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Éliminer les obstacles au dépistage

Qui : Lezlie Lee Kam, bénévole, Toronto

     Dre Aisha Lofters, chercheuse, Toronto

Quoi : Grâce à une subvention de la Société canadienne du cancer, la Dre Lofters a étudié les taux de dépistage du cancer chez les personnes comme Lezlie ayant des invalidités.

Pourquoi :  La compréhension des taux de dépistage est un premier pas pour aborder les obstacles qu’affrontent les personnes handicapées pour subir un dépistage du cancer.

Lezlie Lee Kam, bénévole de la Société canadienne du cancer, comprend l’importance du dépistage du cancer. Mais elle fait aussi face aux obstacles supplémentaires qu’affrontent les personnes handicapées quant au dépistage. Lezlie utilise une canne et un déambulateur depuis presque 10 ans.

« Quand je vais passer mon test Pap, la première chose qu’on me dit est « monte sur le lit », dit-elle. « Mais c’est très difficile pour moi de monter sur le lit toute seule et personne n’offre de m’aider. » 

L’équipement n’est pas le seul obstacle. Lezlie désire voir le personnel mieux formé à aider les patients ayant différents besoins. 

« Les tests de dépistage peuvent être inconfortables pour n’importe qui car vous êtes plus vulnérable à ce moment-là », dit-elle. « Mais pour nous, personnes handicapées, nous devons composer avec l’équipement qui n’est pas adapté pour nous et le personnel qui n’est pas préparé pour nous. »  

Avec le financement de la Société canadienne du cancer, la Dre Aisha Lofters, médecin de famille et chercheuse à l’Hôpital St. Michaels’s, étudie les taux de dépistage du cancer chez les personnes ayant des handicaps physiques et mentaux. Elle a découvert que les femmes ayant des handicaps graves subissent un dépistage pour le cancer du col de l’utérus et du sein moins souvent que les femmes sans handicap.  

« Ceci est une question d'équité. Ce n’est pas juste qu’il y ait des groupes de gens qui ne bénéficient pas d’un dépistage approprié », dit la Dre Lofters. « Et au fur et à mesure que la population vieillit, encore plus de gens seront affectés par un handicap. »

La Dre Lofters pense qu’il pourrait exister plusieurs raisons pour ces taux de dépistage moins élevés chez les personnes handicapées, y compris les obstacles liés à l’équipement. Mais elle se préoccupe aussi du fait que les médecins ne passent pas assez de temps à parler aux patients de la prévention du cancer, particulièrement en présence de problèmes de santé plus importants.

« Les personnes handicapées ont déjà des besoins de santé complexes. La dernière chose dont elles ont besoin est de recevoir un diagnostic de cancer en plus du reste », dit la Dre Lofters. « Il est très important de prévenir et de dépister le cancer dans ce groupe. »

Lezlie est d’accord. « Le dépistage fait partie de l’ensemble des soins et tout le monde devrait y avoir accès. »  

La Dre Lofters commencera ensuite à examiner les taux de dépistage du cancer du côlon chez les hommes et les femmes ayant des invalidités. En fin de compte, elle désire utiliser cette information pour élaborer des programmes qui amélioreront l’accès au dépistage. 

Malgré les obstacles qu’affrontent Lezlie, elle continue à subir ses tests de dépistage régulièrement. Mais elle sait que beaucoup de personnes handicapées ne le font pas et qu’elles ne le feront probablement pas tant que le système de soins de santé n’améliorera pas l’accès.

« Le système de soins de santé doit rendre le dépistage physiquement plus facile pour nous », dit-elle. « Une fois que l’équipement sera accessible et que le personnel sera formé et sensibilisé et qu’un langage approprié sera utilisé, nous subirons un dépistage aussi souvent que le reste de la population. »

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