Stimuler le système immunitaire pour l’aider à protéger l’organisme contre le cancer

31 janvier 2014

L’immunothérapie du cancer, qui consiste à faire appel au système immunitaire de l’organisme pour combattre les cellules cancéreuses, a été la percée scientifique la plus remarquable en 2013, selon la revue Science. Bien que cette forme de traitement en soit encore à ses premiers stades de développement, les éditeurs de la revue considèrent que l’utilisation de l’immunothérapie marque un tournant dans la manière dont les chercheurs conçoivent les approches thérapeutiques du cancer, en mobilisant le système immunitaire pour détruire la tumeur au lieu de cibler celle-ci par un traitement.

La Société canadienne du cancer subventionne plusieurs études prometteuses portant sur l’immunothérapie; seulement cette année, elle a investi plus de 1 million de dollars dans les projets suivants :

  • À Québec, le Dr Yves Fradet s’emploie à améliorer l’efficacité du BCG (bacille de Calmette-Guérin), une bactérie qui peut être injectée dans la vessie pour stimuler le système immunitaire du patient en vue de combattre les cellules cancéreuses et d’empêcher les récidives. Toutefois, seulement 60 % des patients répondent au traitement par le BCG; c’est pourquoi le Dr Fradet cherche à élaborer de nouvelles stratégies pour prévenir les récidives, en améliorant le taux de réponse grâce à des composés immunothérapeutiques qui déclenchent une réaction immunitaire plus forte. Son équipe de recherche travaille également à la création d'un vaccin contre des marqueurs que l'on trouve spécifiquement sur les cellules cancéreuses de la vessie.
  • Parmi les méthodes d’immunothérapie qui présentent le plus grand potentiel thérapeutique, certaines utilisent les cellules T, lesquelles « commandent » en quelque sorte les troupes du système immunitaire dans la bataille contre les infections. Le recours aux cellules T pose toutefois certains problèmes : d’une part, ces cellules ont une courte durée de vie et, d’autre part, il les difficile de les suivre à la trace pour s’assurer qu’elles ont atteint leur cible. À Toronto, la Dre Li Zhang et le Dre Gang Zheng travaillent à mettre au point une nouvelle nanoparticule, appelée porphysome, qui pourra surmonter ces obstacles et, éventuellement, accroître l’efficacité de l’immunothérapie au moyen des cellules T.
  • À Victoria, le Dr Brad Nelson se penche sur un nouveau traitement du lymphome par le développement de nouveaux vaccins. Personnalisés en fonction des mutations présentes dans chaque tumeur, ces vaccins permettront de stimuler le système immunitaire du patient pour combattre le cancer. À l’aide de la génomique, les chercheurs commenceront par identifier les mutations particulières dans des échantillons de tumeurs prélevés chez des patients atteints d’un lymphome. Ils détermineront ensuite lesquelles de ces mutations sont reconnues par le système immunitaire et pourraient constituer de bonnes cibles thérapeutiques pour des vaccins personnalisés. Finalement, ils concevront une méthode fiable pour prédire chez quels patients ce type de traitement sera efficace.

Grâce à la générosité de ses donateurs et à son processus rigoureux d’examen des demandes de subvention, la Société canadienne du cancer finance les meilleurs projets de recherche sur le cancer au pays. La Société accorde des fonds à des centaines de scientifiques dans les universités, les hôpitaux et les centres de recherche; en fait, nous sommes l’organisme de bienfaisance national qui investit le plus dans la recherche sur le cancer au Canada. En unissant les efforts de tous, nous découvrons de nouveaux moyens de sauver plus de vies.

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