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Vaccination anti-VPH : comprendre les décisions des parents

01 février 2016

Presque tous les cancers du col de l’utérus sont causés par le virus du papillome humain (VPH) et celui-ci a été lié à plusieurs autres types de cancer touchant les hommes et les femmes. Toutes les provinces et les territoires du Canada se sont dotés de programmes publics de vaccination contre le VPH pour les filles et certaines provinces en offrent aussi aux garçons. Toutefois, la plupart de ces programmes n’ont pas encore atteint leur objectif de participation.

Le Dr Zeev Rosberger, directeur du programme d’oncologie psychosociale Louise Granofsky à l’Hôpital général juif de Montréal, s’emploie à comprendre pourquoi les gens demandent ou évitent la vaccination visant à prévenir l’infection par le VPH et le cancer. Au cours des dernières années, il s’est penché plus spécifiquement sur les facteurs qui mènent les parents à faire vacciner leurs enfants. En novembre dernier, il a reçu une subvention de recherche en prévention de la Société canadienne du cancer, qui lui permettra de poursuivre ces importants travaux.

Au moyen de cette subvention de plus de 280 000 $, le Dr Zeev Rosberger déterminera les facteurs qui jouent un rôle lorsque des parents décident de faire vacciner leurs enfants contre le VPH ou non. Il mènera une enquête auprès des parents de filles et de garçons admissibles pour recevoir le vaccin (âgés de 9 à 16 ans) ou qui le seront bientôt (âgés de 5 à 8 ans). Les renseignements recueillis fourniront des idées pour améliorer le taux de vaccination contre le VPH et ainsi prévenir davantage de cancers dans tout le pays.

En plus de cette nouvelle subvention accordée au Dr Rosberger, quatre autres subventions de recherche en prévention ont été annoncées, ayant respectivement pour objet :

  • Le recours accru à un test génétique pour dépister le syndrome de Lynch, un trouble génétique héréditaire qui augmente le risque de certains cancers – Dre Sarah Ferguson, Princess Margaret Cancer Centre, Réseau universitaire de santé
  • L’étude du prix des cigarettes et des cigarettes électroniques vendues près des écoles secondaires – Dr G. Emmanuel Guindon, Université McMaster
  • La poursuite de l’étude NICO sur la dépendance à la nicotine chez les jeunes, élaborée pour suivre l’évolution avec le temps des comportements de tabagisme chez les Canadiens – Dre Jennifer O’Loughlin, Centre de recherche du CHUM
  • L’amélioration de la prévention du cancer en milieu défavorisé – Dr Lawrence Paszat, Sunnybrook Research Institute

Grâce à nos donateurs, l’Institut de recherche de la Société canadienne du cancer a été en mesure d’injecter plus de 6 millions de dollars dans la recherche sur la prévention en 2015. Nous suivons avec grand intérêt les progrès de nos chercheurs dans l’atteinte de notre objectif à tous : stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse.

Pour en savoir plus sur l’impact des recherches que nous finançons, cliquez ici.