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Syndrome de Lynch

Mutations génétiques liées au syndrome de Lynch

Risque d’hériter du syndrome de Lynch

Risque de cancer

Variantes du syndrome de Lynch

Dépistage génétique

Réduction du risque et détection précoce

 

La plupart des cancers colorectaux se manifestent de façon aléatoire, soit par hasard : ils sont donc sporadiques. Bien qu’environ 20 à 30 % des personnes atteintes d’un cancer colorectal aient des antécédents familiaux de cette maladie, moins de 10 % de tous les cancers colorectaux sont causés par une mutation génétique héréditaire. Le syndrome de Lynch, aussi appelé cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC), est le type de cancer colorectal héréditaire le plus courant. Environ 2 à 5 % de tous les cancers colorectaux sont attribuables au syndrome de Lynch. Les personnes atteintes du syndrome de Lynch risquent beaucoup plus d’être un jour atteintes d’un cancer colorectal, en particulier à un jeune âge (habituellement avant 50 ans).

 

Contrairement à la polypose adénomateuse familiale (PAF), le syndrome de Lynch n’est pas caractérisé par un nombre inhabituel de polypes dans le côlon. S’il y a des polypes dans le côlon, ils apparaissent à un plus jeune âge que chez la population générale. Bien que les personnes atteintes du syndrome de Lynch n’aient pas plus de polypes que les gens faisant partie de la population générale, les polypes qui se développent sont plus susceptibles de devenir cancéreux.

 

Une femme atteinte du syndrome de Lynch risque également davantage de développer un cancer de l’utérus (endomètre).

 

D’autres mutations génétiques héréditaires plus rares sont liées à une hausse du risque de cancer colorectal, mais on ne les aborde pas ici.

Mutations génétiques liées au syndrome de Lynch

Les personnes atteintes du syndrome de Lynch sont porteuses d’une mutation dans l’un des 4 gènes qui corrigent normalement les erreurs commises lors de la copie de l’acide désoxyribonucléique (ADN) pendant la division cellulaire. Ces gènes sont appelés gènes de réparation mésappariés.

 

Les 4 principaux gènes de réparation mésappariés liés au syndrome de Lynch sont le MLH1, MSH2, MSH6 et PMS2. On observe la plupart des mutations (90 %) qui causent le syndrome de Lynch dans les gènes MLH1 et MSH2. Les 2 autres gènes, soit MSH6 et PMS2, et possiblement d’autres aussi, causent donc 10 % des mutations.

 

Des chercheurs ont également identifié différentes mutations génétiques liées au syndrome de Lynch, mais elles sont rares. Il est possible qu’on découvre d’autres mutations un jour.

 

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Risque d’hériter du syndrome de Lynch

L'homme et la femme peuvent hériter d’une mutation génétique liée au syndrome de Lynch de leur mère ou de leur père, et ils peuvent également la transmettre à leurs enfants. Si la mutation est présente dans l'une des deux copies d'un gène du syndrome de Lynch du père ou de la mère, le risque d'un enfant d'hériter de cette mutation génétique est de 50 %. Cela signifie également que l'enfant a 50 % de chances de ne pas hériter de la mutation.

 

Les professionnels de la santé ont recours à certains critères pour déterminer si une mutation du gène du syndrome de Lynch peut être présente dans une famille. Ce sont les critères d’Amsterdam :

  • au moins 3 membres de la famille sont atteints d’un cancer colorectal ou d’un autre cancer lié au syndrome de Lynch; au moins l’un d’entre eux est un parent au premier degré (mère, père, frère, sœur ou enfant) des 2 autres membres de la famille;
  • au moins 1 membre de la famille a reçu un diagnostic de cancer avant 50 ans;
  • le cancer a frappé au moins 2 générations de suite;
  • le diagnostic de PAF a été écarté.

 

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Risque de cancer

Il y a souvent plusieurs membres de la famille d’une personne atteinte du syndrome de Lynch qui sont affectées par le cancer colorectal et d’autres cancers liés au syndrome de Lynch. Ces cancers sont souvent diagnostiqués à un jeune âge que ce à quoi on s’attend habituellement et ils touchent souvent plusieurs générations.

 

Le risque d’une personne atteinte du syndrome de Lynch d’avoir un cancer colorectal au cours de sa vie (risque à vie) est de 70 à 80 %. Son niveau de risque dépend de quelle mutation génétique elle est porteuse. La tumeur cancéreuse se développe habituellement dans la partie du côlon la plus près de l’intestin grêle, soit le côlon ascendant qui est du côté droit. Le risque à vie d’une femme atteinte du syndrome de Lynch d’avoir un cancer de l’utérus est de 40 à 60 %.

