Fiche d’information médias no 2 : Statistiques canadiennes sur le cancer 2016

19 octobre 2016

Toronto -

La Société canadienne du cancer a fait paraître aujourd’hui les Statistiques canadiennes sur le cancer 2016, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada.

Estimation des nouveaux cas et des décès

En 2016 :

  • On estime qu’il y aura 202 400 nouveaux cas de cancer au Canada – 51 900 au Québec (exclusion faite des cas de cancer de la peau autre que le mélanome).
  • On estime qu’il y aura 78 800 décès causés par le cancer (21 300 au Québec).

En moyenne, toutes les heures, 23 personnes apprennent qu’elles ont le cancer et environ neuf personnes meurent de la maladie.

  • La moitié (50 %) des cas nouvellement diagnostiqués seront des cancers de la prostate, du sein, du poumon et colorectaux.
  • En 2016, près de 70 % des nouveaux cas de cancer et près de 62 % des décès par cancer toucheront des Canadiens de 50 à 79 ans. C’est chez les Canadiens de 60 à 69 ans qu’on enregistrera la plus forte proportion de nouveaux cas de cancer (28 %, soit 56 400 cas) et chez ceux de 80 ans ou plus que les décès par cancer seront les plus nombreux (34 %, soit 26 900).

Le nombre de nouveaux cas de cancer et de décès par cancer continue de croître à mesure que la population canadienne augmente et vieillit.

Cancer de la prostate

  • Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiens (21 % de l’ensemble des nouveaux cas de cancer chez les hommes).
  • En 2015, on estime qu’environ 21 600 Canadiens (4700 Québécois) recevront un diagnostic de cancer de la prostate et qu’environ 4000 mourront de cette maladie (860 au Québec).                        
  • Le taux d’incidence du cancer de la prostate et le taux de mortalité due à ce cancer sont tous les deux à la baisse. Le taux de mortalité a subi un recul important de 3,1 % par année entre 2003 et 2012, ce qui est vraisemblablement attribuable à une amélioration du traitement.

Cancer du sein

  • Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les Canadiennes (26 % de l’ensemble des nouveaux cas de cancer chez les femmes).
  • En 2016, on estime qu’environ 25 700 Canadiennes (6300 Québécoises) recevront un diagnostic de cancer du sein et qu’environ 4900 mourront de cette maladie (1300 Québécoises).
  • Le taux de mortalité a diminué de 44 % depuis le sommet de 1987. Ces dernières années (2003-2012), il a baissé en moyenne de 2,6 % par année. Ces réductions sont attribuées à un diagnostic plus précoce grâce au dépistage par mammographie, et à l’accessibilité de traitements plus efficaces. Le taux de mortalité par cancer du sein est actuellement à son niveau le plus bas depuis 1950.
  • De 1987 à 2012, on estime que plus de 32 000 décès par cancer du sein ont été évités grâce à une amélioration des traitements et au recours plus fréquent au dépistage par mammographie.

Cancer du poumon

  • Le cancer du poumon demeure la principale cause de décès par cancer tant chez les hommes que chez les femmes (30 % des décès liés au cancer au Québec).
  • En 2016, on estime qu’environ 28 400 Canadiens (8600 Québécois) recevront un diagnostic de cancer du poumon et qu’environ 20 800 mourront de cette maladie (6500 au Québec).
  • Le cancer du poumon tue plus de Canadiens que les cancers du sein, de la prostate et colorectal réunis.
  • Plus de 85 % des cancers du poumon sont causés par le tabagisme. Les autres causes sont le radon, l’exposition à l’amiante, la pollution atmosphérique, certaines pneumopathies, les antécédents familiaux de cancer du poumon et l’exposition à certains produits chimiques en milieu de travail.
  • Chez les femmes :
    • En 2016, on estime qu’environ 14 400 Canadiennes (4200 Québécoises ou 29 % du nombre de cas au pays) recevront un diagnostic de cancer du poumon et que 9800 mourront de cette maladie (3000 au Québec ou 30 % des décès par cancer du poumon au pays).
    • Le taux d’incidence du cancer du poumon avait été à la hausse depuis au moins les années 1960, mais s’est récemment stabilisé (entre 2006 et 2010).
    • De même, le taux de mortalité chez les femmes s’était accru, mais s’est récemment stabilisé (entre 2006 et 2012) 
  • Chez les hommes :
    • En 2016, on estime qu’environ 14 000 Canadiens (4400 Québécois ou 31 % du nombre de cas au pays) recevront un diagnostic de cancer du poumon et que 10 900 mourront de cette maladie (3500 au Québec ou 32 % des décès par cancer du poumon au pays).
    • Les taux d’incidence de cancer du poumon et de mortalité due à ce cancer ont commencé à se stabiliser dans la deuxième moitié des années 1980 après plusieurs décennies d’augmentation, et diminuent depuis.
    • Les taux d’incidence ont régressé de 1,7 % par année entre 2001 et 2010 et les taux de mortalité, de 2,3 % par année entre 2003 et 2012.

Les différences entre les hommes et les femmes s’expliquent par le recul du tabagisme, qui s’est amorcé au début des années 1960 chez les hommes et beaucoup plus tard chez les femmes, soit dans les années 1980.

On estime qu’entre 1989 et 2012, plus de 31 500 décès par cancer du poumon ont été évités, en raison de la baisse du taux de mortalité depuis 1988.

Cancer colorectal

  • En 2016, on estime qu’environ 26 100 Canadiens (6700 Québécois) recevront un diagnostic de cancer colorectal et que 9300 mourront de cette maladie (1550 au Québec).
    • Environ 11 600 femmes au Canada (3000 au Québec) recevront un diagnostic de cancer colorectal et environ 4300 (1200 au Québec) mourront de cette maladie,
    • Environ 14 500 hommes au Canada (3700 au Québec) recevront un diagnostic de cancer colorectal et environ 5000 (1350 au Québec) mourront de cette maladie.
  • De 2001 à 2010, le taux d’incidence a décru de 0,7 % par année chez les hommes et de 0,6 % par année chez les femmes.
  • Le taux de mortalité a poursuivi son mouvement à la baisse, tant chez les hommes que chez les femmes : le recul annuel a été de 2,3 % chez les hommes entre 2004 et 2012 et de 2,0 % chez les femmes entre 2003 et 2012. Cette diminution s’explique vraisemblablement par l’amélioration des traitements, comme la chimiothérapie, et le recours plus fréquent à des tests de dépistage plus accessibles.

Le rapport Statistiques canadiennes sur le cancer 2016 est préparé grâce au partenariat entre la Société canadienne du cancer, l’Agence de la santé publique du Canada, Statistique Canada et les registres du cancer provinciaux et territoriaux.

Tous les taux d’incidence et de mortalité sont ajustés en fonction de l’âge de la population canadienne en 2011. Pour en savoir plus sur les Statistiques canadiennes sur le cancer 2016, visitez cancer.ca/statistiques.

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, dont la mission est l’éradication du cancer et l’amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Grâce à nos donateurs et à nos bénévoles, la Société est l’organisme qui a le plus d’impact, sur le plus de cancers, dans le plus de collectivités au Canada. Forts des progrès réalisés, nous travaillons avec les Canadiens afin de changer le cancer pour toujours. Pour plus d’information, visitez cancer.ca ou appelez sans frais notre Service bilingue d’information sur le cancer au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

Renseignements :

André Beaulieu

Conseiller principal, Communication

Société canadienne du cancer

Division du Québec

Téléphone : (514) 393-3444