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Un essai clinique améliore les choix de traitement du cancer de la prostate

Qui : Jack Shore, vivant avec le cancer de la prostate, Port Colborne

     Dr Laurence Klotz, oncologue, Toronto

Quoi : Un essai clinique financé par la Société canadienne du cancer a découvert que les hommes ayant un cancer de la prostate dont le traitement était administré de façon intermittente vivaient aussi longtemps et avaient moins d’effets secondaires et une meilleure qualité de vie que les hommes suivant un traitement continu.

Pourquoi : L’essai modifie la manière de traiter le cancer de la prostate et améliore la vie de milliers d’hommes au Canada.

Jack Shore n’est pas un homme typique de 67 ans. En tant qu’instructeur de patinage intensif, fervent du gym et de la boxe, il a le mode de vie d’une personne ayant la moitié de son âge. La vie de Jack a été bouleversée en 2006 lorsqu’il a reçu un diagnostic de cancer de la prostate. Il a subi une chirurgie et une radiothérapie, mais presque deux ans plus tard, son niveau d’antigène prostatique spécifique (APS) – un marqueur du cancer de la prostate – a commencé à grimper rapidement.

L’hormonothérapie était le choix de traitement suivant. Ces injections ralentissent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses de la prostate mais elles ont beaucoup d’effets secondaires pouvant avoir un impact considérable sur la vie des hommes qui les reçoivent.

Après sa première hormonothérapie, les effets secondaires se sont fait sentir presque immédiatement. Malgré son mode de vie actif, il a engraissé, perdu de la masse musculaire, s’est senti fatigué et a eu des bouffées de chaleur. Mais ce qui a troublé Jack le plus a été le début d’une dépression.

« J’ai été vraiment dérangé par le changement dans ma condition physique, mais le pire a été la dépression », dit-il. « J’étais habitué à un certain mode de vie et je voulais faire marche arrière ».

Jusqu’à récemment, beaucoup de patients ayant un cancer de la prostate recevaient une hormonothérapie continue. Mais un essai clinique financé par la Société change cette méthode. Une étude menée par le Dr Laurence Klotz et la Dre Juanita Crook a découvert que les hommes qui suivaient une hormonothérapie intermittente vivaient aussi longtemps que ceux qui suivaient une hormonothérapie continue. De plus, leur qualité de vie est améliorée. Ce type de régime thérapeutique réduit également les coûts pour nos systèmes de santé publics.

« Cette recherche signifie que la plupart des hommes prenant une hormonothérapie n’ont plus à le faire toute leur vie. Cela n’arrive pas souvent que vous avez un traitement qui épargne de l’argent et améliore la qualité de vie, et améliore potentiellement la survie », dit le Dr Klotz.

Au Canada, presque 24 000 hommes reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate chaque année, dont 25-30 % ont besoin d’une hormonothérapie dans le cadre de leur traitement. L’étude financée par la Société canadienne du cancer offre à des milliers d’hommes chaque année une solution de rechange à l’hormonothérapie continue.

Jack et son médecin ont décidé d’essayer l’hormonothérapie intermittente. Les deux premières injections ont réussi à contrôler son cancer pendant trois ans. Ensuite, Jack a eu besoin d’une autre série de deux injections.

« Ce type de cancer change le cours d’une vie », dit Jack. « Je n’aime pas du tout l’hormonothérapie mais si je dois en prendre une, en ayant des pauses, je me sens un peu plus en contrôle. »

Deux ans après sa dernière injection d’hormone, Jack commence finalement à se sentir relativement bien. « J’aurai ce cancer pour le reste de ma vie, alors ma qualité de vie est devenue prioritaire pour moi », dit-il. « Je suis reconnaissant envers la recherche financée par la Société canadienne du cancer qui aide à améliorer les choix de traitements pour les patients comme moi. »

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