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Types de statistiques de survie au cancer

Les statistiques de survie se basent sur des moyennes de la population. Elles doivent être interprétées avec prudence et ne permettent pas, à elles seules, de prévoir ce qui arrivera à une personne en particulier (pronostic). Les chercheurs y ont parfois recours pour évaluer l'efficacité de traitements.

Il existe de nombreuses méthodes différentes pour évaluer et consigner les statistiques de survie au cancer. La plupart des statistiques font toutefois référence à une période de temps spécifique, soit 1, 3, 5 ou 10 ans. En général, on se sert des statistiques de survie après 5 ans.

Survie observée

La survie observée correspond au pourcentage de personnes atteintes d'un type particulier de cancer qui vivent encore à un moment spécifique après avoir reçu leur diagnostic.

Une survie observée de 70 % après 5 ans, par exemple, signifie qu’une personne a, en moyenne, 7 chances sur 10 d’être encore en vie 5 ans après avoir reçu son diagnostic. Comme la survie observée ne tient pas compte de la cause du décès, les personnes qui ne sont plus en vie 5 ans après leur diagnostic peuvent être décédées du cancer ou d’une autre cause.

Survie relative

La survie relative compare la survie chez un groupe de personnes atteintes de cancer à la survie prévue pour un groupe de personnes dans la population générale qui présentent les mêmes caractéristiques que les personnes atteintes de cancer, comme l’âge, le sexe et le lieu de résidence. L’idéal serait que le groupe de personnes dans la population générale ne comprenne pas de personnes atteintes de cancer, mais cette estimation peut être difficile à obtenir. C’est pourquoi la survie relative peut à l’occasion être surestimée.

Contrairement à la survie observée, qui prend en considération toutes les causes de décès, la survie relative évalue seulement la survie au cancer.

Une survie relative après 5 ans de 63 %, par exemple, signifie qu’une personne diagnostiquée d’un cancer aurait, en moyenne, 63 % de chances de vivre au moins 5 ans à la suite de son diagnostic comparativement aux personnes qui font partie de la population générale. Il est possible qu'on obtienne des estimations sur la survie relative supérieures à 100 %. Cela signifie que la survie observée chez les personnes atteintes de cancer est meilleure que celle prévue chez la population générale.

Survie nette

La survie nette représente la probabilité de survivre au cancer en l’absence d’autres causes de décès. Elle permet d’estimer le pourcentage de personnes qui survivront à leur cancer.

Une survie nette après 5 ans de 50 %, par exemple, signifie qu’en moyenne, environ 50 % des personnes survivront à leur cancer pendant au moins 5 ans.

Les chercheurs commencent à utiliser de plus en plus la survie nette plutôt que la survie relative parce qu’elle fournit une mesure plus utile pour faire le suivi de la survie avec le temps et pour comparer la survie entre les populations.

Survie médiane

Le mot « médiane » signifie valeur moyenne, ou centrale. La survie médiane correspond à la période de temps qui suit le diagnostic ou le début du traitement au bout de laquelle la moitié des personnes atteintes de cancer seront encore en vie. En d’autres mots, on s’attend à ce que la moitié des gens parvienne à la survie médiane ou la dépasse alors que ce ne sera pas le cas pour l’autre moitié. Si, par exemple, 50 % des personnes atteintes de cancer vivent encore 12 mois après avoir été diagnostiquées, la survie médiane est alors de 12 mois.

Survie sans récidive

La survie sans récidive correspond au pourcentage de personnes atteintes d’un cancer qui sont en vie sans maladie décelable pendant une période de temps spécifique. Si un traitement du cancer engendre un taux de survie sans récidive de 70 % après 5 ans, par exemple, cela veut dire que 7 personnes sur 10 n'ont pas eu de maladie décelable pendant les 5 années qui ont suivi le traitement.

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Désormais, je sais que même après ma mort, je continuerai d’aider des femmes et des hommes atteints de cancer. C’est une trace que je veux laisser dans le monde.

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