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Alcool

On consomme de l’alcool depuis des milliers d’années. L'alcool fait partie d’événements sociaux, de célébrations et de certaines pratiques religieuses. La plupart des adultes en consomme généralement de faibles quantités alors que bien d’autres ne boivent pas du tout (abstinence). Normalement, les hommes boivent de l’alcool plus souvent et en plus grande quantité que les femmes.

La consommation d’alcool est une importante cause connue du cancer et on l’a liée à de nombreux autres problèmes de santé.

Consommation standard et teneur en alcool

En ce qui a trait à l’ingestion d’alcool, les professionnels de la santé parlent de « consommation standard ». Une consommation standard d’alcool équivaut environ à :

  • une bouteille de bière (341 ml ou 12 oz)
  • un verre de vin (142 ml ou 5 oz)
  • un petit verre de spiritueux (43 ml ou 1,5 oz)

Les boissons alcoolisées peuvent contenir de nombreuses substances différentes, mais les principaux ingrédients sont l’éthanol et l’eau. Au Canada, une consommation standard de bière, de vin ou de spiritueux contient environ 13 à 14 grammes d’alcool.

Les consommations d’alcool ne sont pas toujours servies selon les mesures standards. Au Canada, elles peuvent être servies et vendues dans différents formats contenant des volumes différents. La teneur en alcool peut être plus basse ou plus élevée, mais une consommation standard de bière, de vin ou de spiritueux contient en moyenne la quantité d’alcool suivante :

  • Une bouteille de bière contient habituellement environ 5 % d’alcool.
  • Un verre de vin contient environ 12 % d’alcool habituellement.
  • Un petit verre de spiritueux (boissons fortement alcoolisées ou liqueurs) contient environ 40 % d’alcool.

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Types de cancers liés à l’alcool

Selon le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), on a suffisamment de preuves pour dire que la consommation d’alcool accroît le risque de certains types de cancers dont ceux-ci :

  • les cancers de la tête et du cou
  • le cancer du sein
  • le cancer colorectal
  • le cancer du foie

Certaines observations démontrent également qu’une grande consommation d'alcool pourrait accroître le risque de cancer du pancréas. Soit qu’on ne possède pas suffisamment de preuves d’un lien entre l’alcool et d’autres types de cancers, soit que les preuves sont contradictoires.

Cancers de la tête et du cou

L'alcool est un facteur de risque très important des cancers de la tête et du cou, dont :

  • le cancer de la bouche (cavité buccale)
  • le cancer de la gorge (pharynx) – en particulier de l’oropharynx et de l’hypopharynx
  • le cancer du larynx
  • le cancer de l'œsophage – seulement le carcinome épidermoïde

La plupart des études démontrent que la consommation d’une grande quantité d’alcool (plus de 50 g par jour ou environ 4 consommations ou plus par jour) engendre un risque 3 fois plus élevé de cancers de la cavité buccale et du pharynx et un risque 2 fois plus élevé de cancers du larynx et de l’œsophage. Le risque de cancer de l’œsophage peut être de 3 à 8 fois supérieur si la consommation est importante. Les résultats de certaines études ont révélé une hausse du risque avec une moins grande consommation d’alcool, en particulier chez les femmes.

L'effet combiné de l'alcool et des produits du tabac fait augmenter davantage le risque de développement de ces types de cancers. La consommation d’alcool associée à l’usage du tabac accroît encore plus le risque de cancers de la tête et du cou que si l'on consomme l'un ou l'autre uniquement. Le risque est très élevé chez les personnes qui fument et qui boivent beaucoup.

Le risque d’être un jour atteint d’un cancer de la tête et du cou ne semble pas diminuer pendant des années une fois qu’on a cessé de boire.

Cancer du sein

Boire même une consommation d’alcool par jour peut entraîner un risque 1,5 fois plus élevé de cancer du sein. Le risque de cancer du sein peut augmenter avec chaque verre supplémentaire qu’une femme boit au quotidien.

Cancer colorectal

On a établi un lien entre l’alcool et le cancer colorectal tant chez l’homme que chez la femme. Boire régulièrement une quantité modérée ou grande d’alcool peut engendrer 1,4 fois plus de risque de cancer colorectal.

