Une saison des terrasses sans fumée, un exemple de l’influence de la recherche menée par la Société

14 avril 2015

Toronto -

Un grand dégel est en cours dans diverses régions du Canada, prélude à la saison des terrasses qui commencera d’ici quelques semaines. Cette année, la fumée secondaire ne se répandra pas dans certaines terrasses bondées et ne viendra pas y tenter des gens qui essaient de renoncer au tabac, grâce en partie au travail d’un chercheur subventionné par la Société.

« La recherche en prévention peut grandement aider à réduire le fardeau du cancer et à orienter les décideurs, affirme le Dr Michael Chaiton, professeur adjoint d’épidémiologie à l’Université de Toronto et scientifique à l’Unité de recherche sur le tabac de l’Ontario (URTO), dont la recherche a influencé une nouvelle loi antitabac. La Société est un chef de file dans ce type de recherche, qui a un impact direct sur les politiques visant à créer des environnements plus sûrs pour les Canadiens. »

Le Rapport sur l’impact de la recherche en 2014 de la Société canadienne du cancer, intitulé Focus (en anglais seulement), met en vedette les travaux du Dr Chaiton et 82 autres récits qui illustrent la portée de la recherche que nous finançons.

La recherche du Dr Chaiton et de l’URTO a révélé – et avait pour but de le vérifier – que les personnes qui tentent de cesser de fumer ont moins de chances de réussir après avoir été exposées à la fumée secondaire sur une terrasse. Cette recherche a fourni des données à l’appui de l’interdiction de fumer dans les espaces extérieurs publics de l’Ontario, annoncée par le gouvernement à la fin de 2014. Elle renforce également la réputation que s’est taillée la Société avec son imposante recherche sur la lutte contre le tabagisme qui influence les politiques, par l’entremise de son Centre pour l’avancement de la santé des populations Propel. Il s’agit d’un exemple de l’effet concret de la recherche subventionnée par la Société sur la lutte contre le cancer.

« Nous sommes si fiers d’investir dans notre milieu de recherche, dit la Dre Siân Bevan, directrice de la recherche à la Société canadienne du cancer. Par leurs réalisations remarquables, nos chercheurs contribuent vraiment à accroître notre capacité de prévenir, de détecter et de traiter des cancers, et de trouver de nouvelles façons d’améliorer la qualité de vie des personnes touchées par cette maladie. »

Investissement de la Société canadienne du cancer

En 2014, grâce à nos généreux donateurs :

  • aidé 312 chercheurs principaux, 550 codemandeurs et 514 stagiaires de recherche;
  • effectué 408 investissements au total, et 187 nouveaux investissements.

La recherche que nous finançons a eu un fort impact sur la prestation de soins de santé et de programmes, sur l’élaboration de politiques et de brevets et sur les investissements de l’industrie. L’an dernier seulement, les chercheurs subventionnés par la Société ont accompli des progrès importants dans la lutte contre le cancer, produisant 703 publications, 1186 présentations et 1513 collaborations.

Plus de recherche ayant un impact

Dre Rayjean Hung, Hôpital Mount Sinai : Avec l’abondance d’information maintenant disponible sur l’ADN humain, la Dre Hung et ses collègues ont repéré des facteurs de risque génétiques héréditaires jusque-là inconnus pour le cancer du poumon. Par exemple, son équipe a décelé chez des populations d’ascendance européenne des variantes rares des gènes BRCA2 et CHEK2 qui sont associées à une forme de cancer du poumon appelée carcinome épidermoïde. En collaboration avec d’autres chercheurs, l’équipe de la Dre Hung mène des travaux en vue d’identifier des gènes susceptibles d’avoir des effets sur plusieurs types de cancer. Ces travaux permettront de mieux comprendre les fondements génétiques du cancer, et pourraient influer sur les programmes de dépistage pour les personnes porteuses de mutations héréditaires qui leur font courir un plus grand risque d’être atteintes de cancer.

Dre Caroline Diorio, Université Laval : Des études ont laissé entendre qu’il y a un lien entre la consommation d’aliments sucrés et le risque de cancer du sein;, mais le mécanisme en cause et ses relations avec les autres facteurs de risque sont toutefois nébuleux. La Dre Caroline Diorio et son groupe ont évalué si un apport accru de sucre avait un effet sur la densité mammaire, un facteur de risque établi pour le cancer du sein. Leur recherche a indiqué qu’une densité mammaire accrue était associée à une forte consommation de boissons sucrées-édulcorées chez les femmes en préménopause, et à une forte consommation d’aliments sucrés chez les femmes ménopausées. Ces importants liens se sont ainsi dégagés entre la densité mammaire et le sucre d’origine alimentaire. Il pourrait s’agir d’une cible importante pour les initiatives de prévention du cancer du sein.

Dre Rebecca Wong, Université Queen’s, Groupe des essais cliniques de l’INCC : Lorsque le cancer se propage dans les os, il peut entraîner une douleur. Les métastases osseuses sont généralement traitées par radiothérapie, mais les médecins disposent de peu de données pour déterminer les doses et fréquences d’administration optimales. La Dre Rebecca Wong, membre du Groupe des essais cliniques de l’INCC subventionné par la Société, a réalisé un essai dans neuf pays pour comparer deux protocoles de radiothérapie. Cet essai a montré qu’un seul traitement par une dose donnée était aussi efficace, mais moins toxique, qu’une série de traitements par une dose plus faible. Tous les patients ayant reçu un seul traitement ont dit ressentir moins de douleur et avoir une meilleure qualité de vie. Ces résultats ont des répercussions importantes sur le traitement clinique des métastases osseuses.

Consultez le Rapport sur l’impact de la recherche en 2014 pour lire d’autres histoires d’impact (en anglais pour le moment, la traduction française étant en cours).

À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer finance les meilleures recherches sur le cancer au Canada, grâce à nos généreux donateurs et à notre rigoureux processus d’examen par les pairs. Nous sommes l’organisme de bienfaisance national qui investit le plus dans la recherche sur le cancer au Canada, subventionnant chaque année le travail de centaines de chercheurs dans les universités, les hôpitaux et les centres de recherche. Ensemble, nous découvrons de nouvelles façons de changer le cancer pour toujours. Pour obtenir plus de renseignements ou pour faire un don, visitez cancer.ca ou appelez notre Service d’information sur le cancer, un service d’information bilingue et gratuit, au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340