De l’or contre le cancer de la prostate : rien n’est trop beau pour sauver des vies!

21 août 2013

Montreal -

COMMUNIQUÉ                                                      

De l’or contre le cancer de la prostate : rien n’est trop beau pour sauver des vies!

37 projets de recherche reçoivent une

Subvention pour l’innovation de la Société canadienne du cancer

 

Québec, le 21 août 2013 – De minuscules « grains d’or » pourraient révolutionner le traitement du cancer de la prostate. C’est ce que vise l’un des 37 projets de recherche qui reçoivent une Subvention pour l’innovation de la Société canadienne du cancer. Au total 7 millions de dollars, dont 2,6 millions de dollars qui seront remis à 13 chercheurs québécois. Le Dr Marc-André Fortin, chercheur au CHU de Québec, recevra pour sa part 197 970 $ afin de valider si le traitement à partir de nanoparticules d’or radioactives est plus efficace que la curiethérapie conventionnelle pour détruire les tumeurs.


Un tiers des patients atteints de cancer de la prostate sont actuellement soignés par curiethérapie où on insère des petites capsules radioactives dans la prostate pour irradier et détruire la tumeur. Ce traitement est souvent préféré à la radiothérapie standard, dite « externe », car il est très localisé, épargnant les tissus sains, et le temps passé à l’hôpital est très court, soit une journée, plutôt qu’un mois de traitements répétés.


« La curiethérapie est un traitement très intéressant pour le cancer de la prostate, mais la répartition de la radioactivité n’est pas homogène », souligne le Dr Fortin, également professeur à l’Université Laval. Forte à proximité des capsules, la radioactivité décroît vite pour les cellules plus éloignées. Une cellule cancéreuse éloignée peut donc échapper au traitement et déclencher une récidive du cancer.


D’autre part, l’insertion de 80 à 100 capsules de la taille d’un grain de riz dans la prostate, un organe en général de la taille d’une noix de Grenoble, peut générer de l’inconfort chez les patients.


L’équipe du Dr Fortin a donc eu l’idée d’utiliser des nanoparticules d’or capables de mieux homogénéiser la radioactivité dans toute la tumeur. En effet, les particules se répartissent partout dans le tissu et ce métal a comme propriété de capter la radioactivité et renvoyer un rayonnement à son tour. « Là où cette équipe innove clairement, c’est en proposant de piéger les nanoparticules d’or dans la tumeur en les injectant mélangées à une substance polymère, qui se solidifie quand on l’expose aux rayons ultraviolets»,  explique Melody Enguix, porte-parole en matière de recherche à la Société canadienne du Cancer – Division du Québec.


Ce mélange pourrait être utilisé en complément des capsules actuelles pour accroître leur efficacité, ou même le remplacer en fabriquant des nanoparticules d’or radioactives. Par de l’imagerie biomédicale, cette recherche permettra également de confirmer que les nanoparticules restent bien confinées dans la prostate.


D’autres projets subventionnés au Québec et au Canada :

Un traitement personnalisé pour un cancer du cerveau

La Dre Siham Sabri, chercheuse à l’Institut de recherche du CUSM (Centre universitaire de santé McGill), travaille sur le traitement du glioblastome, un cancer du cerveau au pronostic sombre. Les patients atteints reçoivent habituellement un type de chimiothérapie qui n’est efficace que pour la moitié d’entre eux. Pour les autres, un traitement qui bloque la vascularisation des tumeurs (anti-angiogenèse) est aujourd’hui testé dans le cadre d’un nouvel essai clinique. La chercheuse va étudier des échantillons de sang de ces patients pour tenter de proposer un test sanguin capable de prédire les patients pour lesquels ce traitement est efficace, contrairement au traitement de chimiothérapie standard. Elle reçoit 200 000 $ pour mener ces travaux.


Entendre le cancer dans le sang

Le Dr Michael Kolios, chercheur à l’Université Ryerson à Toronto, travaille sur un appareil pour détecter le cancer en écoutant les sons produits par les cellules normales et anormales dans le sang. Son appareil envoie des ultrasons et ondes laser sur des gouttes de sang prélevées chez des patients et écoute les ondes sonores que renvoient les cellules. À long terme, sa Subvention pour l’innovation de 170 000 $ pourrait permettre de concevoir un outil futuriste pour détecter le cancer en écoutant les veines en surface du corps.


7 M$ accordés par la SCC en Subventions pour l’innovation

Au total, 37 nouvelles Subventions pour l’innovation de la Société canadienne du cancer ont été annoncées aujourd’hui, dont 13 vont à des chercheurs du Québec (soit 2,6 M$). Ces subventions, plus de 7 millions de dollars en tout, visent à s’assurer que des idées novatrices qui pourraient révolutionner le cancer soient testées, à l’heure où les comités d’évaluation des subventions se montrent souvent prudents et financent de moins en moins d’idées innovantes. Elles soutiennent ainsi des recherches qui pourraient révolutionner notre compréhension du cancer ou générer de toutes nouvelles façons de le prévenir, le détecter précocement ou le traiter.


Depuis 75 ans, la Société canadienne du cancer est avec les Canadiens dans le combat pour la vie. Toutes ces années, nous avons travaillé sans relâche à prévenir le cancer, à financer la recherche et à soutenir les personnes touchées par la maladie. Forts de cette expérience, nous continuons de lutter avec les Canadiens pour changer le cancer à jamais afin qu’ils soient moins nombreux à y faire face et plus nombreux à y survivre. Pour en savoir plus, visitez cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, au 1 888 939-3333.

Renseignements :

Melody Enguix, conseillère en communication scientifique, SCC – Division du Québec

menguix@quebec.cancer.ca514 255-2455 poste 2416

 

André Beaulieu, porte-parole et conseiller principal, Relations publiques, SCC – Division du Québec

abeaulieu@quebec.cancer.ca514 393-3444