Cancer du foie

La consommation d’alcool, en particulier en grande quantité, peut mener à la formation de cicatrices dans le tissu du foie (cirrhosecirrhoseAffection anormale caractérisée par le remplacement des tissus sains du foie par du tissu cicatriciel. Les signes et symptômes comprennent la jaunisse, la fatigue, une perte d’appétit et des démangeaisons.) et au type le plus courant de cancer du foie (carcinome hépatocellulaire). Des données récentes révèlent que la consommation de 3 boissons alcoolisées ou plus chaque jour accroît le risque de cancer du foie. La cirrhose fait également augmenter le risque de cancer du foie.

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Alcool et risque de cancer

Le CIRC classe l’alcool comme une substance reconnue pour causer le cancer (carcinogène connu) et la consommation d’alcool est considérée comme carcinogène pour l’humain. On ne comprend pas exactement comment l’alcool affecte le risque de cancer.

Comment l’alcool accroît le risque de cancer

L’alcool peut accroître le risque de cancer de différentes façons.

  • Les personnes qui boivent de l’alcool sont exposées à l’éthanol, composant principal des boissons alcoolisées, et à l’acétaldéhyde, une substance chimique produite quand le corps décompose (métabolise) l’alcool. L’éthanol et l’acétaldéhyde sont tous les deux considérés comme des carcinogènes, ce qui peut expliquer pourquoi l’alcool accroît le risque de cancer.
  • L’alcool peut agir comme irritant, en particulier dans la bouche et la gorge. Des cellules endommagées peuvent subir des changements, ce qui risque de mener au cancer.
  • L’alcool peut agir comme solvant et aider d’autres substances chimiques nocives, comme celles qu’on trouve dans la fumée du tabac, à entrer dans les cellules qui tapissent le tube digestif supérieur. C’est peut-être pourquoi l’association du tabac à l’alcool est plus susceptible de causer des cancers dans la bouche ou la gorge que si l’on consomme l’un ou l’autre uniquement.
  • L’alcool peut affecter le taux de certaines hormones dans le corps, comme l’œstrogène qui est un facteur de risque du cancer du sein.
  • L’alcool peut également nuire à l’absorption de certains éléments nutritifs, comme le folate (l’une des vitamines B) qui peut aider à protéger contre certains types de cancers.
  • L’alcool est généralement riche en calories. Boire trop d’alcool peut ajouter des calories à notre régime alimentaire et ainsi contribuer au gain de poids. L’addition de mélanges à une boisson alcoolisée peut aussi ajouter des calories. L’embonpoint et l’obésité sont associés à une hausse du risque de certains cancers.
  • Certains chercheurs ont laissé entendre que des gènes qui participent au métabolisme de l’alcool pourraient rendre certaines personnes plus susceptibles d’être un jour atteintes d’un cancer lié à l’alcool.

Niveau de risque de cancer

Des études démontrent que le risque de cancer augmente en fonction de la quantité d’alcool consommée et possiblement de la fréquence à laquelle on boit. Plus on boit, plus le risque de cancer est élevé. Le type d’alcool consommé importe peu. Tout type d’alcool – bière, vin, spiritueux – peut accroître le risque de cancer.

Risque de cancer chez l’enfant

Des chercheurs ont étudié le risque de cancer chez les enfants de femmes enceintes qui buvaient de l’alcool lors de leur grossesse.

  • Certaines études ont démontré une hausse possible du risque de leucémie chez des enfants dont la mère buvait de l’alcool lors de sa grossesse, en particulier de leucémie myéloïde chronique (LMC). Cependant, on doit faire plus de recherches pour confirmer ce lien.
  • Quelques études ont démontré que la consommation d’alcool lors de la grossesse était liée au neuroblastome chez les enfants, mais on doit faire plus de recherches avant que ce lien ne soit confirmé.

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Alcool et autres problèmes de santé

Boire trop d’alcool pendant une longue période peut mener à un certain nombre d’autres problèmes de santé dont ceux-ci :

  • hausse de la pression artérielle (hypertension)
  • inflammation du pancréas (pancréatite)
  • diabète
  • dommages au foie (cirrhose)

La cirrhose peut engendrer une diminution de la fonction du foie et possiblement une insuffisance hépatique.

