En 10 ans, plus de 170 000 demandes ont été traitées à la ligne j’Arrête

05 janvier 2012

Montréal, QC -

400 000 fumeurs ont l’intention d’écraser au cours des six prochains mois — une majorité d’entre eux auront besoin d’aide pour tenir leur résolution

Début janvier 2002, la ligne j’Arrête recevait son premier appel. Dix ans et quelque 170 000 demandes plus tard, plus de 95 000 personnes ont utilisé ce service de soutien pour cesser de fumer, planifier leur arrêt tabagique, aider un proche à y arriver, obtenir de l’information sur le tabagisme ou se renseigner sur le Défi J’arrête, j’y gagne!

« L’approche personnalisée et confidentielle, et surtout au moment opportun, qui a fait notre réputation, est toujours au rendez-vous. Et c’est une bonne nouvelle, surtout au début du Nouvel An, alors qu’un grand nombre de Québécois ont pris la résolution d’écraser pour de bon », a souligné Isabelle Éthier, coordonnatrice à la ligne j’Arrête.

Le 1 866 J’ARRÊTE : pour doubler ses chances de réussite

Au Québec, on compte plus de 1,5 million de fumeurs et on estime qu’au moins le tiers d’entre eux a l’intention d’arrêter de fumer au cours des six prochains mois. Toutefois, la dépendance au tabac est difficile à surmonter et se défaire d’une dépendance aussi puissante que celle causée par la cocaïne ou l'héroïne ne se fait pas sans difficulté.

La plupart des fumeurs veulent arrêter et la très grande majorité d’entre eux ont essayé au moins une fois. Toutefois, à peine 5 % des fumeurs réussissent à long terme à écraser pour de bon sans aucune forme d’aide. Et en moyenne, un fumeur fera 4 tentatives avant d’arriver définitivement à cesser de fumer.

C’est prouvé, pour arriver à écraser pour de bon, être soutenu augmente considérablement les chances de réussite. Le taux de succès est au moins deux fois plus élevé chez les fumeurs qui font appel à un service téléphonique pour les aider à cesser de fumer.

D’ailleurs, l’accompagnement téléphoniqueatellement fait ses preuves en cessation tabagique que le numéro sans frais 1 866 JARRETE apparaîtrad’ici juin 2012 sur tous les paquets de cigarettes vendus au pays.[1]

Le tabac : un fléau loin d’être endigué

Il est vrai que le nombre de fumeurs a fortement baissé depuis 10 ans — le taux de tabagisme au Québec est passé de 30 % en 2001 à 23 % en 2010. Mais ces dernières années, on remarque un ralentissement de cette tendance. Le Québec demeure toujours l’une des provinces où la proportion de fumeurs est la plus élevée et malheureusement 28 % des jeunes Québécois (âgés de 20 à 34 ans) sont accros du tabac.

« On doit demeurer vigilant et s’assurer que le tabac demeure une priorité de santé publique. Le 10e anniversaire de la ligne j’Arrête est l’occasion de réaffirmer notre engagement dans la lutte contre le tabac. Il faut donc continuer à soutenir les fumeurs qui veulent se défaire de leur dépendance au tabac et s’assurer de ne pas créer une nouvelle génération de fumeurs », a déclaré André Beaulieu, directeur par intérim des Affaires publiques, Société canadienne du cancer – Division du Québec.

Les conséquences néfastes du tabac dans nos vies

· Le tabagisme est le plus grand tueur sur la planète. Au Québec seulement, 163 personnes apprennent chaque semaine qu’elles souffrent d’un cancer du poumon.

· Chaque jour 28 personnes meurent directement des conséquences du tabagisme.

· En 2011, au Québec, le tiers des décès par cancer – soit 33,3 % – sera imputable au cancer du poumon.

· Le cancer du poumon tue deux fois plus de Québécoises que le cancer du sein et près de 4,5 fois plus de Québécois que le cancer de la prostate.

· Pour chaque fumeur qui cesse de fumer ou décède, une nouvelle personne s’initie au tabac. Pire encore, les statistiques indiquent que 33 000 jeunes Québécois vont commencer à fumer cette année.

Aide aux fumeurs

La plupart des demandes logées à la ligne j’Arrête (90 %) proviennent de personnes qui veulent obtenir du soutien pour cesser de fumer. D’autres appels proviennent de proches qui veulent aider un fumeur à arrêter de fumer.

« Les fumeurs apprécient grandement la ligne j’Arrête parce qu’ils y reçoivent une écoute et des conseils adaptés à leur situation et à leurs besoins. Qu’il s’agisse de personnes qui réfléchissent à la possibilité de cesser de fumer ou qui sont prêts à le faire, le professionnalisme des spécialistes de la ligne j’Arrête est d’un grand soutien dans la démarche des fumeurs », a ajouté Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé.

La ligne j’Arrête a été mise sur pied suite à la mise en œuvre du Plan québécois d'abandon du tabagisme en 2001. Depuis 10 ans, ce service offert gratuitement à la population est en opération du lundi au jeudi de 8 h à 21 h et le vendredi de 8 h à 20 h. Financé par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), il est géré conjointement par la Division du Québec de la Société canadienne du cancer (SCC), qui fournit les locaux, forme et supervise le personnel, et le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), qui se charge de sa promotion.

En plus de la ligne j’Arrête, deux autres services d’aide à la cessation tabagique sont offerts aux fumeurs : le site Internet www.jarrete.qc.ca (ainsi que sa version anglaise www.iquitnow.qc.ca) et les centres d’abandon du tabagisme dans chaque région du Québec.

À propos de la Société canadienne du cancer

Depuis deux décennies, la Société canadienne du cancer joue un rôle important dans la lutte antitabac : intervenante dans de nombreuses causes d’importance contre les manufacturiers de tabac, membre de coalitions impliquées dans la lutte au tabagisme, elle sensibilise les autorités gouvernementales et le public aux méfaits du tabac. www.cancer.ca

À propos du Conseil québécois sur le tabac et la santé

Le Conseil québécois sur le tabac et la santé est un organisme à but non lucratif qui œuvre depuis 35 ans à mobiliser les intervenants québécois pour réduire et prévenir la consommation de tabac au Québec. Il coordonne plusieurs programmes de prévention et d'abandon du tabagisme en milieu scolaire, dans les entreprises et auprès de la population, ainsi que des campagnes sociétales de promotion de santé, dont la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac.


[1] Des données internationales démontrent que les appels aux lignes d'aide à l'abandon du tabac augmentent considérablement lorsqu'un numéro de téléphone sans frais est ajouté de manière visible sur l'emballage.

Renseignements :

André Beaulieu

Conseiller principal, Communication

Société canadienne du cancer

Division du Québec

Téléphone : (514) 393-3444