La recherche fait une différence pour le cancer du sein

15 octobre 2015

Le mois d’octobre, consacré à la sensibilisation au cancer du sein, fournit chaque année l’occasion de mieux faire connaître cette maladie. C’est aussi le moment tout désigné pour souligner les progrès que nous avons réalisés pour améliorer la prévention et le traitement du cancer du sein et la qualité de vie des personnes atteintes, pendant et après la maladie. Toutefois, même si nous avons fait de grands pas en avant, il reste encore beaucoup à accomplir.

Nos chercheurs de calibre mondial nous ont grandement aidés à nous rapprocher de nos objectifs. Et comme toujours, nous sommes reconnaissants envers nos donateurs, dont la générosité rend possibles ces importants travaux de recherche.

Les récits inspirants qui suivent illustrent comment nos chercheurs font une différence.

Aisha Lofters

Dre Aisha Lofters, Université de Toronto

Analyse de l’impact des problèmes d’incapacité sur l’accès au dépistage du cancer du sein

Les programmes de dépistage du cancer constituent un moyen efficace de détecter les cancers précocement – à condition d’y participer. La Dre Aisha Lofters et son équipe ont étudié les facteurs qui contribuent à un taux de participation peu élevé au dépistage du cancer du sein. En mettant en corrélation les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes et celles du dépistage par mammographie, les chercheurs ont réussi à établir le portrait du dépistage chez plus de 10 000 femmes, dont 4600 avaient déclaré être atteintes d’un handicap quelconque. Ils ont noté que les femmes souffrant d’un handicap lourd étaient moins à même de participer au dépistage que les femmes ayant un handicap modéré ou n’ayant aucun handicap. Ces observations permettent d’établir que les femmes atteintes de handicaps graves constituent un groupe qui pourrait bénéficier grandement de programmes de soutien qui leur faciliteraient l’accès au dépistage du cancer.

Sam Aparicio

Dr Samuel Aparicio, BC Cancer Agency

La modélisation par ordinateur, outil de prédiction de l’évolution des cellules tumorales mammaires

Les modifications cellulaires qui se produisent pendant que le cancer se développe viennent compliquer la compréhension du comportement des cellules à l’intérieur de la tumeur. À l’occasion d’une étude publiée dans la prestigieuse revue Nature, le Dr Samuel Aparicio et le Dr Sohrab Shah ont combiné l’identification de mutations génétiques dans les cellules de tumeurs mammaires individuelles et la modélisation par ordinateur, afin de prédire comment les différents groupes de cellules à l’intérieur d’une tumeur donnée évolueront et se développeront à long terme. Puisque certaines populations cellulaires sont plus résistantes aux traitements médicamenteux, le fait de mieux comprendre et prévoir leur évolution dans le cas de cancers complexes pourrait mener à de nouvelles options thérapeutiques ciblées. Image fournie par : BC Cancer Foundation

Linda Carlson

Dre Linda Carlson, Université de Calgary

Les effets génétiques du stress chez les survivantes du cancer du sein

La recherche récente indique que des niveaux élevés de stress pourraient avoir des effets néfastes sur les gènes, notamment un raccourcissement des extrémités des chromosomes (appelées télomères), qui aident à protéger contre les maladies comme le cancer. La Dre Linda Carlson et son équipe ont entrepris la première étude en vue de vérifier si les techniques de réduction du stress avaient un effet positif sur les télomères des survivantes du cancer du sein. Chez les femmes ayant eu recours à de telles techniques, la longueur des télomères s’est maintenue pendant une période de trois mois, tandis qu’elle a diminué chez celles n’ayant utilisé aucune technique. Ces observations, qui ont trouvé un vaste écho dans les médias, suggèrent que les thérapies visant à réduire le stress peuvent avoir une incidence sur d’importants phénomènes biologiques se produisant dans l’organisme. Cette étude a bénéficié de fonds provenant de l’ancienne Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer du sein.

Grâce à l’engagement de la Société canadienne du cancer à verser 5 millions de dollars pour la recherche sur le cancer du sein, nous continuerons à marquer des progrès.