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C’est personnel!

26 mars 2014

Toronto -

Joignez-vous à notre première séance de clavardage scientifique sur Twitter à propos de la médecine personnalisée

Le 1er avril à 13 h (HE) #CCSRIchat

Tout le monde connaît l’expression « c’est dans tes gènes ». Et en fait, rien n’est plus vrai – vos gènes contiennent les instructions qui déterminent à peu près tout de la personne que vous êtes : la texture de vos cheveux, la couleur de votre peau et peut-être même votre personnalité. 

Certaines particularités qui nous rendent plus susceptibles de développer des maladies, notamment le cancer, sont également inscrites dans nos gènes. Par exemple, des mutations au niveau des gènes BRCA, lesquels empêchent normalement le développement du cancer, sont liées à un risque accru de cancer du sein et de l’ovaire.

En même temps qu’ils mettent au jour les variations génétiques, les chercheurs définissent des stratégies ciblant ces mutations et leurs conséquences. Les femmes porteuses de mutations des gènes BRCA, par exemple, peuvent opter pour une chirurgie préventive ou pour la prise de médicaments (chimioprévention). Elles pourraient également être appelées à passer des examens de dépistage à un plus jeune âge ou plus fréquemment que les femmes dont le risque de cancer du sein et de l’ovaire se situe dans la moyenne.

Les remarquables percées technologiques permettant l’étude et l’analyse du génome (notre ensemble complet de chromosomes) ont fait en sorte de modifier radicalement la compréhension que nous avons du cancer, tout comme de bien d’autres maladies et problèmes de santé. Les données génétiques, combinées aux renseignements sur le milieu de vie et les habitudes d’une personne, aident à obtenir un portrait d’ensemble permettant d’adapter les soins. On donne parfois à cette approche l’appellation de « médecine personnalisée ».

Des soins sur mesure

À mesure que nous parviendrons à décrypter tous ces facteurs, la médecine personnalisée offrira de plus en plus de moyens efficaces de prévoir, de traiter et même de prévenir le cancer. La recherche nous a appris qu’environ le tiers de tous les cancers pourraient être évités par une saine alimentation, la pratique de l’activité physique et le maintien d’un poids santé. On estime par ailleurs que le tabagisme est responsable de 30 % de tous les décès par cancer. Sachant tout cela, chacun peut mieux évaluer son risque personnel de cancer et poser les gestes nécessaires afin de réduire ce risque autant que possible.

Qu’il s’agisse de prévenir ou de traiter le cancer, ou encore d’améliorer la qualité de vie des personnes qui ont ou ont déjà eu un cancer, la Société investit dans la recherche en vue de personnaliser les façons de faire. Voici quelques exemples de projets que nous avons financés dans le passé ou que nous subventionnons actuellement :

  • La Dre Louise Parker, à Halifax, mène une étude à partir d’échantillons d’eau du robinet et d’ongles d’orteils recueillis auprès de 960 hommes et femmes, afin de mesurer les concentrations d’arsenic dans leurs organismes. Des concentrations élevées d’arsenic peuvent en effet entraîner des cancers de la vessie, du rein, du poumon et de la peau. La Dre Parker espère que ce projet nous aidera à comprendre le lien entre l’arsenic et les cancers du système urinaire, et éventuellement à élaborer de meilleures stratégies de prévention pour les personnes à plus haut risque.
  • Le Dr Robert Hamilton dirige une étude sur les signatures génétiques pouvant prédire une réaction favorable à la chimioprévention du cancer de la prostate. En identifiant les patients susceptibles de réagir à l’administration d’un ou de plusieurs médicaments et en évitant de surtraiter les patients moins enclins à répondre au traitement, le chercheur s’emploie à mettre la médecine personnalisée au service de la prévention du cancer.
  •  Le Dr Harvey Chochinov, à Winnipeg, travaille sur le concept de dignité du patient à partir de la question suivante : « Que dois-je absolument savoir de vous en tant que personne? » L’étude du Dr Chochinov consiste à observer l’impact de cette question toute simple sur les personnes atteintes de cancer durant leurs dernières semaines de vie.

Avez-vous des questions à propos de la médecine personnalisée?

Joignez-vous à notre séance de clavardage sur Twitter le 1er avril à 13 h (HE). Les personnes suivantes participeront à la séance afin de répondre aux questions :

Dre Christine Williams, vice-présidente à la recherche, Société canadienne du cancer

Dre Siân Bevan, directrice de la recherche, Société canadienne du cancer

Dr Jim Woodgett, directeur de la recherche et chercheur principal, Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum, Hôpital Mount Sinai

Dre Kristin Campbell, Département de physiothérapie, Université de la Colombie-Britannique, Laboratoire de physiologie clinique de l’exercice

Dr Michael Wosnick, communicateur scientifique et ancien vice-président à la recherche, Société canadienne du cancer

Voici comment participer :

Si vous ne le faites pas déjà, suivez-nous sur Twitter @CCSResearch

Le 1er avril à 13 h (HE), connectez-vous à Twitter et entrez le mot-clic #CCSRIchat. Vous pouvez également suivre la discussion à partir de sites de clavardage comme tchat.io ou twubs.com. Vous devrez vous connecter à l’aide de votre compte Twitter et utiliser le mot-clic #CCSRIChat afin d’afficher uniquement cette conversation. 

Posez une question, partagez vos connaissances et apprenez quelque chose de nouveau!