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Dr Peter Dirks

Dr Peter Dirks

Par ses recherches, Peter Dirk est en train de faire la preuve que les cellules cancéreuses du cerveau ne sont pas toutes semblables – une découverte capitale, susceptible de mener à des percées fort attendues en matière de traitement.

En tant que neurochirurgien, le Dr Dirks est bien placé pour savoir que les tumeurs cérébrales sont parmi les plus difficiles à traiter. Le fruit de ses travaux de recherche nous aide à expliquer pourquoi.

Il y a cinq ans, il a publié un article innovateur décrivant comment, à l’intérieur des tumeurs cérébrales, un groupe de cellules peu nombreuses mais puissantes étaient responsables de leur développement. « La plupart des cellules de la tumeur n’interviennent pas dans son évolution », explique-t-il. « C’est cette poignée de cellules souches aux propriétés spécialisées qui contrôle la croissance de la tumeur. »

Cette découverte soulève de nombreuses questions cruciales auxquelles le chercheur tente maintenant de répondre. D’où proviennent les cellules souches cancéreuses? Comment peuvent-elles survivre à la radiothérapie et à la chimiothérapie? Et, surtout, pouvons-nous trouver des moyens de les détruire?

« Je pense que mon équipe fonde beaucoup d’espoir sur ce questionnement pour mieux comprendre la maladie et trouver de nouveaux traitements », déclare le Dr Dirks, qui travaille à l’Hôpital pour enfants malades de Toronto. « Nous avons désormais une meilleure idée de la manière dont le cancer est structuré. Nous tenons entre nos mains le type de cellules qui semble jouer le rôle le plus important dans la maladie. Nous avons donc de meilleures chances de les neutraliser. »

La Société canadienne du cancer finance les travaux du Dr Dirks depuis les tout débuts et continue à le faire dans le cadre de deux subventions distinctes.

Grâce à la première, le Dr Dirks a récemment montré que les tumeurs cérébrales chez les souris de laboratoire sont également gouvernées par les cellules souches. « Il s’agit d’une information de première importance car cela nous permet d’utiliser les souris pour étudier les mécanismes complexes des cellules souches et trouver de meilleurs traitements pour les humains. »

À l’aide de la seconde subvention, il met à l’essai des médicaments actuellement utilisés pour d’autres maladies du cerveau afin de voir s’ils peuvent détruire les cellules souches cancéreuses. Ses travaux vont bon train car il a mis au point un système de culture des cellules souches cancéreuses des patients. Il peut ainsi injecter des médicaments dans des cellules cultivées en laboratoire et observer les réactions.

« Nous avons constaté qu’une quarantaine de médicaments semblaient avoir un effet sur ces cellules. Nous sommes donc très enthousiastes. Le produit le plus efficace pourrait en fait être un vieux médicament, mais utilisé autrement. » Il espère que les médicaments les plus prometteurs seront prêts pour l’expérimentation clinique d’ici les cinq prochaines années.

Les cellules cultivées en laboratoire pourraient également s’avérer utiles en milieu clinique. Supposons que le médecin prélève un échantillon de la tumeur d’un patient et en cultive les cellules souches dans une boîte de Petri, pour ensuite vérifier les effets de différents médicaments. « C’est une forme de médecine personnalisée. Le fait de cultiver les cellules tumorales du patient lui-même pourrait nous permettre de déterminer rapidement le médicament le plus efficace pour cette personne. Voilà le rêve que nous aimerions concrétiser au terme de nos travaux. »

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