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Virus du papillome humain (VPH)

Le groupe formé par les virus du papillome humain (VPH) comprend plus de 100 types différents de virus apparentés. Certains types de virus du papillome humain peuvent causer des verrues (papillomespapillomesTumeur non cancéreuse (bénigne) qui prend naissance dans les cellules épithéliales.), qui sont non cancéreuses (bénignes). Elles peuvent apparaître sur différentes parties du corps, comme les mains, les pieds, les organes génitaux (pénis ou vulve par exemple) ou l’anus.

Types de VPH

On donne souvent un numéro aux différents types de VPH afin de les identifier. Ils sont classés dans la catégorie à faible risque ou à risque élevé selon le degré de risque de développement d’un cancer après l’infection. Les types de VPH à faible risque sont rarement liés au cancer alors que les types de VPH à risque élevé sont susceptibles de causer certains cancers.

Type de VPHDescription

Faible risque

Les types de VPH à faible risque les plus courants sont le VPH 6 et le VPH 11, bien qu’il y en ait d’autres.

Environ 90 % des verrues génitales (condylomes acuminés) sont causées par les VPH 6 et VPH 11 à faible risque. Les verrues génitales n’évoluent pas en cancer.

Le VPH 6 et le VPH 11 peuvent aussi causer une affection rare appelée papillomatose respiratoire (du larynx) récidivante. Elle est caractérisée par la formation de tumeurs bénignes dans le larynx ou les voies respiratoires.

Risque élevé

Environ 13 types de VPH à risque élevé causent le cancer. On a suffisamment de preuves pour dire que les VPH 16, VPH 18, VPH 31, VPH 33, VPH 35, VPH 39, VPH 45, VPH 51, VPH 52, VPH 56, VPH 58 et VPH 59 causent le cancer. Le VPH 68 cause probablement le cancer.

Les VPH 16 et 18 sont les types à risque élevé les plus courants.

Une infection à VPH à risque élevé qui persiste peut causer des anomalies cellulaires. Si on ne détecte pas et ne traite pas ces anomalies, elles peuvent évoluer en cancer.

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Exposition

L’infection au VPH est l’infection la plus transmise sexuellement. Plus de 40 types de VPH sont transmis lors de relations sexuelles, de contact génital peau sur peau et de sexe oral. Ces types de VPH risquent d'infecter les parties génitales de l'homme et de la femme, dont le pénis, la vulve, le vagin, le col de l'utérus, le rectum et l’anus. Ils peuvent également infecter la bouche (cavité buccale) et la gorge (oropharynxoropharynxPartie centrale du pharynx (gorge) au fond de la bouche et incluant la partie postérieure de la langue, le palais mou (la partie arrière et molle du plafond de la bouche) et les amygdales.).

L’infection au VPH apparaît habituellement peu de temps après qu’on ait commencé à avoir des relations sexuelles. Environ 75 % des femmes et des hommes actifs sexuellement auront une infection au VPH à un moment donné dans leur vie. L’incidence des infections au VPH a tendance à atteindre un pic chez les adolescents et les jeunes adultes et à baisser lentement avec l’âge. En fait, c’est généralement chez les femmes de moins de 20 ans que le taux d’infection au VPH est le plus élevé.

  • Certains types de comportement sexuel font augmenter le risque d'être infecté par le VPH, comme avoir de nombreux partenaires sexuels et des relations sexuelles non protégées.
  • Les personnes dont le système immunitairesystème immunitaireRéseau complexe de cellules et d’organes qui ont pour fonction de protéger le corps contre les infections, les maladies et les substances étrangères. est affaibli sont plus à risque d'être infectées par le VPH.

La plupart des infections au VPH apparaissent puis disparaissent en quelques années, ce qui fait qu’il est difficile de savoir exactement quand et de qui une personne a attrapé le virus.

Il existe de nombreux types différents de VPH et être immunisé contre l'un d’eux ne protège pas contre les autres types. Il est possible d'avoir plus d'un type d'infection au VPH au même moment. Il est également possible que le système immunitaire finisse au fil du temps par ne plus se rappeler qu'il protégeait une personne contre un certain type de VPH et qu'ainsi elle attrape un jour une nouvelle infection à ce même type de VPH (réactivation d’une infection antérieure).

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Symptômes

La plupart des personnes ne savent jamais qu’elles ont une infection au VPH puisque de nombreux types de VPH ne causent aucun symptôme. Il est donc facile de transmettre un VPH sans même savoir qu’on en est infecté.

Certains types de VPH causent des verrues génitales. Une verrue génitale externe peut ressembler à un petit chou-fleur, être plate ou être trop petite pour qu’on l’observe.

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VPH et cancer

Le système immunitaire se débarrasse habituellement de lui-même d’une infection au VPH. La plupart des infections au VPH, soit environ 70 %, disparaissent sans aucun traitement en 1 à 2 ans. Une infection au VPH à risque élevé qui persiste de nombreuses années peut causer un changement précancéreux et le cancer. Cependant, ce ne sont pas toutes les personnes atteintes d’une infection au VPH qui développeront un cancer. Seul un petit nombre d’infections au VPH à risque élevé évolueront en cancer.

