La Société canadienne du cancer applaudit la décision du gouvernement Marois de hausser la taxe provinciale sur le tabac

20 novembre 2012

Montréal, QC -

La Société canadienne du cancer (SCC) – Division du Québec est très heureuse de la décision du gouvernement Marois d’avoir inclus dans le budget provincial une hausse de 50 cents sur chaque paquet de cigarettes.

« Les taxes sur le tabac sont particulièrement efficaces pour prévenir ou réduire le tabagisme chez les jeunes, note Mélanie Champagne, coordonnatrice, Questions d’intérêt public, à la SCC. Environ 45 000 adolescents québécois du secondaire fument, et chaque année plus de 30 000 s’initient au tabac. Malheureusement, plusieurs développeront rapidement une dépendance : un ado accro au tabac sur deux fumera en moyenne 16 ans (20 ans si c’est une fille) avant de réussir à écraser pour de bon. Un fléau que l’on doit arrêter! »

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le moyen le plus efficace pour diminuer la consommation de tabac et d’inciter les jeunes fumeurs à arrêter consiste à augmenter le prix de détail des produits du tabac en majorant les taxes.On estime qu’une augmentation de 10 % des prix du tabac peut réduire la consommation d’environ 4 %.

« Sachant que la contrebande du tabac est passée de 30 % en 2008, à environ 15 % aujourd’hui, il était temps que le gouvernement aille de l’avant avec une hausse de taxe sur le tabac. Les efforts mis de l’avant pour contrer le tabac illégal ont porté fruit et continueront de le faire, ajoute Mme Champagne. Le tabagisme coûte très cher aux Québécois. L'impact annuel du tabagisme est de 4 milliards $ par année en coûts directs et indirects, ajoute Mme Champagne. La Société canadienne du cancer espère que les revenus supplémentaires récurrents de la hausse de taxe serviront à offrir des services en santé, notamment dans la lutte contre le cancer et le tabagisme. »

  • Le tabac est responsable de 1 décès sur 3 par cancer. Un fumeur régulier sur deux meurt des suites de sa consommation de tabac.
  • Depuis les dernières années, le nombre de fumeurs québécois demeure inchangé et pour chaque fumeur qui cesse de fumer ou décède, un jeune s’initie au tabac.
  • Le cancer du poumon est de loin le plus meurtrier des cancers. Il tuera cette année deux fois plus de Québécoises que le cancer du sein et quatre fois plus de Québécois que le cancer de la prostate. Il joue aussi un rôle dans l’apparition d’au moins 17 autres types de cancer.

Renseignements :

André Beaulieu

Conseiller principal, Communication

Société canadienne du cancer

Division du Québec

Téléphone : (514) 393-3444