La SCC veut sauver la peau des jeunes, et dévoile la face cachée des salons de bronzage

21 septembre 2011

Montréal -

La Société canadienne du cancer (SCC) lance une campagne-choc afin de prévenir les cancers de la peau : La face cachée des salons de bronzage. Les méfaits des rayons UV sont bien connus et même si la SCC continue d’inviter les jeunes à être prudents sous le soleil, ce sont aujourd’hui les dangers des salons de bronzage qui sont dans sa mire.

Le visage de la face cachée des salons de bronzage est notamment celui de Geneviève Phénix, une jeune femme survivante de deux mélanomes et ancienne utilisatrice des salons de bronzage. Le visuel de la campagne présente son visage au naturel opposé à « sa face cachée ». Ce saisissant cliché a été pris avec une caméra spéciale qui dévoile les dommages réels et permanents causés à la peau par les rayons UV, même si ceux-ci ne sont pas encore apparents à l’œil nu. Par la présentation de ces photos, la SCC veut attirer l’attention et montrer l’envers de la médaille d’une peau bronzée aux jeunes.

Le 23 septembre prochain, dès 10 heures, se tiendra la journée « Dévoile la face cachée des salons de bronzage » à l’Agora de l’UQAM, pendant laquelle les jeunes pourront faire l’expérience du photomaton UV de la SCC en présence de professionnels de la santé. Leur portrait pourra s’ajouter à la face cachée de Geneviève, sur facebook/sccfacecachee. Au moyen de cette page, les internautes pourront y tester leurs connaissances, écouter le témoignage de Geneviève et partager la galerie des photos UV. Ils pourront de plus faire connaître cette page à leurs amis et les inviter à signer une pétition demandant la règlementation de l’industrie des salons de bronzage.

Les jeunes fréquentent les salons de bronzage essentiellement pour des raisons esthétiques et des résultats immédiats et l’industrie du bronzage artificiel mise grandement sur « la beauté » pour les attirer : 70 % des utilisateurs de lits de bronzage sont des femmes, principalement âgées de 16 à 29 ans. Un récent sondage indique qu’environ 160 000 jeunes Québécoises âgées de 15 à 29 ans[1] ont utilisé en moyenne 11 fois un lit de bronzage dans la dernière année.

« Je me désole de voir que c’est encore très fréquent pour les jeunes femmes de se rendre aux salons de bronzage et qu’elles le font dans le but d’avoir l’air belles et en santé », déclare Geneviève. Il est temps que ça change! Adolescente moi aussi je ne voulais pas avoir l’air éteinte, mais dans les faits, aller au salon de bronzage, c’est comme se glisser dans son cercueil. Tu joues avec ta vie. »

Pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise et sachant qu’une règlementation des pratiques de l’industrie des salons de bronzage contribuera à diminuer l’incidence des cancers de la peau, la SCC a lancé une pétition papier, maintenant offerte en version électronique sur le site de l’Assemblée nationale. Plus de 55 000 Québécois ont déjà appuyée cette initiative citoyenne et la SCC vise l’obtention de 100 000 signatures.

Les signataires réclament une loi afin d’interdire la vente et la promotion de services de bronzage artificiel auprès des mineurs, ainsi que la mise sur pied d'un registre de ces établissements.

« Les salons de bronzage recrutent des jeunes en bonne santé et les exposent au développement d’un cancer potentiellement mortel. La SCC veut sauver la peau des jeunes, et c’est pourquoi elle dévoile la face cachée des salons de bronzage, souligne André Beaulieu, directeur par intérim des Affaires publiques de la Société canadienne du cancer – Division du Québec. »

 

Lire l’histoire de Geneviève Phénix

 

Le cancer de la peau : quelques faits catastrophiques

  • Le cancer le plus courant au Canada : près de 80 000 nouveaux cas en 2011.
  • Une croissance fulgurante : depuis 1990, les cas de mélanome, le cancer de la peau le plus meurtrier, ont plus que doublé au Canada.
  • 1 diagnostic de cancer de la peau toutes les 7 minutes, 1 décès toutes les 7 heures.

Une peau bronzée est une peau endommagée

  • Chaque fois que la peau est exposée aux rayons UV et qu’elle bronze, l’ADN et les cellules individuelles sont altérés. Les dommages causés par les radiations UV sont permanents et encore plus imposants lorsque la peau est exposée de façon répétitive.

Bronzage artificiel = beauté? Les apparences sont trompeuses

  • L’exposition au bronzage artificiel, avant l’âge de 35 ans, augmente de 75 % le risque de développer un mélanome.
  • 76 % des cas de mélanomes chez les 18-29 ans adeptes du bronzage artificiel sont attribuables à l’usage des lits de bronzage.
  • Les rayons UV des lits de bronzage sont de 5 à 15 fois plus forts que le soleil de midi.
  • Les lits de bronzage sont classés dans la catégorie des risques de cancer les plus élevés pour l’humain, au même titre que la cigarette ou l’amiante.

 

La Société canadienne du cancer combat la maladie en faisant tout ce qu’elle peut pour prévenir le cancer, sauver des vies et soutenir les personnes qui en sont atteintes. Pour en savoir plus sur le cancer, veuillez consulter notre site Web à l'adresse cancer.ca ou appeler notre Service d'information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1 888 939-3333.



[1] Léger Marketing : sondage Web réalisé pour la Société canadienne du cancer du 28 juillet au 3 août 2011 auprès de 614 jeunes Québécois(es), âgé(e)s de 15 à 29 ans.

Renseignements :

André Beaulieu

Conseiller principal, Communication

Société canadienne du cancer

Division du Québec

Téléphone : (514) 393-3444