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Dr Will King

Dr Will King

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer au Canada. En 2009, on estime à 22 000 le nombre de Canadiens qui recevront un diagnostic de cancer colorectal et à 9 100 le nombre de personnes qui décéderont de la maladie. Cependant, la maladie progresse en général lentement et provient presque toujours de croissances bénignes appelées adénomes (ou polypes). Si ces croissances sont dépistées tôt et enlevées, on peut facilement traiter la maladie et même la guérir, voire la prévenir.

Le Dr King espère que sa recherche pourra améliorer ces probabilités de prévenir la maladie. Grâce à une subvention de la Société canadienne du cancer, il étudie le lien entre une certaine activité génétique et le risque d’adénomes colorectaux.

Plus précisément, le Dr King et son équipe de recherche examinent la méthylation de l’ADN, qui a trait à la modification chimique du matériel génétique dans les cellules. Les chercheurs s’intéressent à ce processus parce que la méthylation de l’ADN joue un rôle important dans la régulation du comportement et de la division des cellules.

Une recherche antérieure a utilisé des cellules animales et humaines pour étudier le lien entre la méthylation de l’ADN et le cancer. L’étude du Dr King sera l’un des rares projets portant sur des populations humaines et constitue le plus important du genre à ce jour.

Les chercheurs examineront les marqueurs de la méthylation de l’ADN dans le sang et les tissus du côlon pour voir dans quelle mesure ils peuvent prédire si une personne développera un cancer colorectal. L’équipe du Dr King prévoit analyser ces marqueurs dans le sang et dans des échantillons de tissus du côlon apparemment normaux prélevés chez 350 participants de 50 à 65 ans ayant subi une coloscopie à la Clinique de coloscopie Hôtel-Dieu de Kingston. L’équipe comparera les niveaux de marqueurs de la méthylation de l’ADN chez des patients ayant des adénomes à ceux de patients ne présentant aucune anomalie afin de déterminer si les niveaux anormaux de ces marqueurs sont associés à un risque accru de développer un adénome colorectal.

« Si nous trouvons un lien entre la méthylation de l’ADN et les adénomes colorectaux, je pense que cela nous ouvrira de formidables avenues pour prévenir le cancer colorectal », dit le Dr King. « Plutôt que d’attendre que le cancer ne se manifeste, nous serions en mesure d’identifier les personnes à risque élevé de cancer colorectal qui pourraient participer à des programmes ciblés d’intervention et de dépistage. »

La méthylation de l’ADN est un mécanisme clé de l’épigénome, décrit comme étant le deuxième code génétique. Alors que nos gènes constituent en quelque sorte la matrice définissant les caractéristiques de notre corps, par exemple la couleur de nos cheveux ou notre taille, c’est l’épigénome qui fournit les instructions en indiquant à nos gènes ce qu’ils doivent faire et quand le faire.

Bien que les scientifiques s’affairent encore à déchiffrer l’épigénome, nous savons que les nombreuses substances chimiques dans nos organismes contrôlent quelle série de gènes est activée dans chaque cellule. En fait, ces substances donnent aux cellules les instructions sur la manière dont elles devraient fonctionner. L’épigénome gère tout ce système d’activation des substances chimiques. Lorsque ce processus est interrompu, il peut se produire une activation inappropriée de gènes, qui à son tour mène à une croissance cellulaire anormale et éventuellement au cancer.

Le Dr King travaille à l’Université Queen’s à Kingston et sa subvention de 372 910 $ échelonnée sur 3 ans est la première qu’il reçoit de la Société canadienne du cancer.

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