L’excès de poids grimpera au deuxième rang des causes évitables de cancer, après le tabagisme

27 mai 2019

lifesaving researchSi le Canada ne prend pas les mesures nécessaires, le nombre de nouveaux cas de cancer attribuables à l’excès de poids devrait tripler d’ici 2042, indique une nouvelle étude financée par la Société canadienne du cancer (SCC).

L’excès de poids grimperait ainsi au deuxième rang des causes évitables de cancer après le tabagisme. L’excès de poids accroît le risque d’au moins 13 types de cancer différents, dont le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer de l’endomètre et le cancer de l’œsophage.

Présentement, un Canadien adulte sur deux présente un excès de poids. Les causes de l’excès de poids sont complexes et sont attribuables à beaucoup de facteurs différents, tels que les gènes, le lieu de travail, le lieu de résidence, ou l’accès à des options santé et le coût de celles-ci. La SCC encourage les Canadiens à consulter leur médecin pour déterminer ce qui serait pour eux un poids santé et les mesures à prendre pour l’atteindre.

Cette étude, nommée Canadian Population Attributable Risk of Cancer (Risque attribuable du cancer chez la population canadienne) ou étude ComPARe, est la première du genre au Canada. Elle a également démontré que, si nous n’agissons pas maintenant, près de 60 % de cas de cancer supplémentaires pourront être attribués à des facteurs de risque modifiables d’ici 2042.

« Cette nouvelle étude nous aide à comprendre où nous pouvons investir nos efforts pour que la prévention du cancer soit la plus efficace auprès des Canadiens et que ces derniers aient la chance de profiter pleinement de la vie, a déclaré la Dre Leah Smith, gestionnaire principale de la surveillance à la Société canadienne du cancer (SCC). La SCC est déterminée à améliorer et à sauver des vies, et cet engagement ne pourrait être tenu sans la prévention du cancer. »

À l’heure actuelle, les cinq principales causes évitables du cancer sont, dans l’ordre, le tabagisme, l’inactivité physique, l’excès de poids, la faible consommation de fruits et le soleil. L’étude ComPARe a aussi démontré qu’environ 4 cas de cancer sur 10 peuvent être évités par un mode de vie sain et des politiques publiques qui protègent la santé des Canadiens.

« Les résultats de l’étude ComPARe vont permettre d’orienter les recherches ultérieures, d’appuyer l’élaboration de programmes, d’amener des changements de comportement, et d’appuyer les nouveaux programmes et politiques visant à alléger le fardeau évitable du cancer au Canada », affirme la Dre Christine Friedenreich, chercheuse principale de l’étude ComPARe et professeure associée à l’Université de Calgary.

Ensemble, nous pouvons aider les gens à vivre longtemps et en santé par l’adoption de saines habitudes de vie et encourager les instances gouvernementales à faciliter un mode de vie sain pour tous les Canadiens. Pour en apprendre davantage sur l’étude ComPARe et sur les façons de réduire votre risque de cancer, visitez prevenir.cancer.ca ou cancer.ca/prevention.