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Dre Lillian Sung

Dre Lillian SungRares au monde sont les chercheurs qui pourraient effectuer le genre d’étude que mène actuellement Lillian Sung grâce à des fonds octroyés par la Société canadienne du cancer.

De nombreuses années de formation ont permis à la Dre Sung d’acquérir un profil impressionnant. Elle est à la fois clinicienne et chercheuse, oncologue pédiatrique et spécialiste des maladies infectieuses. Elle possède en outre un doctorat en épidémiologie clinique.

Toutes ces compétences sont mises à profit dans ses travaux sur les infections potentiellement mortelles chez les enfants atteints de leucémie aiguë myéloïde (LAM). « Il s’agit d’un domaine quelque peu négligé, bien qu’il ait un impact important sur la qualité et l’espérance de vie de l’enfant », déclare la Dre Sung, qui travaille à l’Hôpital pour enfants malades de Toronto.

La LAM est une forme virulente de cancer, à laquelle seulement 50 à 60 % des enfants survivent. « C’est pour cette raison que la chimiothérapie administrée dans ces cas fait partie des traitements les plus intenses que puisse subir un enfant atteint de cancer. En fait, nous hospitalisons l’enfant pendant toute la durée de la chimiothérapie, qui dure environ six mois. »

Durant ces six mois, les enfants deviennent très susceptibles de contracter une infection pouvant causer une forte fièvre, des complications au niveau des organes, des séjours aux soins intensifs et même la mort. Jusqu’à 20 % des décès consécutifs à une LAM sont attribuables aux infections plutôt qu’au cancer lui-même.

Les docteurs ne savent pas pourquoi certains enfants sont plus vulnérables que les autres. Selon la Dre Sung, la réponse se trouverait dans leurs gènes. L’étude qu’elle mène grâce à une subvention de la Société consistera à chercher des marqueurs génétiques permettant d’identifier les enfants courant un plus grand risque d’infection. Ceux-ci pourraient alors faire l’objet de traitements préventifs, notamment au moyen d’antibiotiques.

« Nous pourrions ainsi cibler nos interventions, minimiser les complications et, nous l’espérons, améliorer le taux de survie », explique la Dre Sung.

Pour compléter son étude, elle doit recueillir des échantillons d’ADN auprès de 300 enfants. La LAM étant une maladie relativement rare, elle a pressenti des établissements de toute l’Amérique du Nord. Quatorze centres d’oncologie pédiatrique du Canada et deux aux États-Unis recrutent actuellement de jeunes patients.

« À ce jour, environ 150 patients sont inscrits, soit la moitié de notre objectif. Le taux de refus est très bas. Les parents semblent convaincus de l’importance de cette étude et manifestent beaucoup d’enthousiasme. »

La Dre Sung est également en contact avec des collaborateurs d’Amérique centrale, où la mortalité par infection est très préoccupante chez les enfants atteints de diverses formes de cancer. «  Nous espérons vraiment faire profiter les pays en développement de nos découvertes et mettre en application ce que nous apprenons ici pour améliorer les résultats là-bas. Cet aspect de notre programme de recherche est très stimulant. »

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