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Trouver l’espoir et sa voie dans la recherche

Samantha HansfordDeux générations de la famille de Samantha Hansford ont reçu le diagnostic d’une forme rare de cancer de l’estomac héréditaire. Dans le cas d’un cancer héréditaire, la personne hérite d’une mutation génétique précise qui la rend plus susceptible (prédisposée) d’être atteinte du cancer.

Samantha a grandi à St John’s et a perdu sa tante atteinte du cancer de l’estomac alors qu’elle était adolescente. Sa grand-mère, qui avait déjà survécu au cancer du sein et perdu sept frères et sœurs morts du cancer du sein ou de l’estomac, a reçu un diagnostic de cancer de l’estomac la même année.

« Ma tante a d’abord reçu son diagnostic en 1997 et on ne lui avait alors enlevé qu’une partie de l’estomac. Nous ne savions pas à l’époque que son cancer était héréditaire. En 2001, son cancer est revenu et, cette fois, il a été mortel », affirme Samantha.

Le Dr David Huntsman de la BC Cancer Agency, à Vancouver, a réussi, en partie grâce au financement de la Société canadienne du cancer, à étudier plus de 80 familles atteintes de la maladie à Terre-Neuve, dont celle de Samantha. Il a découvert des mutations précises dans un gène appelé CDH1 qui augmentent grandement le risque de développer un cancer de l’estomac héréditaire.

Grâce à l’utilisation d’un test génétique conçu par le Dr Huntsman, la mère et l’oncle de Samantha ont appris qu’ils étaient porteurs de la mutation génétique et ont subi une ablation totale de l’estomac, soit la seule façon de prévenir ce cancer. Samantha et sa sœur ont aussi été testées, mais ne sont pas porteuses de la mutation.

Après avoir obtenu son diplôme en biochimie, Samantha a bouclé la boucle. Elle est en effet allée travailler avec le Dr David Huntsman dans son laboratoire pour étudier les familles porteuses de cette mutation génétique.

« Ma mère, mon oncle et ma grand-mère sont vivants grâce à la recherche! Ce travail sauve des vies chaque jour et c’est grâce aux donateurs de la Société canadienne du cancer et à d’autres donateurs que cet immense impact a été rendu possible partout dans le monde », précise Samantha.

L’an dernier, 60 % des projets de recherche à priorité élevée n’ont pas pu être financés en raison des fonds dont nous disposions. Aidez-nous à financer plus de recherche qui sauve des vies en donnant dès aujourd’hui.