Bien que boire un peu ou modérément d’alcool puisse faire baisser le risque de maladies du cœur, une consommation abusive peut en accroître le risque. Bien vous alimenter et être actif sont de meilleurs moyens pour aider à réduire votre risque de maladies cardiaques. Les gros buveurs et les buveurs occasionnels excessifs (de 4 à 5 consommations ou plus de temps en temps) risquent davantage d’avoir une maladie du cœur et un accident vasculaire cérébral.

Des études ont laissé entendre que la consommation d’alcool même en quantité modérée pendant la grossesse peut affecter le fœtus. Boire durant la grossesse engendre divers problèmes de santé chez l’enfant, dont l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). Aucune quantité d’alcool ingérée en cours de grossesse ne s’est révélée sans danger.

La consommation d’alcool peut aussi causer des blessures et des accidents.

L’alcool est une drogue et on peut s’y accoutumer. L’alcoolisme est une maladie grave qui peut avoir des conséquences néfastes sur votre famille, vos amis et vos collègues de travail.

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Réduction du risque

Les données actuelles ne permettent pas d’établir un niveau de consommation d’alcool « sans danger » qui ne fait pas augmenter le risque de cancer. Cependant, il existe des lignes directrices pour les adultes qui souhaitent réduire leur risque de cancer lié à la consommation d’alcool. Moins vous buvez d’alcool, plus vous réduisez votre risque.

  • Limitez votre consommation d’alcool, pour la femme à moins de 1 verre par jour et pour l’homme à moins de 2 verres par jour. L’option la moins dangereuse pour une femme enceinte, ou qui planifie le devenir ou bien qui allaite, est de ne pas boire du tout.
  • Ne fumez pas. L’usage des produits du tabac associé à la consommation d’alcool est pire pour vous que de consommer l’un ou l’autre seulement.

Suivez ces recommandations pour vous aider à réduire la quantité d'alcool que vous buvez et votre risque d’être un jour atteint de certains cancers :

  • Planifiez d’avance et établissez une limite quant à la quantité d’alcool que vous boirez.
  • Si vous avez soif, étanchez d'abord votre soif en buvant une boisson non alcoolisée comme de l'eau.
  • Alternez entre les boissons alcoolisées et les boissons non alcoolisées comme l’eau, les boissons gazeuses et les jus.
  • Buvez lentement les boissons alcoolisées.
  • Espacez vos consommations.
  • Essayez de réduire le pourcentage d’alcool contenu dans vos consommations ou bien mélangez votre alcool avec de l’eau, des boissons gazeuses faibles en calories, du soda ou du jus.
  • Ne remplissez pas votre verre avant qu’il ne soit vide.
  • Ne vous versez pas généreusement d’alcool parce que vous pourriez ainsi boire plus que vous ne le pensez. Mesurez la quantité d’alcool que vous vous versez afin de savoir combien vous en buvez.
  • N’essayez pas de maintenir la cadence de vos amis parce que chacun tolère l’alcool différemment.
  • Évitez les jeux d’alcool puisqu’ils peuvent vous faire boire une grande quantité d’alcool en peu de temps.
  • Mangez avant de boire et en même temps aussi. Grignotez quand vous buvez, mais évitez tout ce qui est salé comme les croustilles. Les grignotines salées peuvent stimuler votre soif et ainsi vous inciter à boire davantage et plus vite.
  • Quand vous sortez avec des amis, trouvez une activité qui permettra de ralentir votre consommation d’alcool comme danser ou jouer au billard et buvez alors de l’eau plutôt que de l’alcool.
  • Ne consommez pas d’alcool pour gérer votre stress. Prenez une marche ou un bain, lisez un livre ou écoutez votre musique préférée pour vous aider à vous détendre.
  • Établissez des objectifs modestes et raisonnables. Si vous buvez régulièrement, vous pouvez décider de ne pas boire du tout d’alcool pendant deux ou trois jours chaque semaine. Un objectif modeste comme celui-là vous permettra de mieux parvenir à vos fins que si vous décidez d’arrêter d’un coup de consommer de l’alcool.

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