 

Une personne atteinte du syndrome de Lynch risque également de voir apparaître d’autres cancers, dont les cancers de l’ovaire, de l’intestin grêle, de l’estomac, du pancréas, des voies urinaires, du foie, des voies biliaires, de la peau et du cerveau. Ces cancers se manifestent moins souvent chez une personne atteinte du syndrome de Lynch que le cancer colorectal ou le cancer de l’utérus.

 

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Variantes du syndrome de Lynch

Il existe 2 variantes du syndrome de Lynch.

  • Le syndrome de Turcot est une variante du syndrome de Lynch et de la polypose adénomateuse familiale (PAF). En tant que variante du syndrome de Lynch, le syndrome de Turcot est lié à des mutations dans les gènes MLH1 et PMS2. Le syndrome de Turcot accroît le risque de cancer colorectal ainsi que de certaines tumeurs cérébrales, plus souvent de glioblastome.
  • Le syndrome de Muir-Torre est une autre variante du syndrome de Lynch. Il est causé par une mutation dans les gènes MSH2 et MLH1. Le syndrome de Muir-Torre accroît le risque de cancer colorectal, de tumeur des glandes sébacées et de certaines tumeurs de la peau appelées kérato-acanthomes.

 

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Dépistage génétique

Le dépistage génétique se fait pour des types spécifiques de syndromes du cancer colorectal héréditaire. On peut y avoir recours pour confirmer un diagnostic présumé, clarifier le risque de cancer de personnes affectées et déterminer quels parents sont également à risque.

 

Il peut être possible de diagnostiquer le syndrome de Lynch quand plusieurs membres de la famille du même côté de la famille sont atteints d’un cancer colorectal ou quand une personne est atteinte de multiples cancers au cours de sa vie. Un diagnostic de syndrome de Lynch ou des antécédents familiaux de syndrome de Lynch sont les principaux facteurs de risque qui mènent au dépistage génétique d’une mutation liée au syndrome de Lynch.

 

Dans la plupart des cas, le dépistage génétique du syndrome de Lynch débute avec un prélèvement fait dans une tumeur colorectale ou utérine. On fait des tests particuliers, appelés analyse de l’instabilité des microsatellites (MSI) et analyse immunohistochimique (IHC), pour savoir si la tumeur présente la mutation du gène du syndrome de Lynch. Si le résultat est positif pour le syndrome de Lynch, on fait un prélèvement sanguin qui permet le dépistage génétique de mutations du gène du syndrome de Lynch. On offre également une consultation génétique à la personne.

 

Un professionnel de la santé détermine si une personne est admissible au dépistage génétique. Si c’est le cas, on la dirigera probablement vers un programme de génétique où des généticiens ou des conseillers génétiques feront une évaluation plus détaillée. Au Canada, le dépistage génétique visant à déterminer si une personne est porteuse d’une mutation génétique liée au syndrome de Lynch se fait par le biais de programmes de cancer héréditaire (familial). Une personne doit répondre à certains critères avant de passer un test de dépistage génétique du cancer colorectal héréditaire.

 

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Réduction du risque et détection précoce

Une personne qui sait qu’elle est porteuse d’une mutation du gène du syndrome de Lynch, c’est-à-dire qu’elle a reçu un résultat positif au test de dépistage d’un des gènes liés au syndrome de Lynch, devrait demander à son médecin quelles démarches suivre pour aider à réduire son risque de cancer et pour parvenir à le détecter à un stade précoce.

  • Une personne atteinte du syndrome de Lynch dont le risque de cancer colorectal est élevé pourrait devoir passer un test de dépistage à un plus jeune âge et plus souvent qu’une personne dont le risque de cancer colorectal est moyen. Cela comporte fréquemment une coloscopie aux 1 à 2 ans, dès l’âge de 20 ou 25 ans. Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Dépistage du cancer colorectal ».
  • On peut proposer aux personnes atteintes du syndrome de Lynch une chirurgie prophylactique, comme une colectomie, si elles :
    • ne peuvent pas ou ne veulent pas passer de coloscopies de dépistage
    • ont des polypes adénomateux qu’on ne peut pas enlever lors d’une coloscopie
  • Une femme atteinte du syndrome de Lynch pourrait devoir passer un test de dépistage à un plus jeune âge et plus souvent qu’une femme dont le risque de cancer de l’utérus ou de cancer de l’ovaire est moyen. Pour obtenir plus de renseignements, consultez les sections « Détection précoce du cancer de l’utérus » et « Détection précoce du cancer de l’ovaire ».
  • On peut proposer à une femme atteinte du syndrome de Lynch qui ne souhaite pas porter d’enfants une hystérectomie ou une salpingo-ovariectomie prophylactique pour aider à prévenir le cancer de l’utérus ou de l’ovaire.

 

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