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Helicobacter pylori (H. pylori)

Exposition

H. pylori et cancer

Comment détecter l’infection à H. pylori

Qui devrait passer un test de dépistage de l’infection à H. pylori

Traitement de l’infection à H. pylori

Réduction du risque

 

Le Helicobacter pylori (H. pylori) est une bactérie qui croît dans le revêtement interne de l’estomac (muqueuse). Le H pylori cause une infection courante de l’estomac. Il est aussi une cause importante du cancer de l’estomac et de certains types de lymphome de l’estomac.

 

L’infection à H. pylori est courante. En général, les taux d’infection à H. pylori sont plus élevés dans les pays en développement que dans les pays développés. Chez certains Canadiens, les taux d’infection sont beaucoup plus élevés, entre autres chez les peuples des Premières Nations et les immigrants du Japon, de la Corée et de la Chine, où l’incidence de l’infection à H. pylori est élevée.

 

Dans la plupart des cas, les gens sont infectés par le H. pylori alors qu’ils sont enfants. L’infection à H. pylori dure généralement toute la vie sauf si elle est traitée. La majorité des personnes atteintes de cette infection ne présentent pas de symptômes ou de problèmes de santé liés à la bactérie. Certaines personnes dont l’infection est chronique éprouvent des symptômes, comme une douleur à l’estomac, des nausées ou des vomissements. Le H. pylori peut causer une inflammation chronique du revêtement interne de l’estomac (gastrite) et des ulcères à l’estomac. Environ 10 à 15 % des personnes atteintes d’une infection à H. pylori développeront une maladie ulcéreuse gastroduodénale, soit des lésions ou des ulcères dans le revêtement de l’estomac ou du duodénum (première partie de l’intestin grêle).

Exposition

On ne sait pas exactement comment le H. pylori se propage, mais on croit que c’est dans la nourriture et l’eau contaminées. Une personne peut attraper cette bactérie en mangeant un aliment qui n’a pas été bien lavé ou cuit correctement. Elle pourrait aussi l’attraper en buvant de l’eau provenant d’une source souillée. La bactérie pourrait aussi se transmettre d’une personne à une autre par contact direct avec la salive ou les selles d’une personne infectée.

 

Les facteurs de risque liés à l’infection au H. pylori sont entre autres ceux-ci :

  • logement surpeuplé
  • mauvaise hygiène
  • beaucoup de frères et de sœurs (en particulier s’ils partagent leur lit)
  • statut socio-économique moins élevé

 

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H. pylori et cancer

L’infection à H. pylori cause certains cancers et d’autres maladies.

Cancer de l’estomac

L’infection à H. pylori est une cause majeure du cancer de l’estomac (gastrique). Le H. pylori provoque la gastrite chronique, qu’on croit être la première étape du développement du cancer de l’estomac. L’infection à H. pylori est une cause nécessaire, mais non la seule, à l’apparition de l’adénocarcinome, type le plus courant de cancer qui apparaît dans les régions non cardiales de l’estomac. La région cardiale de l’estomac est la petite partie supérieure de l’estomac située près de l’œsophage. Les régions non cardiales sont les autres parties de l’estomac. L’adénocarcinome représente jusqu’à 95 % de tous les cancers de l’estomac.

 

Moins de 3 % des personnes qui ont une infection à H. pylori seront un jour atteintes d’un cancer de l’estomac.

Lymphome du MALT

L’infection à H. pylori est liée à une hausse du risque d’apparition d’un lymphome du MALT de l’estomac. C’est un type de lymphome non hodgkinien (LNH). Le lymphome du MALT de l’estomac représente moins de 2 % de tous les cancers de l’estomac. Presque tous les lymphomes du MALT de l’estomac sont liés à l’infection à H. pylori. Les personnes infectées par le H. pylori risquent peu d’être atteintes d’un lymphome du MALT (moins de 1 %).

Autres maladies

On a établi un lien entre le H. pylori et d’autres cancers, comme le cancer du pancréas et le cancer colorectal, mais on n’a pas suffisamment de preuves pour dire avec certitude si c’est un facteur de risque de ces cancers.

 

Quelques observations permettent d’avancer que le H. pylori peut aussi aider à prévenir certaines maladies infantiles, comme l’asthme. Il pourrait aussi prévenir des maladies chez l’adulte, comme l’adénocarcinome de l’œsophage. On doit faire plus de recherches pour confirmer ces découvertes.

 

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Comment détecter l’infection à H. pylori

On peut détecter le H. pylori à l’aide de diverses méthodes.

 

Test

Description

Test respiratoire

Le test respiratoire à l’urée (UBT) est un outil non effractif qui permet de détecter l’infection à H. pylori. Il est très efficace. Au Canada, on privilégie ce test parmi tous les tests non effractifs pour détecter l’infection à H. pylori.

Analyse sanguine

Une analyse sanguine (sérologie) permet de détecter des anticorps spécifiques au H. pylori que le système immunitaire fabrique en réponse à cette bactérie. L’analyse sanguine révèle si une personne a été exposée au H. pylori. Un résultat positif indique que l’infection est présente ou que la personne a déjà été infectée autrefois.

