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Dr Kerry Courneya

Dr Kerry Courneya

Le Dr Kerry Courneya espère que sa recherche mènera à des programmes structurés de soutien par l’exercice pour les survivants d’un cancer du côlon, dans l’ensemble du Canada.

En premier lieu, il doit prouver que l’exercice peut réduire le risque d’une récidive. Avec le concours du Groupe des essais cliniques de l’INCC (INCC-GEC), il codirige une étude de pointe susceptible de confirmer cette hypothèse.

« Plusieurs études ont démontré que les personnes qui font davantage d’exercice au cours de leur vie courent un moindre risque de développer un premier cancer du côlon », affirme le Dr Courneya.

« Ce que nous nous demandons maintenant, c’est si l’exercice peut réduire le risque que la maladie se manifeste à nouveau. »

L’essai judicieusement appelé CHALLENGE consistera à recruter environ 1000 survivants d’un cancer du côlon au Canada et en Australie – et à aider la moitié d’entre eux à accroître leur niveau d’activité.

Ce soutien se présente sous la forme d’un programme avant-gardiste d’exercices supervisés et de séances de soutien comportemental conçus par le Dr Courneya. Les participants disposeront ainsi des outils nécessaires pour continuer à poursuivre d’eux-mêmes la pratique de l’activité physique – qu’il s’agisse de la marche, de la natation, du jogging ou du vélo – durant une période de trois ans.

« Nous encourageons toutes les formes d’activité physique. L’objectif est que les gens augmentent leur niveau total d’activité de 2,5 heures d’exercice d’intensité modérée ou de 1,25 heure d’exercice intense par semaine. »

Une étude antérieure menée par le Dr Courneya a révélé que plusieurs Canadiens ayant survécu à un cancer du côlon sont inactifs et font de l’embonpoint. « Même chez la population en santé, le maintien de l’activité physique représente un défi », ajoute-t-il. « Il n’est pas si simple de garder les gens actifs. »

L’étude, qui suivra les participants pendant 10 ans, déterminera si le cancer du côlon récidive moins souvent chez les personnes ayant accru et maintenu leur niveau d’activité physique. L’étude permettra aussi de vérifier si l’exercice améliore d’autres aspects importants, notamment la qualité de vie, l’anxiété, la dépression, le sommeil et les fonctions physiques.

« Si les résultats sont positifs, je pense que nous devrions alors tenter de mettre en application des programmes semblables dans tout le pays », déclare le Dr Courneya, professeur et titulaire d’une chaire de recherche du Canada sur l’activité physique et le cancer à l’Université de l’Alberta.

L’étude CHALLENGE est la première du genre au monde et pose de nombreux défis pour l’équipe de recherche. Voilà pourquoi le Dr Courneya est très heureux de voir le GEC de l’INCC en assumer la direction et la coordination. « Jusqu’à 20 centres différents de cancer, dispersés sur deux continents, mèneront les mêmes travaux, de telle sorte qu’il y ait suffisamment de patients inscrits. Vous pouvez alors imaginer tout ce que cela exige de collaboration et de coordination. Nous sommes très chanceux de pouvoir effectuer cette étude par l’entremise du GEC de l’INCC afin de répondre à ces questions de première importance. »

Le Groupe des essais cliniques de l’INCC, situé à l’Université Queen’s, fait partie des programmes et réseaux nationaux de la Société canadienne du cancer. Avec l’aide financière de la Société, le Groupe des essais cliniques a pris part à de nombreuses initiatives innovatrices, qui ont aidé à modifier les méthodes de traitement ou à améliorer la qualité de vie des patients atteints du cancer

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