • Parlez de sujets qui pourraient l’énerver ailleurs que dans sa chambre.

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Délire

Il arrive qu’une personne qui se meurt devienne agitée, anxieuse ou confuse. Cette confusion et cette désorientation portent parfois le nom de délire.

La personne en délire peut ne pas reconnaître des proches ou des amis, savoir quel jour ou quelle heure il est ou bien où elle se trouve. Elle peut aussi voir des choses que les autres ne voient pas ou bien leur parler (hallucinations) ou encore commencer à s’inquiéter. Elle peut essayer de sortir de son lit ou bouger davantage quand elle est couchée. Elle peut modifier complètement son cycle de sommeil et ainsi dormir le jour et rester éveillée la nuit. Une personne en délire peut faire des mouvements saccadés avec ses bras et ses jambes qu’elle ne peut pas maîtriser. Elle peut aussi perdre le contrôle de sa vessie ou de son intestin.

Le délire peut être causé par bien des facteurs, dont les médicaments, la maladie, les métastases au cerveau, les changements du métabolismemétabolismeProcessus chimiques se produisant dans le corps qui permettent de créer de l’énergie et de l’utiliser. Ce sont entre autres la décomposition des aliments et leur transformation en énergie, l’élimination des déchets et des toxines, la respiration, la circulation du sang et la régulation de la tempéra et les infections. Le délire peut apparaître rapidement en quelques heures ou quelques jours. Si on trouve la cause sous-jacente du délire, l’équipe de soins la traitera.

Le délire peut bouleverser les membres de la famille et les aidants, en particulier si leur proche devient agressif ou méchant. Essayez de vous rappeler qu’une personne en délire n’est pas consciente de sa façon d’agir et que ses actions ne reflètent pas ses vrais sentiments ou ses croyances.

Il est normal de se sentir mal à l’aise ou nerveux auprès d’une personne en délire. Suivre ces conseils peut aider à calmer et à sécuriser la personne.

  • Soyez calme et rassurant.
  • Parlez lentement et doucement.
  • Rappelez-lui gentiment l'heure, l'endroit où elle est et le nom des personnes présentes dans la pièce.
    • Mettre une horloge et un calendrier près d’elle peut aider.
  • Ne retenez pas ses mains et ne les attachez pas si elle tire sur les draps ou ses vêtements.
  • Toucher ou caresser doucement la personne est souvent réconfortant pour elle.
  • Laissez une lumière douce et indirecte dans la pièce qui ressemble au cycle du jour et de la nuit.
  • Faites jouer de la musique douce dans la pièce pour créer une ambiance calmante.
  • Réduisez le nombre de visiteurs pour éviter de la rendre confuse.
  • Si la personne a des hallucinations, rappelez-vous que les choses existent vraiment pour elle. Vous n’avez pas à prétendre que vous avez aussi ces hallucinations, mais vous n’avez pas besoin de lui dire que ses hallucinations ne sont que le fruit de son imagination.

L’équipe de soins pourrait recommander des médicaments qui aideraient à apaiser son anxiété et à la rendre plus confortable.

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Consommation réduite d’aliments et de liquides

Quand la fin approche, le corps ralentit. La personne n’a pas besoin d’autant de nourriture et de liquides qu’avant, alors elle n’a ni faim ni soif. Ne vous fiez pas à votre instinct, mais essayez de la laisser décider quand elle veut boire ou manger et ce dont elle a envie.

La personne qui s’approche de la mort peut avoir de la difficulté à avaler. Ne la forcez pas à manger ou à boire si c’est le cas, car elle pourrait s’étouffer ou risquer davantage d’attraper une infection pulmonaire.

Pour que votre proche reste confortable, vous pouvez :

  • lui offrir souvent des liquides sous forme de gorgées d'eau, de morceaux de glace ou de jus par exemple;
  • soulager sa bouche sèche à l’aide d’un tampon ou d’un vaporisateur hydratant;
  • maintenir ses lèvres humides en y appliquant un baume ou un lubrifiant.

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Perte du contrôle de la vessie ou de l’intestin

Certaines personnes perdent le contrôle de leur vessie ou de leur intestin parce les muscles du bassin sont relâchés. Il arrive qu’on se serve d’un tube (sonde) pour drainer les urines, qui peuvent être plus foncées et moins fréquentes.

Pour que votre proche reste confortable, vous pouvez :

  • le garder propre et au sec;
  • protéger la literie d’un revêtement protecteur et le changer quand il est sale.

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Changements de la peau

Quand la fin approche, la peau peut changer. Elle peut sembler pâle, couperosée ou bleuâtre. Elle peut devenir mince, sèche et floconneuse. Des rougeurs peuvent apparaître sur les articulations des mains et des jambes. Les mains ou les pieds peuvent être froids au toucher.

Pour que votre proche reste confortable, vous pouvez :

  • le couvrir de couvertures ou de draps légers;
  • ne pas utiliser de couverture électrique ou de coussin chauffant puisqu'ils risquent de causer des brûlures;
  • lui donner des bains d’eau tiède et le laver avec un nettoyant non asséchant et assécher complètement sa peau;
  • appliquer un hydratant léger et non parfumé sur sa peau en massant;
  • éviter de frotter les régions rouges ou celles où la peau est mince.

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Amélioration temporaire

Il arrive que l’état d’une personne qui s’approche de la mort s’améliore brièvement et de façon inattendue. Elle est plus alerte et peut interagir avec ceux qui l’entourent. Les membres de la famille peuvent espérer que cette amélioration temporaire signifie que la personne ira mieux et que le pronostic n’était pas le bon. Aussi difficile que cela puisse être, il est important de se rappeler que ces changements ne sont que temporaires et que l’état de la personne s’aggravera de nouveau.

Cette période pourrait vous permettre de partager des émotions ou des pensées sérieuses avec la personne mourante et d’établir un lien plus profond au cours des derniers jours ou des dernières heures précédant sa mort.

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Histoires

Catherine Coulson Peu à peu, j’ai pris conscience que moi aussi, je pouvais faire partie des survivants.

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