Analyse des selles

Certaines analyses permettent de détecter les antigènes du H. pylori dans les selles. Bien que l’analyse des selles à la recherche des antigènes soit précise et facile à faire, elle n’est pas aussi efficace que les autres tests pour détecter le H. pylori.

Endoscopie

Dans certains cas, on fait une endoscopie digestive haute (gastroscopie) pour diagnostiquer l’infection à H. pylori. Lors de l’intervention, le médecin fait des biopsies du revêtement de l’estomac. Ces prélèvements servent à confirmer un diagnostic de H. pylori, à détecter des complications liées à une infection à H. pylori, comme un ulcère gastroduodénal présumé, ou à écarter d’autres problèmes de santé.

 

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Qui devrait passer un test de dépistage de l’infection à H. pylori

Le Canadian Helicobacter Study Group (CHSG) a élaboré des lignes directrices sur les soins à apporter aux personnes atteintes d’une infection à H. pylori, dont les enfants et les adultes. On ne recommande pas de faire systématiquement passer un test de dépistage à un adulte ou à un enfant qui ne présente pas de symptômes (asymptomatique) et qui n’a pas d’antécédents de maladie ulcéreuse gastroduodénale. La plupart des experts s’entendent pour dire que la preuve actuelle ne permet pas d’appuyer le dépistage à grande échelle de l’infection à H. pylori ainsi que son traitement.

 

Cependant, on a des preuves qui permettent d’appuyer le dépistage et le traitement du H. pylori chez certaines personnes à risque élevé.

  • Il est raisonnable de dépister l’infection à H. pylori chez les personnes présentant des symptômes de dyspepsie, comme une douleur ou un malaise dans la partie supérieure de l’abdomen, un ulcère gastrique ou duodénal ou des antécédents d’ulcères.
  • On devrait faire passer un test de dépistage aux personnes qui viennent d’une région où l’incidence de l’infection à H. pylori est élevée et où l’incidence de cancer de l’estomac est encore plus élevée ou bien dont les ancêtres viennent d’une de ces régions et il faudrait aussi les traiter pour cette bactérie.
  • On devrait faire passer un test de dépistage aux personnes ayant d’importants antécédents familiaux de cancer de l’estomac chez des parents au premier degré (père, mère, frères, sœurs ou enfants) et il faudrait aussi les traiter pour l’infection à H. pylori.
    • Les parents au premier degré peuvent risquer de 2 à 3 fois plus d’être un jour atteints d’un cancer de l’estomac.
  • On devrait faire passer un test de dépistage du H. pylori aux personnes atteintes d’un lymphome du MALT et les traiter si le résultat est positif.
  • On devrait faire passer un test de dépistage de l’infection à H. pylori aux personnes qui doivent subir une chirurgie (résection) pour un cancer précoce de l’estomac.
  • On devrait faire passer un test de dépistage de l’infection à H. pylori aux personnes qui prendront à long terme des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou de l’acide acétylsalicylique (aspirine, AAS) et les traiter si le résultat est positif.

 

Au Japon, en Corée et à l’île Matsu à Taïwan, l’incidence d’infection à H. pylori et de cancer de l’estomac est toujours élevée. Ces pays offrent des programmes de dépistage fondés sur la population afin de détecter et de traiter l’infection à H. pylori.

 

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Traitement de l’infection à H. pylori

Les personnes infectées par le H. pylori reçoivent habituellement une trithérapie qui dure en tout de 7 à 14 jours.

  • La trithérapie comprend un inhibiteur de la pompe à protons (IPP) et 2 antibiotiques.
    • Le médicament appelé IPP réduit la production d’acide dans l’estomac, ce qui permet aux tissus endommagés par l’infection de guérir.
    • Les antibiotiques aident à s’assurer que le traitement soit efficace.
  • La quadrithérapie est un autre traitement. Elle comprend un IPP, 2 antibiotiques ainsi que du sous-salicylate de bismuth.
    • Le sous-salicylate de bismuth est un médicament employé pour les dérangements d’estomac. Il aide à ralentir la croissance des bactéries.

 

L’infection à H. pylori réagit habituellement au traitement. Le traitement guérit l’infection à H. pylori chez 80 à 90 % des gens.

  • La plupart des lymphomes du MALT de bas grade qui sont liés à l’infection à H. pylori peuvent être guéris si on se débarrasse de cette bactérie. Le traitement du H. pylori est fortement lié à la rémission du lymphome du MALT de bas grade.

 

On n’a pas suffisamment de preuves pour appuyer le traitement des enfants atteints d’une infection à H. pylori afin de prévenir le cancer de l’estomac plus tard.

 

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Réduction du risque

On ne sait pas encore d’où provient le H. pylori, alors il n’existe pas de recommandations spécifiques pour éviter l’infection. En général, il est toujours sage de :

  • se laver les mains à fond
  • consommer des aliments qui ont été préparés adéquatement
  • boire de l’eau provenant d’une source salubre et sécuritaire

 

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