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Nouvelle technologie pour diagnostiquer les cancers difficiles à détecter

Qui : Dre Shana Kelley, chercheuse, Toronto

Quoi : La Dre Kelley et son équipe développent un nouvel appareil pour détecter le cancer plus tôt en utilisant des échantillons de sang des patients.

Pourquoi : La détection précoce des cancers difficiles à diagnostiquer grâce à une analyse sanguine peut aider à améliorer le traitement, et en fin de compte, la survie.

La Dre Shana Kelley, professeure et chercheuse à l’Université de Toronto, s’attaque à une des questions les plus difficiles du domaine de la recherche sur le cancer - comment détecter les cancers n’ayant pas de symptôme.

Certains cancers, y compris les cancers du sein ou du côlon, peuvent être détectés tôt. Mais d’autres cancers situés profondément dans le corps, comme les cancers du cerveau ou de l’ovaire, sont plus difficiles à diagnostiquer. La détection précoce est une importante priorité étant donné qu’elle augmente souvent les chances que le cancer soit traité avec succès.

La Dre Kelley envisage un avenir où les médecins peuvent utiliser une simple analyse sanguine pour dépister un certain nombre de cancers pendant un examen physique de routine.

« Cela est certainement le Saint-Graal », dit-elle. « Idéalement, nous désirons être capables de trouver plus de cancers avant que les symptômes n’apparaissent. »

Les chercheurs ont découvert que les cellules cancéreuses perdent des particules minuscules qui pénètrent le sang et circulent dans le corps. L’équipe de chimistes et d’ingénieurs de la Dre Kelley, en collaboration avec des médecins, a profité de cette découverte en développant un appareil pouvant détecter ces particules dans un petit échantillon sanguin.

L’appareil utilise une micropuce, semblable à une puce d’ordinateur, qui produit un signal électrique quand ces petites particules cancéreuses sont présentes dans le sang. L’équipe a développé un modèle de travail de l’appareil et les résultats préliminaires indiquent qu’il est assez sensible pour détecter ces particules dans les échantillons sanguins. L’équipe mettra ensuite l’appareil à l’essai dans des études cliniques plus importantes avec plus d’échantillons sanguins des patients.

L’objectif à long terme est de créer un outil compact et facile à utiliser que les médecins peuvent utiliser en clinique pour détecter facilement le cancer.

La Dre Kelley dit que sa recherche prometteuse aurait été impossible sans le soutien de la Société canadienne du cancer de la recherche non conventionnelle sur le cancer.

« Lorsque nous avons fait notre demande de subvention, nous n’avions pas beaucoup de résultats à l’appui de notre travail. Mais grâce à notre Subvention pour l’innovation de la Société, nous avons été capables de créer un nouvel appareil et de prouver que cela fonctionne », dit-elle. « Le soutien de la Société a été essentiel. »

Son succès pour développer des outils visant à améliorer le diagnostic du cancer dérive de la décision de rassembler des chercheurs et des médecins de disciplines différentes.

« Finalement, nous voulons développer des outils qui sont utiles aux cliniciens », ajoute-t-elle. « Nous utilisons notre expertise en chimie et en ingénierie pour créer des appareils qui répondent aux besoins de la communauté médicale et conçus pour avoir un impact pour les patients. »

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