L’infection au VPH est une cause bien établie du cancer du col de l’utérus. Le VPH est présent dans presque tous les cancers du col de l’utérus. Le VPH 16 et le VPH 18 causent environ 70 % des cancers du col de l’utérus. D’autres types de VPH à risque élevé causent aussi le cancer du col de l’utérus, dont les VPH 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58 et 59.

L'infection au VPH peut causer les cancers de l'anus, du vagin, de la vulve, du pénis ainsi que certains cancers de la cavité buccale et de l’oropharynx. La plupart sont attribuables au VPH 16 et au VPH 18 à risque élevé. On a aussi observé le VPH 33 dans les cancers de l’anus et de la vulve. L’infection au VPH est responsable de près de :

  • 80 à 90 % des cancers de l’anus
  • 40 % des cancers du vagin et de la vulve
  • 40 à 50 % des cancers du pénis
  • 25 à 35 % des cancers de la cavité buccale et de l’oropharynx

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Dépistage du VPH

Le dépistage d'une infection au VPH peut se faire sur un prélèvement de cellules, comme des cellules du col de l’utérus. Dans ce cas, on recueille les cellules presque de la même façon que lors d'un test Pap et il est possible d'effectuer le dépistage du VPH sur le prélèvement fait lors du test Pap. Lors du test de dépistage du VPH, on observe l'ADNADNMolécules à l’intérieur de la cellule qui ont la capacité de programmer l’information génétique. L’ADN détermine la structure, la fonction et le comportement d’une cellule. dans les cellules pour identifier le type de VPH. Le test de dépistage du VPH n'est pas effectué dans le cadre du dépistage habituel du cancer du col de l’utérus, mais on le fait dans certains cas. Il aide à identifier les femmes qui ont des anomalies du col de l’utérus ou qui sont susceptibles de subir des changements précancéreux pouvant évoluer en un cancer du col de l'utérus.

Le test de dépistage du VPH ne remplace pas le test Pap. Le test Pap demeure l’outil principal de détection du cancer du col de l’utérus. Cependant, la recherche a démontré que le test de dépistage du VPH est plus précis que le test Pap pour détecter des changements précancéreux dans le col de l’utérus. Bien que ce test puisse un jour être un outil important dans le dépistage du cancer du col de l'utérus, son rôle auprès de la population générale n’est pas encore bien défini. Jusqu’à présent, la recherche révèle qu’il est plus efficace chez certains groupes de femmes que chez d’autres :

  • des recherches ont démontré que le test de dépistage du VPH comme outil de dépistage du cancer du col de l'utérus est plus efficace chez les femmes âgées de 30 ans et plus
  • le test de dépistage du VPH n'est habituellement pas approprié pour les femmes de moins de 30 ans puisque les infections au VPH temporaires sont très courantes dans ce groupe d'âge; il est peu probable que ces infections causent des changements anormaux dans le col de l’utérus qui pourraient mener au cancer

Le test de dépistage du VPH est disponible au Canada mais pas dans tous les territoires ou toutes les provinces. Là où il est disponible, il n’est habituellement effectué qu’auprès des femmes âgées de 30 ans et plus dans le cadre d’un suivi après qu’elles aient reçu un résultat de test Pap anormal. On fait des recherches pour savoir comment on pourrait inclure le mieux possible le dépistage du VPH dans les programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus. Le VPH cause le cancer du col de l’utérus et l’ADN du VPH est détecté dans presque tous les cas de cancer du col de l’utérus, alors les chercheurs évaluent de nouvelles techniques de dépistage qui se basent sur le VPH dans l’espoir d’améliorer la détection et la prévention des états précancéreux du col de l’utérus et du cancer du col de l’utérus. L’impact que la vaccination contre le VPH aura sur le dépistage du cancer du col de l’utérus est aussi à l’étude.

Dépistage du VPH chez l'homme

Actuellement au Canada, aucun test de dépistage de l'ADN du VPH n'a été approuvé pour l'homme. Cependant, un professionnel de la santé peut détecter la présence de verrues génitales liées à une infection au VPH lors d’un examen physique.

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Traitement

Il n’y a pas de traitement pour l’infection au VPH, mais il existe des traitements pour les problèmes de santé causés par le VPH, comme les verrues génitales ou anales, les états précancéreux et le cancer. Le traitement dépend du type de changements qui se sont produits dans les cellules ou du stade du cancer.

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Réduction du risque

On peut réduire son risque d'exposition au VPH. Le seul moyen infaillible de prévenir les infections au VPH est d'éviter complètement tout contact génital avec une autre personne. Si vous êtes jeune, remettez à plus tard les relations sexuelles. Si vous êtes actif sexuellement, vous pouvez réduire votre risque en :

  • limitant le nombre de vos partenaires sexuels
  • étant dans une relation monogame avec quelqu'un qui n’a pas eu de nombreux partenaires sexuels
  • utilisant un condom
    • L’emploi du condom peut réduire le risque d'infection au VPH s'il est mis avant le contact sexuel peau sur peau.
    • Les parties non couvertes par le condom permettent tout de même un contact peau sur peau lors de l'activité sexuelle. Donc, le recours au condom réduira mais n'éliminera pas le risque d'infection au VPH.

On peut aussi réduire son risque d’infection au VPH en se faisant vacciner contre le VPH.

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