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Cesser de fumer, bouger plus, manger mieux - Des résolutions qui pourraient éviter 15 000 cancers par année!

06 janvier 2014

Montréal -

En ce début d’année, des milliers de Québécois vont prendre une ou plusieurs résolutions comme celles d’écraser la cigarette, d’être plus actifs, d’améliorer leur alimentation ou d’avoir un poids santé. Cette année, la Société canadienne du cancer (SCC) veut soutenir la population dans ses résolutions du Nouvel An, car il est prouvé que des modes de vie sains peuvent réduire le risque de cancer auquel nous sommes tous exposés[1].

La majorité des Québécois sont préoccupés par le cancer et veulent en savoir plus sur les facteurs de risque pour éviter cette maladie à tout prix. Si, dans un récent sondage de la SCC[2], 67 % des répondants ont clairement identifié le tabac comme un facteur de risque, nombreux sont ceux qui ne font pas encore le lien entre certaines habitudes de vie et le risque d’avoir un cancer. Étonnamment, seulement 7 % des Québécois sondés croient que l’inactivité physique et le surpoids ont un lien avec la maladie; le lien entre une mauvaise alimentation et le cancer est connu de seulement 27 % de la population.

En cette période propice aux bonnes résolutions, la SCC souhaite promouvoir le lien entre l’activité physique, le surpoids et le cancer, et ce, dans le but de motiver les Québécois à passer à l’action et à bouger plus. Elle souhaite aussi les encourager à manger mieux, car à peine un Québécois sondé sur quatre consomme suffisamment de fruits et de légumes par jour.

Quant aux Québécois qui ont l’intention de ne plus fumer en 2014, la SCC rappelle qu’elle offre divers services en cessation tabagique pour tous les types de fumeurs. « Cesser de fumer est de loin la meilleure résolution à prendre, car le tabac arrive en tête de toutes les causes de cancer, précise Jacinthe Hovington, directrice de la prévention et de la promotion de la santé, SCC – Division du Québec. La dépendance au tabac est difficile à surmonter. À peine 5 % des fumeurs réussissent à long terme à écraser pour de bon sans aucune forme d’aide, alors que le taux de succès est au moins deux fois plus élevé chez les fumeurs qui font appel à un service d’accompagnement. »

Tabac

  • Il reste plus de 1,6 million de fumeurs au Québec (soit près de 24 % de la population âgée de 12 ans et plus), dont malheureusement 32 % sont des jeunes (20 à 34 ans). Parmi l’ensemble des fumeurs, on estime que le tiers d’entre eux envisagent de cesser dans les 6 prochains mois, ce qui est une bonne nouvelle.
  • Pour aider les fumeurs à écraser, la SCC propose deux services personnalisés :

-      La ligne j’Arrête 1 866 JARRETE (527-7383), un service téléphonique qui a été utilisé par plus de 100 000 personnes depuis 2002, soit pour cesser de fumer, se préparer à le faire, aider un proche ou obtenir de l’information. Les fumeurs y reçoivent une écoute et des conseils adaptés à leur situation et à leurs besoins, de manière confidentielle et gratuite. Service ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 21 h. Info : www.jarrete.qc.ca.

-      Le SMAT utilise le téléphone cellulaire afin de joindre les jeunes de 18 à 35 ans. Pendant 24 semaines, les fumeurs inscrits reçoivent un minimum de 70 messages textes comprenant surtout des trucs, mais aussi de l’information et des encouragements pour les soutenir dans leur démarche de cessation. L’an dernier, près de 1000 Québécois ont utilisé les services du SMAT et 25 % d’entre eux étaient toujours non-fumeurs après trois mois, un pourcentage considéré comme exceptionnel en matière de cessation tabagique, surtout auprès des jeunes adultes. Inscription sans frais : SMAT.ca.


Activité physique et cancer

  • Selon le sondage de la SCC, près de 70 % des Québécois ne font pas le minimum requis de 150 minutes par semaine d’activité physique.
  • 52 % ont toutefois rapporté qu’ils seraient prêts à en faire plus s’ils apprenaient que cela contribue à réduire leur risque de développer un cancer.
  • Il est prouvé que les personnes qui font régulièrement de l’exercice à une intensité modérée ou vigoureuse réduisent de 40 à 50 % leur risque de développer un cancer, comparativement à des personnes sédentaires. De plus, ces effets sont plus marqués sur les cancers les plus fréquents, soit le cancer colorectal et le cancer du sein.
  • La SCC invite tous les Québécois à bouger au moins 30 minutes par jour. À cet égard, elle propose aux écoles primaires le Trottibus qui permet aux enfants et à des bénévoles accompagnateurs de marcher le matin jusqu’à l’école. Un moyen simple et efficace d’être plus actif au quotidien et une façon d’instaurer de saines habitudes de vie à un jeune âge.

Embonpoint et cancer

  • Presque deux adultes sur trois, âgés de 18 à 79 ans et près du tiers des enfants et des jeunes âgés de 5 à 18 ans font de l’embonpoint ou sont obèses.
  • Les personnes souffrant d’embonpoint ou d’obésité courent un risque plus élevé des cancers du sein, colorectal, de l’œsophage, de la vésicule biliaire, du rein, de l’utérus, du pancréas et du foie.
  • Il est prouvé que l’activité physique est un moyen très efficace pour réduire le poids corporel.

Alimentation et cancer

  • Une saine alimentation – comprenant beaucoup de légumes et de fruits, beaucoup de fibres, ainsi que peu de gras et de sel – aide à maintenir un poids santé et à diminuer le risque de développer certains cancers, comme les cancers colorectal, de l’estomac et de l’œsophage.
Au contraire, une alimentation riche en viande rouge ou en viande transformée et en charcuteries accroît le risque de cancer colorectal.


[1] En 2013, 48 500 cancers seront diagnostiqués au Québec. Les recherches montrent que l’on peut prévenir de 30 % à 35 % des cas de cancer par l’activité physique, la saine alimentation et le maintien d’un poids santé (soit environ 15 000 cancers).

[2] Étude de la SCC sur la prévention du cancer (Léger - Recherche Stratégie Conseil, août 2013)

La Société canadienne du cancer œuvre chaque jour à sauver plus de vies. Elle travaille sans relâche à prévenir le cancer, à financer la recherche et à soutenir les personnes touchées par la maladie. Depuis 75 ans, son but n’a pas changé : en faire plus pour que nous soyons davantage à ne pas avoir à faire face au cancer et plus nombreux à y survivre. Sauvons + de vies : visitez cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, au 1 888 939-3333.

 

 

Renseignements :

André Beaulieu

Conseiller principal, Communication

Société canadienne du cancer

Division du Québec

Téléphone : (514) 393-3444